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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 14:42
La MAC’A a consacré sa sortie du 27 août dernier à la découverte de la sculpture contemporaine.

Nous avons tout d’abord visité la villa Datris à l’Isle-sur-la-Sorgue : l’exposition de cette année « Sculpture en partage » revient sur 5 ans d’acquisitions par la Fondation, créée par Danièle Kapel-Marcovici et Tristan Fourtine.

La visite guidée, sous la houlette de Susanna Lehtinen, nous a permis d’approfondir les différents mouvements de la sculpture depuis les années 50 : optique et cinétique, minimaliste, abstraction géométrique, nouveau réalisme, au travers d’une centaine d’œuvres.

Puis, nous avons été accueillis à la Bastide rose au Thor par Poppy Salinger qui nous a accompagnés dans son jardin où sont exposées cette année les œuvres de 29 artistes, sur la thématique du Totem.

La MAC’A a consacré sa sortie du 27 août dernier à la découverte de la sculpture contemporaine.
La MAC’A a consacré sa sortie du 27 août dernier à la découverte de la sculpture contemporaine.
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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 14:28
Visite de l’exposition de Sophie Lavaux à Barjac

Après avoir visité en juin dernier l’atelier de Sophie Lavaux , sculpteur et céramiste à Uzès, la MAC’A est allée à Barjac voir l’exposition que lui consacre La Quincaillerie.

Cette galerie, installée depuis 5 ans par Florian Besset dans un lieu atypique, présente le travail de Sophie Lavaux comme un cabinet de curiosités : le minéral et le végétal (coquillages, graines, gousses, roses des sables, pierres…) se mêlent aux créations en grès ou en porcelaine.

Nous avons pu aussi découvrir les dessins naturalistes de Sophie, nourris de son enfance sur l’Ile de la Réunion.

La visite s’est terminée par un pur moment de poésie dans le jardin autour des bassins où les sculptures « flottent » telles des nénuphars !

Visite de l’exposition de Sophie Lavaux à Barjac
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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 11:52
Le « Week-end Soulages » de la MAC’A , 23-24 avril 2016

Disons-le d’entrée : le week-end Soulages organisé par la MAC’A fut une réussite en tout point. Bel et bien piloté par Yolande et en bonne compagnie, notre groupe est revenu enchanté de ce séjour en Aveyron, pays natal de Pierre Soulages.

La MAC’A avait déjà approché l’œuvre du plus célèbre peintre français en activité en visitant les salles ouvertes par le musée Fabre de Montpellier en 2007, pour présenter la donation exceptionnelle de l’artiste. Certains d’entre nous ont vu ensuite les expositions présentées à Beaubourg en 2009 et à Lyon en 2012.

Il fallait évidemment découvrir le musée Soulages ouvert en 2014 à Rodez, ville natale de cet artiste peu enclin à ce qu’un musée porte son nom jusque-là, craignant la dérive musée/mausolée…Il faut ajouter que, personnellement, Pierre Soulages est moins attaché à Rodez où il est né en 1919 qu’à d’autres villes où il vit et travaille : Paris, Sète et Montpellier où, installé pendant l’Occupation, il a ressenti un « déclic » en visitant le musée Fabre. De plus, Montpellier est la ville de son épouse et fidèle complice qui l’a incité à faire le choix d’un musée Soulages à Rodez, si près de Conques où, gamin, Pierre Soulages a découvert l’art roman. L’artiste a donc accepté à une condition : 500 m2 seraient ouverts à une exposition temporaire d’autres artistes dans un musée qui ne serait pas ainsi uniquement monographique.

