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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 08:48

Il est difficile de dissocier les  deux villages  de la Haute Provence que nous avons visités en ce samedi presque estival, Simiane la Rotonde et Banon. Ces villages proches ont su, chacun à leur manière et grâce à leurs habitants, ne pas se contenter du  pitoresque et des  traditions pour tenter l'aventure de la diversité culturelle. 

 

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 Des champs de coquelicots à damner tous les peintres.

 

 

La "Maison de Brian" est une galerie d'art contemporain, au cœur du vieux village de Siminane la Rotonde, si bien restauré et entretenu depuis que Brian Featherstone l'a fait revivre.

Martine Cazin y présente aujourd'hui son travail,

 

             Martine-Cazin-presente-son-travail.jpg

 

ici au groupe de la MAC'A, et bientôt à la galerie l'R du Cormoran à Pernes les Fontaines. Un travail tout en finesse dans la recherche de la vibration du trait, à l'infini.

Sur une période de trois mois elle propose  des expositions temporaires consacrées à des artistes dont les oeuvres dialoguent à la fois avec le lieu, mais aussi entre elles. 


Maison-de-Brian.jpgUn aperçu de l'ambiance du lieu, avec à gauche les peintures de Christian Perrier et à droite celles de Stéphanie Ferrat avec en premier plan des céramiques de Gisèle Buthod-Garçon, jusqu'au 31 mai 2012.  Les photographies in-situ ne rendent pas justice au travail de ces artistes,  ni au lieu lui-même qui sait conjuguer modernité et authencité.


Des expositions temporaires se tiennent aussi dans la "Rotonde", ancien donjon et chef d'oeuvre d'architecture civile du XIIème siècle, ici une sculpture d'Eleonora Bruck,

 

12-05-2012-062.jpg

 

 

Le village de Banon marie la continuité d'une économie basée sur la tradition fromagère à des paris audacieux comme celui de Marie-Claire et Joël Gattefossé qui ont installé ici l'une des librairies les plus importantes de France, et qui doit encore s'agrandir.

 

Banon.jpg

 

La librairie Le Bleuet n'est plus à présenter et lorsqu'on en pousse la porte, on ne peut qu'être stupéfait de la richesse de ses collections. Un exemple en cette période de crise du monde du livre, dont on ne peut qu'espèrer qu'il perdure.

 

Tout à côté, sur la gauche, un autre lieu à découvrir, l'atelier- galerie de Laurence Marty qui propose ses peintures,

 

Laurence-Marty.jpgsur le site de Banon

et tout un monde en papiers découpés, collés et peints, d'un grand raffinement et intemporel.

 

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La maison de Brian [ art contemporain ]

Le vieux village
04150 SIMIANE-LA-ROTONDE

http://lamaisondebrian.fr/

les artistes présents jusqu'au 31 mai :

Gisèle BUTHOD-GARÇON, céramique  http://gisele-buthod-garcon.com/

Stéphanie FERRAT, peinture  http://stephanieferrat.blogspot.fr/

Christian Perrier peintures  http://peintures-cperrier.pagesperso-orange.fr/index.htm

 

 

Le Bleuet

Place Saint Just
04150 Banon

 

Atelier Peinture et Papier Laurence Marty
Rue St Just
04150 - Banon

 

http://www.village-banon.fr/

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 08:16

La littérature a accompagné l'exposition, avec les textes choisis par les artistes, ceux choisis par Monique et enfin avec les lectures des "causeuses" (voir l'article ici).

 

Anne Saussois 2e étage centre

 

Voici deux extraits, parmi ceux qui ont marqué les visiteurs. Le premier a été choisi par Anne Saussois et il est extrait de "Espèces d'espaces" de Georges Perec :

 

« Nous nous servons de nos yeux pour voir. Notre champ visuel nous dévoile un espace limité: quelque chose de vaguement rond, qui s'arrête très vite à gauche et à droite, et qui ne descend ni ne monte bien haut. En louchant nous arrivons à voir le bout de notre nez; en levant les yeux, nous voyons qu'il y a un haut, en baissant les yeux, nous voyons qu'il y a un bas; en tournant la tête, dans un sens, puis dans un autre, nous n'arrivons même pas à voir complètement tout ce qu'il y a autour de nous; il faut faire pivoter le corps pour tout à fait voir ce qu'il y avait derrière. Notre regard parcourt l'espace et nous donne l'illusion du relief et de la distance. C'est ainsi que nous construisons l'espace: avec un haut et un bas, une gauche et une droite, un devant et un derrière, un près et un loin. »