Nous avons découvert le musée Soulages au cœur de Rodez, dans le jardin du Foirail, à deux pas de la cathédrale et de la rue Combarel où Pierres Soulages a vécu son enfance. L’architecture résolument contemporaine est due au cabinet catalan RCR. Le bâtiment se déploie sur plus de 6000 m2, une succession de 5 cubes-monolithes sur un socle , le bardage est d’acier Corten : « plus les moyens sont limités, plus l’expression est forte » affirme le peintre. L’acier, soumis au climat aveyronnais, s’est oxydé et la couleur de sa patine est « brou de noix », bien en accord avec les œuvres de l’artiste qui utilise cette humble couleur. L’ensemble du musée et du restaurant Bras est en harmonie avec le cadre de verdure environnant: jardin au premier plan et monts d’Aubrac en fond. Les architectes ont pleinement tiré parti de l’implantation du musée en bordure d’un talus : l’entrée est située au rez-de-jardin et deux étages sont en sous-sol, avec des vues ouvertes sur le flanc du talus donnant sur le paysage, de ce côté l’architecture fait penser à des boites en porte-à-faux. L’espace est donc conçu entre ombre et lumière, parfaitement adapté aux collections de l’artiste.

Le « Week-end Soulages » de la MAC’A , 23-24 avril 2016

Dans le grand hall (accueil/boutique/auditorium) nous avons rencontré notre guide pour une « immersion » dans l’univers de Soulages qui a souhaité prendre part à la scénographie du musée car, selon lui, son travail ne s’arrête pas à l’atelier. L’accès aux collections présentées sur 1700 m2 se situe au niveau -2 (le niveau -1 est réservé à l’administration/bibliothèque/médiation), on y parvient par un escalier profond et l’on plonge dans la pénombre de salles revêtues d’acier Corten , ici noir, non altéré, avec des passages hauts et étroits entre les salles, des hauteurs de plafonds différentes et des zones plus éclairées, le sol est en acier : j’ai eu l’impression d’être dans un sous-marin… A l’entrée, en débouchant de l’escalier, le premier regard est pour une grande photo de Soulages prise par Vincent Cunillère en 2013, pendant le chantier. L’artiste, tout en noir, impressionne par sa haute taille : 1,90 m et porte magistralement bien ses 93 ans.

La visite nous permet d’avoir un aperçu des 2 donations au musée, près de 500 œuvres, qui témoignent de l’ensemble de la production de Soulages : peinture sur toile ou sur papier, l’œuvre imprimé : eau forte, lithographie, sérigraphie, mais également bronze, inclusion sous-verre. L’accrochage est rigoureux, facilité par des supports magnétiques sur les murs d’acier.

Le « Week-end Soulages » de la MAC’A , 23-24 avril 2016
Le « Week-end Soulages » de la MAC’A , 23-24 avril 2016
Le « Week-end Soulages » de la MAC’A , 23-24 avril 2016

Ces mediums démontrent le nombre de techniques qu’utilise l’artiste, et en regard de chacune des techniques, la lumière, notion chère à Soulages, dessine le parcours dans les différents cubes vus de l’extérieur, en alternant la pénombre pour les brous de noix et les passages éclairés pour les Outrenoirs, somptueux. Pierre Soulages a inventé le terme « Outrenoir » pour : « au-delà du noir », « au plus profond du noir », il pousse cette couleur à ses limites, l’anime paradoxalement. Soulages est sensible à « l’autorité » du noir, à sa « gravité », cette couleur se réfère aux origines, au mystère, comme celui d’une salle plongée dans le noir avant un spectacle… Faire surgir la lumière du noir, cette gageure, Soulages y parvient en striant ses toiles avec des brosses. De la sobriété naît l’éclat. Cet artiste est un géant, dans tous les sens du terme. J’avoue qu’outre le noir…le bleu de Soulages m’est souverain.

La visite se termine par l’espace lumineux, en forme de chapelle, réservé aux cartons grandeur nature (4 m) des vitraux de l’abbatiale Ste Foy de Conques. Une vidéo permet de suivre le déroulement de ce chantier de 104 vitraux conçus par Soulages entre 1986 et 1994, dont 7 ans pour trouver le verre « idéal ».

Le « Week-end Soulages » de la MAC’A , 23-24 avril 2016
Le « Week-end Soulages » de la MAC’A , 23-24 avril 2016
Le « Week-end Soulages » de la MAC’A , 23-24 avril 2016

Nous ne pouvions pas quitter le musée sans respecter le souhait de Soulages d’exposition temporaire et nous avons vraiment beaucoup apprécié la rétrospective de Jésus-Rafael Soto (1923-2005), maître vénézuélien de l’art cinétique. Les œuvres colorées, aux effets optiques de cet artiste étaient très stimulantes, parfois troublantes et d’autres œuvres étaient ludiques car mouvantes et pénétrables !

Notre marathon s’est poursuivi avec la visite de l’imposante cathédrale gothique de Rodez, en grès rose, dont le chromatisme n’est pas sans rappeler l’acier Corten. Yolande nous a commenté les curieux vitraux contemporains de Stéphane Belzère placés en 2006, ils sont inspirés de l’imagerie médicale pour symboliser la vie, la pensée divine, le sacrifice du Christ en relation avec le réseau sanguin…

Notre tour de ville s’acheva au musée Fenaille qui présente une collection unique de statues menhirs, la plus importante de France. Là encore, nous suivons le fil « noir » de Pierre Soulages qui, adolescent, a participé à des fouilles archéologiques dans la région et a reçu le « choc » de ces stèles gravées préhistoriques dont la frontalité rappelle certaines eaux-fortes et brous de noix. Soulages a dit qu’en peignant, il avait présent à la pensée « ces moments d’origines ». Les correspondances entre le « minimalisme » préhistorique et contemporain interpellent. Par ailleurs, le cadre de ce musée est plein de charme puisqu’il réunit plusieurs corps de bâtiments, du Moyen- âge à la Renaissance

Après une nuit réparatrice à Rodez suite à toutes ces émotions esthétiques…, nous sommes naturellement allés à Conques, à 30 kms de la cité ruthénoise, pour voir les originaux des vitraux de Soulages dans l’abbaye Sainte-Foy construite au 12e siècle. Yolande nous a fait une présentation très pédagogique du tympan magnifique et miraculeusement intact qui représente le jugement dernier avec plus de 100 personnages dont un, malicieux, qui contemple cette sainte scène de l’extérieur et que l’on nomme « le curieux ». Le beau dimanche ensoleillé et la moindre affluence touristique en cette saison, ont été propices à une découverte lumineuse et authentique du lieu, photographié sous tous les angles ! Les vitraux de Soulages sont en parfait accord avec le style roman de l’abbatiale : sobre et pur. Les lignes obliques des vitraux suivent le sens de la lumière et le verre « neutre » la diffuse différemment selon l’heure, le temps qu’il fait, la saison…On peut curieusement y voir alors des reflets bleus, jaunes, verts…

De l’extérieur, les vitraux sont visibles à l’identique qu’à l’intérieur, ce que les vitraux « gothiques » ne permettent pas ! Les baguettes de plomb qui tiennent les pièces de verre s’accordent avec le gris du toit de l’abbatiale, l’harmonie est totale, comme dans l’édifice où règne une douce lumière, propice à l’apaisement et au recueillement.

Conques est un village pittoresque, niché dans la verdure, et nous avons parcouru ses jolies ruelles avant un bon déjeuner aveyronnais, avec aligot et arrosé de Marcillac…

Notre dernière étape fut pour le superbe viaduc de Millau, œuvre contemporaine s’il en est, dessiné par Norman Foster, conçu par l’ingénieur Michel Virlogeux et réalisé par le groupe Eiffage en 3 ans (2001-2004). On le découvre depuis un belvédère panoramique sublime, 340 m au-dessus du Tarn, record mondial de hauteur et bol d’air assuré ! Long de 2,5 kms, son esthétique coupe le souffle : tablier fin reposant sur seulement 7 piles élancées et supporté par des haubans qui lui prodigue l’allure d’un voilier. Le centre d’accueil du viaduc est situé dans une ancienne ferme caussenarde qui, outre les produits locaux de l’Aveyron et le restaurant gastronomique Bras, présente une vidéo sur la construction du pont mais aussi un éco-musée sur le site avant le pont.