 

11-03-2012-005.jpg

 

Le second texte a été choisi par Monique Lefebvre pour les lectures lors de la clôture de l'exposition. Il s'agit de l'esprit d'escalier de Michel Tournier :

 

"Dans la structure imaginaire privilégiée que constitue la maison, Gaston Bachelard attribuait un rôle fondamental au grenier et à la cave. A la maison toute de plain-pied – comme à l’appartement qui en est l'équivalent – il manque une dimension importante, la dimension verticale avec l'acte de monter et de descendre qui lui correspond. Cette dimension verticale, c'est l'escalier qui la matérialise, et plus particulièrement ces deux escaliers antithétiques et complémentaires : celui qui descend à la cave et celui qui monte au grenier, car, notez-le bien, on descend toujours à la cave, et on monte toujours au grenier, bien que la logique la plus élémentaire exige aussi l'opération inverse.

Or, si ces deux escaliers ont en commun un certain mystère et l’inconfort de leur raideur, ils possèdent des qualités bien différentes par ailleurs. Le premier est de pierre, froid, humide, et il fleure la moisissure et la pomme blette. L'autre a la sèche et craquante légèreté du bois. C'est qu'ils anticipent chacun sur les univers où ils mènent ; lieu d'obscurité et de durée épaisse, maturante et vineuse de la cave, ciel enfantin et poussiéreux du grenier où dorment le berceau, la poupée, le livre d'images, le chapeau de paille enrubanné.

Oui, c'est bien cela : l'escalier est anticipation du lieu où il mène, et cette anticipation atteint son degré le plus ardent lorsqu'il monte de la salle du tripot à la chambre de passe et s'emplit des balancements d'une robe outrageusement échancrée et parfumée.

On devrait instituer une société protectrice des escaliers. L'architecture misérabiliste qui les supprime ou les réduit à la portion congrue est déplorable. Les tours gigantesques se condamnent elles-mêmes en rendant inévitables les ascenseurs, ces ludions funèbres, ces cercueils verticaux et électriques. Une vieille loi de l'urbanisme – ou de l'urbanité ? - voulait qu'une volée de marches n’excédât pas le nombre de vingt et un d'un palier à l'autre. C'était la mesure humaine."

 

Les escaliers, même improbables, d'Anne Saussois ont cette dimension.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:09

Catherine Duchêne a installé son atelier à la galerie Tampopo, 10 rue du chapeau rouge à Avignon, jusqu'à la fin du mois de juin, pour une résidence studieuse. C'est là que le tout nouveau groupe communication de la MAC'A (1), l'a rencontrée ce mardi 17 avril pour un entretien autour de son travail et ses projets.


Après un parcours atypique(2), cette jeune artiste a choisi des médias « classiques » pour s'exprimer, la peinture, la gravure et le dessin. Les formats sont variables, depuis les monotypes, presque intimistes, jusqu'aux très grandes toiles des séries des Martyrs, ou de celles des Saintes. Les fusains au noir profond, comme les couleurs acides ou faussement chaudes des acryliques et des huiles, matières et teintes se font suaves ou crissantes, c'est selon, le trait de l'artiste ou l'humeur de celui qui regarde.

Mais toujours cette sensualité dans la forme de ces corps tendus ou plus rarement alanguis, car la démarche de Catherine Duchêne s’inscrit dans la mouvance de l'expressionnisme contemporain qui a remis le corps humain au centre de sa recherche d'éternel et d'universel.

La quête de l'intériorité portée par une grande exigence se lit notamment dans les croquis, à la recherche du mouvement, dynamique exprimée de la tension interne et reflet de l'invisible, effectués d'après modèle, ce que l'artiste appelle « gribouilles » et ses dessins, plus construits déjà, dans la recherche ici d'un équilibre et d'un dialogue avec le blanc de la feuille.