Je confirme : ce fut un week-end de toute beauté !

Corinne

Le « Week-end Soulages » de la MAC’A , 23-24 avril 2016
Le « Week-end Soulages » de la MAC’A , 23-24 avril 2016
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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 16:26

Dans le cadre de l'exposition "Traces", Jean-Michel Pancin donnera une conférence le jeudi 10 mars, à 18H, à l'espace St Louis.

Le 9 juillet 2013, Jean-Michel Pancin nous a ouvert les portes de la prison Ste Anne à Avignon, fermée en 2003.

 

 

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Ce plasticien avignonnais a formé le projet d’explorer, à sa manière, ce lieu carcéral désaffecté en l’abordant par des prises de vue puis, au fur et à mesure de son immersion, il a effectué des collectes d’objets (pelotes), des vidéos (avec la collaboration d’anciens détenus), des déposes de peintures murales (beaucoup de nus), des sauvegardes de dessins (sur 6 portes de cellules prélevées), des frottages de graffitis gravés (cœurs) et des relevés de « slogans » : « la connerie c’est la décontraction de l’intelligence » 

 

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 L’ exploration de JM Pancin a duré 8 mois dans ce monde clos et abandonné aux animaux, aux végétaux , éventré par des trous de sondages : JM Pancin constate à chaque visite la dégradation de ce lieu à l’architecture imposante. 

 

 

Dans ce contexte, son travail est une opération de sauvetage, il tient de l’engagement, humain et financier et témoigne, bien sûr, d’un lieu de mémoire « chargé » où éclats de lumière et de violence sautent aux yeux, crûment, mais au regard « ethnographique » s’ajoute une démarche artistique.

 

 

 

 

 

Dans la cellule 115, JM Pancin a installé son atelier-laboratoire : bocaux de résine, gaze et toile de jute nécessaires à la dépose - patiente et souvent risquée - des peintures murales, anonymes, souvent collectives et pouvant atteindre 30m2.

La technique du « strappo » utilisée en restauration a dû être adaptée en conséquence.

 

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JM Pancin s’applique à récupérer les fresques en l’état, sans restauration postérieure pour une restitution authentique : il archive des reliques symboliques, toute une mythologie pénitentiaire..

 

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  En parcourant le dédale de la prison : cours tendues de filets et de barbelés, longs couloirs entre ombre et lumière, cellules peintes en bleu azur ou rose laiteux, autant de lieux de vie et de péril propices à l’objectif photographique, JM Pancin nous livre ses réflexions sur le processus de création en prison : « l’enfermement génère des besoins d’images et d’évasion », ( outre les peintures, certaines cellules sont tapissées de photos de magazines…), « sauf exceptions, la prison déconstruit et la création permet de se reconstruire, autrement, » le processus de création existe ici en réaction à une agression, une privation et ne découle pas « d’un projet de création plastique à part entière », tel qu’un plasticien peut le concevoir.

 

 

   

L’intérêt des dessins et peintures des détenus  «réside surtout dans la charge émotionnelle »  qui s’en dégage plus que dans la valeur artistique intrinsèque.

En complément de son implication sur le terrain, JM Pancin a participé à des débats sur la place de la création en prison, entre autres avec le critique d’art Paul Ardenne .