 

Cette quête du mouvement se retrouve dans les peintures et la composition des foules qui nous interpellent.  Car il est impossible de rester indifférent...

 

17-04--2012-003.jpg

 

 

Vous pouvez retrouver les œuvres de Catherine Duchêne et la rencontrer à :

L'Atelier

10, rue du Chapeau Rouge

84000 Avignon

06.23.99.02.64 - contact@catherine-duchene.com

 

http://www.facebook.com/cath.duchene

http://www.catherine-duchene.com

 

 

(1) ce groupe, encore à la recherche d'une identité, s'est fixé comme objectif de suivre l'actualité avignonnaise de l'art contemporain et d'aller à la rencontre des plasticiens contemporains qui ont choisi Avignon pour résidence et/ou lieu de travail, comme Catherine Duchêne.

(2) Cette jeune artiste fait déjà preuve d'une grande maturité, son parcours en fait la preuve. Elle a choisi d'être l'élève de Jean-Yves Guionet, peintre « néo-expressionniste-matiériste », comme il est défini par Daniel Lacomme sur son site http://guionet.pagesperso-orange.fr/frame.htm). Elle a ensuite intégré les Beaux Arts de Versailles directement en troisième année, puis de tenter un parcours d'arthérapeute, avant de choisir de se consacrer entièrement à sa recherche artistique.

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 10:30

Dans le cadre de ses sorties, la MAC'A propose le samedi 14 avril une journée à Nimes, avec le matin la visite commentée de l'exposition "les études d'ombres" consacrée au sculpteur néerlandais Mark Manders,

 

8d7bb138a8-Carre-d-Art.jpg

Il s'agit de la première exposition monographique de ce sculpteur, en France.  Depuis les années quatre-vingt, il poursuit une sorte de récit continu, sous le nom de "Self portrait as a building", qui devait, à l'origine" être un livre sans commencement ni fin", car Mark Manders vient de l'écriture ; mais il a choisi le langage des arts plastiques pour créer cet univers "énigmatique et fascinant".

Plus de détails sur le site de la ville de Nimes: http://www.nimes.fr

ainsi que sur le site de l'artiste :http://www.markmanders.org/

 

 Carré d'Art – 16 , place de la Maison Carrée à Nimes

 

 

L'après-midi la MAC'A propose une visite de l'exposition "LOCAL LINE 9" à la galerie La Vigie-Art contemporain, organisée en partenariat avec le Musée d'Art Moderne de Saint Etienne autour d'un projet regroupant quatre jeunes artistes stéphanois, Laura Ben Haiba, Rémi De Chiara, Guillaume Louot, Maëlle Vandenbergh


Galerie la Vigie-art Contemporain - 32, rue Clérisseau - Nimes

 

http://lavigieartcontemporain.unblog.fr/

http://www.facebook.com/LaVigieArtContemporain

 


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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 19:19

Samedi 24 mars le groupe des causeuses a proposé des lectures autour de l'art,

 

Les causeuses

 

Les textes lus étaient extraits de :


Une Culture, c’est un choix… : citation de Jean Vilar

ABCdaire de l’art contemporain.- Flammarion

Le Prince foudroyé : la vie de Nicolas de Staël / Laurent Greilsamer.- Fayard

Kandinsky.- revue Télérama hors-série

L’Art français de la guerre / Alexis Jenni.- Gallimard.- (Blanche)

Vu de ma chaise : journal d’une gardienne de musée / Anne Eau.- La Cause des livres.- (Emois)

Dubuffet.- Mango.- revue Dada n° 76

Eloge de l’ombre / Junichiro Tanizaki.- Verdier

Quelques pas dans les pas d'un ange / David McNeil.- Gallimard.- (Blanche)

Conversations avec Picasso / Brassaï.- Gallimard

Venise : un voyage intime.- revue Autrement n° 1'

Lettre de Nicolas de Staël à René Char

René Char : faire du chemin avec…- catalogue de l’exposition au Palais des Papes en 1990

Natures mortes : poème / Blaise Cendrars

Pour une autre esthétique / Gao Xingjian.- Flammarion

Il faut un jour mourir satisfait… : citation de Jean Vilar

 

Ce mardi 27 mars 2012, Monique contait pour les enfants des écoles Saint -Roch et La Croisière, comme tous les mardis, jeudis et vendredis.

 

27-03-2012-018.jpg

 

Au milieu des toiles colorées d'Anne Saussois Monique raconte comment les couleurs vinrent aux oiseaux, dans un conte d'Amérique du sud, "les plumes multicolores des oiseaux" . Les enfants préparent les visites et notamment à travers des dessins, comme ceux-ci :

 

 

27-03-2012-027.jpg

 

avant de visiter l'exposition,


27 03 2012 023

 

de dessiner sur place, en présence des oeuvres ; puis d'écouter les contes.


Les dessins ont été exposés pour la dernière journée de contes, pour les adultes et les grand enfants, 


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dimanche 1er avril à 16 heures pour la clôture de l'exposition. 

 

 

01-04--2012-018.jpg

 

 

Cet article a été modifié et complété après la clôture de l'exposition "Conversation".

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 08:11

 

Pour son exposition 2012, la MAC'A présente deux artistes qui ont choisi de « converser » entre eux, mais aussi avec le lieu.

  affiche-expo-2012.jpg

    Affiche : Jean-Pierre Borezée - Avignon

 

 

Les artistes

 

Anne Saussois : 

« J'invente des parcours dans l'espace urbain, je prends des photos, ce sont des traces de mémoire. Ce qui m'intéresse c'est...traduire par la peinture des fragments de lieux.

Les peintures vont s'articuler entre elles et se mettre en rapport avec l'espace...Je suis fascinée par les couleurs vives, les rapports qu'elles peuvent entretenir entre elles... J'ai besoin de lignes fortes, de structures affirmées, mais en même temps l'ensemble crée une sensation de basculement, d'équilibre instable. »

Sur son site

"Je construis progressivement des morceaux d’espaces: il s’agit de « reconstruire » la complexité des lieux observés, ou rêvés."


Née à Paris. Vit et travaille à Paris et dans le Cantal.
Formation à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (Ensad) – Paris

Ses influences:  « Sean Scully, Mortensen, Mondrian, Klee, les grands abstraits américains,les artistes de la lumière et de l'espace comme Bill Viola, James Turell, Anish Kapoor, la création architecturale contemporaine »

 

Eric Vassal :

 

« ...Ce qui me séduit c'est le rapport que l'œuvre d'art entretient avec l'espace ou le lieu qui l'accueille... Je prends en compte l'architecture, l'histoire du lieu ainsi que le déplacement du spectateur... L'espace devient comme une toile en trois dimensions... La couleur est pour moi une interrogation, un mystère, une aventure car je suis daltonien. Ma gamme est volontairement maîtrisée, cependant j'expérimente sans cesse... La géométrie me rassure, mais elle m'enferme également... Je recherche l'harmonie mais également la disharmonie... »


Présentation sur son site :

« Eric Vassal est un Plasticien français. Il étudie l'histoire de l'art à l'Ecole du Louvre, suit des cours à l'école supérieure des arts graphiques Penninghen, aux Beaux-arts et à l'atelier 17. »

Ses influences : Eric Vassal essaie « d'avoir un regard à la fois distant et intéressé sur les artistes contemporains » mais reste « nourri de multiples influences comme celles de Robert Smithson ou Lucio Fontana ».

 

 

 

L'exposition au cloître Saint Louis « Conversation ».

Les deux artistes ont choisi de « converser » avec le lieu, son architecture et son histoire. « La pièce du rez-de-chaussée va présenter les différents modes d’expressions de chaque artiste dans un dialogue intimiste. Les deux autres étages seront investis chacun par un seul artiste. Au premier étage se développera une installation de 25 mètres de long, la salle du second étage sera habitée par un ensemble de peintures ». Eric Vassal occupe  donc le premier étage et Anne Saussois celui du haut.


02-03-2012-016.jpg 

Anne Saussois et Eric Vassal

 

Espace Saint Louis

20, rue du Portail Boquier

Avignon

Du 4 mars au 1er avril 2012

Du mardi au dimanche de 14h à 18h.