 

 

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Une partie de la fresque de la salle commune

 

JM Pancin avoue que cette expérience dans le silence de l’ univers carcéral a fortement impacté sa vie et changé sa vision de la société, il fait référence à Jean Genêt et aux théories de Foucault sur la réalité de la logique carcérale. L’ inventaire « archéo-plastique » réalisé in situ méritait de laisser des traces et des expositions y ont fait suite : en 2011 au Salon de Montrouge, en 2012 aux Abattoirs, à Toulouse et en mai 2013 au Palais de Tokyo à Paris . La scénographie originale de l’exposition présentée à Paris reproduisait le « décor » d’origine de la prison grâce au transport de six lourdes et sonores portes des cellules sur place, dans l’axe du judas de la porte, les peintures murales déposées étaient accrochées sur un mur et visibles dans une « juste » lumière, autrement dit avec les mots de l’artiste : « J’ai transposé ces fragments sur des plaques d’aluminium montées sur châssis afin de garder mobile et libre cette mémoire que j’ai laborieusement libérée des murs de la prison »

 

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 De notre plongée dans ce monde de l’autarcie partagée à sa restitution plurielle par un plasticien polymorphe, nous tirons une conclusion évidente : une exposition de Jean-Michel Pancin sur sa ville et dans sa ville va doublement de soi .

 

Texte : Corinne Roux

Photographies : Françoise Dumon 

 

PS, plusieurs de ces peintures murales ont été exposées au Palais de Tokyo, à Paris, du 19 avril au 20 mai 2013, sous forme d'installation :

http://www.palaisdetokyo.com/fr/exposition/modules-fondation-pierre-berge-yves-saint-laurent/jean-michel-pancin

 

En parallèle à cet article, vous pouvez voir un diaporama de la prison sur mon blog :

 

http://avignon-etats-lieux.blogspot.fr/2013/07/requiem-pour-la-prison-sainte-anne.html

FD

 

6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 09:55
La nouvelle expo de la Mac'A

Depuis plus de vingt ans, la Maison des Arts Contemporains d’Avignon, donne rendez-vous au public, durant le mois de mars. Pour chaque édition de son exposition annuelle, c'est l'occasion d’explorer l’art contemporain en variant ses approches : un artiste, une technique, un mouvement artistique… Pour la 21e édition, la MAC’A a souhaité présenter des œuvres en relation avec un thème : la trace.

Ephémères ou durables, ritualisées, sacrées, données à lire, signes, écriture première…. Empreintes et traces provoquent questionnements et interprétations. De l’étonnement à l’intention, elles mettent la réalité à distance et induisent un nouveau regard sur les objets.

En explorant les techniques d’empreintes, on prend conscience du phénomène de marquage, de la relation cause-effet entre un élément choisi et le signe créé par action sur un support. Formes multiples, elles sont des images en devenir….

La trace, témoin d’un passage, est une ouverture sur l’imaginaire : « Seules les traces font rêver » a écrit le poète René Char

Cinq artistes nous donnent à voir leurs propres expressions de ce thème : Anne Carpena, Hélène Courset, Michel Delhaye, Florence Gosset et Claude Quentelo, tandis que conférence, ateliers d’écriture et contes offrent d’autres représentations. Un programme complet de médiation culturelle est prévu, destiné aux amateurs, aux néophytes et aux enfants. Au menu:

► Samedi 5 mars à 15h : visite guidée de l’exposition par la commissaire et les artistes

► Jeudi 10 mars à 18h - Espace St Louis : Conférence de Jean-Michel Pancin : Traces, mémoire, création à la prison Ste Anne d’Avignon

►Un temps d’écriture à partir des œuvres de l’exposition animée par Katy Feldman

●Samedi 12 mars (14h30 à 17h30) - Atelier d’écriture enfants (9/15 ans)

● Samedi 19 mars (14h30 à 17h30) - Atelier d’écriture adultes

►Dimanche 27 mars à 16 h : promenade en paroles à travers l’exposition (pour adultes et grands enfants) grâce à Monique LEFEBVRE pour la clôture

►Durant l’exposition : visites scolaires accompagnées de contes

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 16:59
28 novembre 2015 : rencontre avec Hélène LE DU à Sérignan-du-Comtat

Le Naturoptère à Sérignan a invité Hélène LE DU à exposer ses travaux autour des champignons à l’occasion du centenaire de la mort de Jean-Henri Fabre. Ainsi, nous avons pu revoir avec plaisir ses aquarelles, encres de coprins et sporées, déjà exposées au musée Requien d’Avignon et pour lesquelles nous avions rencontré Hélène en 2013.

Le 28 novembre, elle nous a plus particulièrement parlé de ses toutes nouvelles recherches sur les pigments ; en effet, après avoir constitué des nuanciers et observé le caractère volatile de certaines espèces (sanguins, lactaires délicieux), elle a pu rencontrer lors d’un congrès en Corse des mycologues norvégiennes et teinturières. La Norvège a déjà près de 50 ans d’expérience dans l’utilisation de champignons teintants, surtout sur la laine, à partir, notamment, des écrits de la spécialiste américaine Myriam Rice. Hélène, qui allie la rigueur scientifique à la poésie de l’artiste, a eu envie d’essayer elle aussi : elle a préparé des décoctions de deux sortes de champignons « pisolithus » et « phaeolus » dans de l’eau de pluie (portée à une température inférieure à 50°C), puis a filtré après avoir laissé macérer une nuit ; elle a ensuite plongé du tissu dans ces filtrats et observé les nuances différentes suivant le tissu employé (soie, shantung, laine) et suivant le mordant utilisé pour fixer la teinture (alun, étain).

Tous ces échantillons de teintures étaient présentés dans des camaïeux de couleurs étonnants, du beige au jaune, au roux, au kaki, voire au violet.Au-delà de ses propres expériences, Hélène a fait connaître d'autre insectes tisserands, tels l'araignée de Madagascar qui produit un fil jaune d'or, ou un papillon du Japon qui se nourrit de feuilles de chêne et donne un fil vert pâle, utilisé pour la confection des kimonos.Nous avons également voyagé dans le temps pour découvrir l’utilisation des champignons dans la marqueterie de luxe...

Nous avons également voyagé dans le temps pour découvrir l’utilisation des champignons dans la marqueterie de luxe : des champignons teintant le bois d’un vert turquoise ont été cultivés par des ébénistes du temps de Marie-Antoinette pour faire du bois de placage !! Enfin, Hélène nous a exposé les dernières recherches scientifiques sur les champignons : .on a découvert que les enzymes des champignons pouvaient digérer certaines grosses molécules de produits toxiques (tel le mazout) et ils pourraient être utilisés dans les lessives… .l’association de certains arbres avec des champignons, dont le mycélium va chercher très profondément l’eau et les micro-éléments nutritifs, permet déjà de résoudre le problème des plantations en zones arides ; c’est le cas de pins au Nigéria, d’arganiers au Maroc et bientôt de jujubiers… (c’est la mycorhization). Hélène a également rendu hommage à Jean-Henri Fabre en lisant quelques lignes des Souvenirs entomologiques sur l’Epeire fasciée et son nid constitué de satins et de soies de couleurs et de finesses variables.

Nous avons conclu cette après-midi passionnante par un verre de vin chaud et la dégustation de produits gourmands issus du miel.

Texte : Yolande – photos : Hélène Le Du

Encres coprins / Soie
Encres coprins / Soie

Encres coprins / Soie

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 17:46

La Mac'a propose toute l'année des sorties, à la découverte de l'art contemporain. L'équipe des sorties composée de Christine, Yolande, Myriam, avait concocté un week-end artistique autour d'un rendez-vous incontournable et d'avant-garde. Retours sur la sortie à la biennale d'art contemporain de Lyon: La vie moderne

Le premier après-midi de notre week-end commence avec une visite guidée par Yolande (Que tous les membres remercient pour son travail et le partage de ses connaissances artistiques!) l'une de nos adhérentes passionnées d'arts contemporains... découverte de l'architecture, différentes façades... promenade !....