 

Les textes sont extraits de la conversation entre les artistes - catalogue de l'exposition.

 

 

Pour les retrouver et prendre contact avec leurs oeuvres,

sur Internet :

 le site d'Anne Saussois : http://annesaussois.com/

le site d'Eric Vassal : http://www.wix.com/ericvassal/plasticien

 

Sur Art Point France Info

http://www.artpointfrance.info/article-18920267.html

 

sur le site de la Ville d'Avignon  http://www.avignon.fr

 

sur ce blog :

les influences « déclarées » des artistes ICI

 


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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 08:52

 

Jusqu'au 28 avril 2012, le Muséum Requien a ouvert deux salles à la plasticienne Carole Challeau qui expose ses œuvres personnelles et les travaux des ateliers d'enfants qu'elle anime.

 

img567-1

 

 

Deux approches, celle de l'artiste qui depuis sa première œuvre exposée au fond de la salle et datant de 1993, n'a cessé d'aller toujours plus loin dans son « voyage introspectif », sa plongée dans les planches anatomiques à la découverte de paysages intérieurs, la nature disséquée pour devenir autant de pistes à suivre. L'humain y rejoint l'animal pour des rencontres surprenantes, des associations qui font la place à tout l'imaginaire hérité d'un passé souvent oublié mais que nous portons en nous (le serpent, le cœur, les fluides, les réseaux...)


 

 

img567

 

 

Seconde approche, en écho, celle des travaux des enfants, invités dans les ateliers que Carole Challeau anime, à voir et à transcrire dans leurs si délicats carnets de voyage au sein des collections du musée. De cette nourriture et avec leurs moyens propres ils ont recomposé des paysages étonnants de maturité, d'imagination débridée et preuve de l'intérêt qui les motive.

 

 

Dessins d'enfants

 

 

Au delà du mimétisme et des incursions dans l'univers personnel de l'artiste, les enfants explorent leur propre imaginaire, tant dans les grandes géographies (ci-dessus) que dans leurs carnets de voyage, les compositions autour du thème du cabinet de curiosité...


 

Museum-Requien-visite-21-02-12.jpg

Un groupe de la MAC'A a été accueilli par Marie-Hélène Grabié,

assistante de conservation du patrimoine du muséum.

 

 

Museum Requien,

67 rue Joseph Vernet

84000 Avignon

 

Présentation de l'exposition : musée, proposée ici en deux parties pour plus de lisibilité.

Tout au long de l'exposition les collections du muséum croisent les oeuvres.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 09:06

Dans le cadre des Hivernales de la danse contemporaine, l'artiste coréen Lee Ufan est invité pour une exposition à la Maison Jean Vilar, du 25 février au 3 mars 2012. Le danseur et chorégraphe Jonah Bokaer  a créé un solo inspiré par son oeuvre, à la demande du  musée Guggenhein de New-York, On Vanishing. Ce solo sera performé tous les jours, sauf le mardi 28 février, à 13 heures en parallèle avec cette exposition, sur la musique One de John Cage, exécutée en direct par Loren Kiyoshi Dempster. Un double évènement donc, à la mesure de ce que sont ces hivernales de la danse. 

 

24-02-2012-001.jpg

  Photographie MAC'A

 

Lee Ufan a étudié la poésie, la peinture et la calligraphie. Il membre fondateur du groupe Mono-ha, né au Japon dans les années soixante.  "L’origine du mot est Mono : chose ou objet ; Ha : école ou groupe. Les artistes du groupe lors de leur première exposition en avril 1969 proposent de réapprendre " à voir le monde tel qu’il est, sans en faire l’objet d’un acte de représentation qui l’oppose à l’homme ". L'influence du Mono-ha sur l'art contemporain japonais est presque aussi importante que celle de son prestigieux prédécesseur, Gutaï.  Comme d’autres groupes qui lui furent contemporains en Europe et en Amérique, le Mono-ha tente de remettre à plat les données mêmes de l’art et de sa pratique. Les artistes qui y furent associés avaient des préoccupations moins formelles que métaphysiques ; ils insistaient volontiers sur le caractère expérimental de leur travail et allaient jusqu’à remettre en cause le bien-fondé de l’acte de création lui-même. Wikipedia