La Confluence (ou le confluent), est un quartier de Lyon situé à l'extrémité sud de la presqu'île de Lyon, proche de la confluence du Rhône et de la Saône.

Retours de la sortie à LyonRetours de la sortie à LyonRetours de la sortie à Lyon
Retours de la sortie à LyonRetours de la sortie à Lyon

Le projet urbain de La Confluence étend le centre-ville de Lyon en créant un nouveau quartier durable, qui est labellisé WWF de France. L’ONG reconnaît ainsi le travail réalisé et place la barre très haut pour la suite. En 2020, les émissions de CO2 de La Confluence ne dépasseront pas le niveau de l’an 2000, malgré la forte augmentation du nombre d’habitants et de salariés.

Après l'après-midi en extérieur nous nous rendons à la HALLE GIRARD (vaste friche industrielle), en résonance avec la 13e biennale de Lyon, le Palais de Tokyo présente le travail de 10 artistes

Cette exposition est présentée dans le cadre du programme des modules Fondation Pierre Bergé/Yves Saint Laurent.

Le parfait flâneur [Exposition hors les murs] - Palais de Tokyo

www.palaisdetokyo.com

Retours de la sortie à LyonRetours de la sortie à Lyon
Retours de la sortie à LyonRetours de la sortie à Lyon

La Sucrière:

Construit dans les années 30 sur les Docks de Lyon-Confluence, cet ancien entrepôt en bord de Saône connaît, à plus de 80 ans, une deuxième vie entamée dès 2003 avec l’arrivée de la Biennale d’Art Contemporain, reconnue comme l’une des plus importantes en Europe. Aujourd’hui totalement rénovée, La Sucrière est l’un des seuls bâtiments historiques du quartier Lyon Confluence et en devient naturellement la figure de proue !

Construite sur 4 niveaux, La Sucrière a été conçue pour recevoir simultanément expositions artistiques et événements privés ou publics.

Des artistes comme Michel Blazy (cf plante dans appareil photo) qui crée des œuvres à la fois fragiles et aléatoires à l'aide de matériaux périssables (coton, sacs plastiques, plantes, aliments divers) qui croissent ou dépérissent pendant la durée de l'expo

Anthéa Hamilton (cf façade sucrière) : création de ce motif composé de 2 doubles barres noires et rouges avec une femme velue et souriante qui surgit (personnage emblématique du célèbre dessinateur Robert Crumb) .

Retours de la sortie à LyonRetours de la sortie à LyonRetours de la sortie à Lyon

notre après-midi au M.A.C. le dimanche :

Le musée d'art contemporain de Lyon est entièrement consacré aux expositions temporaires.

Situé à la Cité Internationale depuis 1995, le musée d'art contemporain est à proximité des berges du Rhône et du parc de la Tête d'Or.

Conçu par Renzo Piano, l'édifice de 2 800 m2 conjugue une façade des années 30 (les anciens palais de la Foire de Lyon) à la modernité d'un volume de briques rouges.

La façade des années 30 donne sur le parc de la Tête d'Or tandis que les parois en verre ouvrent sur la rue intérieure de la Cité Internationale.

Le Plateau c'est l'espace d'exposition du Conseil régional à Lyon. Deux à trois expositions se succéderont par an sur les 600m2 de cet espace situé juste à l'entrée de l'Hôtel de Région. Multidisciplinaire, Le Plateau a pour vocation d'accueillir des expositions de tous styles avec un point commun : l'entrée est gratuite pour tous.
 1ere photo : installation au sol de Peter Robinson et au mur photos de Jean-Michel Basquiat (graffitis dans les rues de Manhattan, signés SAMO)
- notamment photos de Hans Neleman (affiche)  (voir sur leur site : homme visage tatoué)
- installation de Daniel Firman (machine à laver qui tourne au moment de l'essorage)
- INTERDIT : oeuvre d'Etienne Bossut (moulage avec une grade précision de défense d'éléphant)
- rideau jaune (nos adhérents MACA "pénétrent" l'oeuvre de Jesus Rafael Soto :artiste vénézuelien oeuvre qui porte le nom de PENETRABLE....
 
TEXTES ET PHOTOS DE CHRISTINE
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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 15:14

Article du 9 avril 2014 Boris Daniloff: HORS CADRE

 

Entrer dans l'atelier de l'artiste c'est entrer, sans transition dans l'espace de l'œuvre. Partout des toiles de grands ou très grands formats, sans cadres ni châssis: les gens que je peins n'ont pas de cadre alors mes toiles n'en ont pas non plus explique l'artiste. Elles sont suspendues sur plusieurs rangs comme sur les cintres d'un théâtre. Cette comparaison n'est pas anodine. Car le théâtre et l'opéra ont marqué son parcours et certainement influencé sa pratique artistique D'abord dans son enfance parisienne durant laquelle sa marraine, habilleuse pour le théâtre et notamment pour Louis Jouvet, lui fait découvrir et fréquenter régulièrement l'Athénée et de grands opéras (Depuis il ne travaille qu'en compagnie des grands airs classiques). Plus tard, les quelques années travaillées à l'opéra d'Avignon achèveront d'ancrer en l'homme l'univers de la scène.

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Doué d'un bon coup de crayon, Boris Daniloff a d'abord suivi des études de dessinateur publicitaire: Dans les années soixante, c'était la voie royale. L'illusion régnait que le bonheur était dans la consommation. L'artiste comprendra vite que sa voie était ailleurs et se lancera dans la peinture et la sculpture. Cette passion dévorante ne le quittera plus. Cette influence du théâtre est bien présente dans sa peinture, autant dans les formats que dans la mise en scène des personnages et des œuvres.

Artiste engagé Boris Daniloff considère la peinture comme un entonnoir des émotions et un moyen de participer à la société. Plus qu'un discours, l'artiste souhaite exprimer un questionnement: Je ne prétends pas apporter des réponses au monde, ma peinture est un espace de réflexion et de questionnement... la toile n'est pas la vérité en soi, j'écris dessus comme on fait un graffiti, en signe de transgression. Témoignages attentifs sur la société, ses peintures foisonnent de personnages réalistes ou caricaturaux, avec un langage pictural comportant des textes, des éléments de typographie, des codes de la publicité et des graffitis mais également une symbologie propre à l'artiste, ainsi que de nombreuses références à l'art classique et religieux.

 

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Casa fait sa scène!

Pour l'artiste, la peinture est toujours une question de rencontre; c'est également un moyen d'agir contre l'indifférence et l'inégalité. Son dernier travail est une immense toile qui couvre les trois murs de l'atelier et une partie du sol. Sur la longue frise évoluent des personnes réelles, en grande difficulté, rencontrées par l'intermédiaire de CASA (collectif action sans abri). Dans ma peinture, je veux montrer ces personnes qu'on ne regarde pas, qu'on ne voit plus...montrer qu'ils existent. Complètement immergé dans cette scène/ espace, le spectateur n'est pas en opposition frontale à une toile mais au cœur même de l'œuvre.

Cette toile étonnante est maintenant achevée: elle a été installée dans locaux de CASA durant quelques jours, afin que chacune des personnes représentées puisse y ajouter des textes; J'ai pris leur image dans ma peinture mais je veux leur rendre la parole.

Casa fait sa (S)cène (3)

 

 

Casa fait sa (S)cène (2)

 

Casa fait sa (S)cène

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                  

                                                                                                                                                     Aurélie Narcisi

 

 

 

 

 

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 13:37
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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 10:29

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