"Une œuvre d'art est un site où les lieux de faire et de non faire, de peindre et pas peindre, sont reliés pour faire en sorte de résonner mutuellement " . Lee Ufan

 

Une rencontre proposée avec les créations chorégraphiques de l'invitée d'honneur des Hivernales, Catherine Diverrès, qui a suivi, au Japon l'enseignement de Kazuo Ōno, maître incontesté du Butô. Ce mouvement de danse est né au Japon dans les années soixante, lui aussi, en rupture avec les traditions japonaises. Il très lié au shintoïsme, et donc à l'introspection, la relation au monde.

 

Tout le programme des Hivernales sur leur site : http://www.hivernales-avignon.com

Vernissage de l'exposition Lee  Ufan, le vendredi 24 février à 18h30

Maison Jean Vilar

Rue Mons - Avignon

 

Textes de Lee Ufan sur le site du musée d'art contemporain Fernet Branca ICI,

extraits de son livre "Un art de la relation" - Chez Actes Sud.

 


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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 16:54

 

Trois des fondateurs du mouvement "supports-surfaces" sont exposés jusqu'au 13 mars 2012 dans les salles du site du Pont du Gard.

 

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Ce mouvement artistique né à la fin des années soixante est l'un des fondateurs de l'art contemporain. Une phrase de Claude Viallat présente bien la démarche des artistes présent au Pont  du Gard :

« Dezeuze peignait des châssis sans toile, moi je peignais des toiles sans châssis et Saytour l'image du châssis sur la toile. »


  EXPO Pont du Gard

 

 

Cette exposition est l'occasion de voir réunies les oeuvres de ces trois artistes : Daniel Dezeuze, Patrick Saytour, Claude Viallat, et de découvrir ce mouvement qui reste éphémère, même si principaux initiateurs ont poursuivi leur démarche vers un minimalisme dans l'expression pour laisser la place à la couleur, la peinture elle-même.

 

La MAC'A a organisé une visite de cette exposition le 18 février 2012. 

 

Photographies de la MAC'A

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 18:48

DELITS DES SENS

 

Jusqu'au 15 mars 2012, la galerie "Délits des sens" expose 7 artistes :

  • Gilles Barp
  • Benjamin Carbonne
  • Christiane Collin
  • Anne-Marie Cutolo
  • Jean-Baptiste Dumont
  • Sylvie Lobato
  • Sourski

 

Sous le dénominateur commun d'un expressionnisme contemporain la galerie de la rue Campagne est le portail de l'association « Délits des sens ».  Si certains artistes présents peuvent ne pas se reconnaître tout à fait dans la démarche expressionniste, notre œil et notre sensibilité perçoivent pourtant bien, à travers la mise en scène de l'exposition, les liens très forts qu'il existe entre les œuvres. Toutes nous parlent de l'humain souvent avec une grande sensualité. Sensualité de la lumière, accrochée par la matière, le noir et les couleurs, qui irradie de l'intérieur ces corps révélés ou suggérés qui disent nos déchirements, nos colères, nos peurs, mais aussi la vie et sa beauté. Pénétrer les œuvres, aller par delà une noirceur de façade, c'est se donner le bonheur de rencontres avec toute la sensibilité et la sincérité d'artistes en quête de ce qui ne devient palpable qu'à force d'aiguiser son regard.

 

Délits des Sens

D'âme, il est question dans le titre de l'exposition, et plus exactement de reflets d'âmes. On peut être dérouté par ces œuvres, se laisser capturer par leur noirceur apparente, mais il est impossible de rester indifférent et de ne pas être touché par ces « reflets d'âmes ».

 

Merci à Gilles Barp pour son accueil en ce samedi matin, alors que la galerie est en principe fermée, et d'avoir accepté deux groupes successifs.

 

Delits-des-Sens-2.jpg

Ici avec le second groupe.

 

Galerie "délits des sens"

3, rue Campane - Avignon

 Retrouvez les artistes sur le site de la galerie
http://delits-des-sens.com/

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