Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:29

L'association le "Parcours de l'Art" propose à chaque automne de découvrir des œuvres contemporaines dans différents lieux d'Avignon. Certains lieux sont déjà des lieux d'exposition, comme par exemple la Maison Jean Vilar qui présente deux artistes  :


Inés Wickmann

 

09-10-10-008-copie-1.jpg

 

 

Elle revisite le mythe de Sisyphe à travers un labyrinthe aux reflets trompeurs et une installation vidéo. Venue de la peinture, elle crée aujourd'hui avec la vidéo des "peintures en mouvement" à partir de prises de vues qu'elle recompose. Elle travaille en étroite collaboration avec le musicien Francis Dhomont, qui crée d'après ses images, comme dans le film proposé ici. A moins que ce ne soit l'inverse, et qu'elle compose ses images à partir de la musique. Le labyrinthe est ici l'espace où l'on se perd,  favorisant l'errance et la quête aussi, étrangement envoûtant.

http://www.iwickmann.odexpo.com

 

Thierry Savini

 

09-10-10-011.jpg

 

Il a déjà participé au Parcours de l'Art et ceux qui ont pu voir les œuvres présentées alors pourront constater que si la couleur disparaît des œuvres de Thierry Savini, la matière évolue et se densifie. dans les "objets charnels"  le côté mural est opposé aux reliefs de l'huile brute et les matières naturelles des objets sculptures apportent à la fois sensualité et rugosité. Ils explorent tous la nature humaine dans son intime et les encres, plus colorées,  nous ramènent à la condition de l'homme et à la mort symbolique Le travail de Thierry Savini se veut un "simple témoignage du vivant"  mais il va bien au delà, et c'est bien ce qui nous fascine et nous questionne.

http://www.thierrysavini.com/

 

Maison Jean Vilar

8, rue de Mons
Montée Paul Puaux
84000 Avignon

NB : l'exposition "Le Mystère Tchéckhov" est prolongée jusqu'au 30 octobre 2010

http://maisonjeanvilar.org

 

Parcours de l'art, jusqu'au 23 octobre 2010

Pour découvrir les autres artistes et les autres espaces :

 http://www.parcoursdelart.com 

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 18:29

Du 31 juillet au 30 septembre 2010, Savier Spatafora expose à la chapelle de l'Observance, à Draguignan dans le Var, dans le cadre de "l'été contemporain dracenois".

54489974aff-2-jpg.jpg

 

www.letecontemporain.com


Il parle de son travail sur affiches  au stylo bille noir à la radio de Draguignan :



L'été contemporain-Xavier Spatafora
envoyé par drgtv. - Découvrez plus de vidéos créatives.

 

Xavier Spataforar est à la recherche d'un nouvel atelier, si vous connaissez une adresse !

Partager cet article
Repost0
23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 18:08

 

Pour cette exposition organisée et mise en scène par le Conseil Général de Vaucluse, le propos est clair : associer des artistes contemporains au musée d'histoire Jean Garcin de Fontaine de Vaucluse, consacré à la seconde guerre mondiale et à la Résistance, y compris à travers une très belle salle dédiée aux engagements des artistes avant et après la guerre. Propos judicieux, car on le sait l'art contemporain est né sur les ruines de l'après guerre.

 

Que NuagesAffiche de Didier Tallagran, reproduite partiellement ici 

La mise en espace, audacieuse par l'intégration des œuvres, une immersion dans les collections du musée, obligeait à un engagement des artistes sur un sujet particulièrement difficile, et pourtant fondamental. Comment répondre ?  

Évoquer l'horreur, l'absurdité de la guerre, celle d'hier et celle d'aujourd'hui ? Les soldats fondus de Pascal Bernier, répondent aux propos de Fiona Banner, de Gérard Gasiorowski, du collectif LPLT, de Robert Morris et de Didier Talagran. L'évocation des êtres disparus avec Christian Boltanski , Jean Marc Cerino, ou Sophie Ristelhueber. La guerre dans l'inconscient de l'homme à travers les vidéos de Pascal Convert ou de Zad Moultaka et Yalda Younès, dont la danse décalque la violence.

Dans sa série « Stille Nacht » Jean-Sylvain Bieth s'inspire des dessins d'enfants du camp ghetto de Terezin et les papillons de Pascal Bernier font penser à ceux dessinés sur les parois des chambres à gaz. Mais il ne s'agit pas de commémoration, ni d'un travail d'histoire, plus de la recherche de l'humanité. C'est la même recherche dans le travail de Pablo Garcia, sur les camps, emblématiques, les révisionnistes ne s'y sont pas trompés.

 

04-08-10-001.jpg

 

Carole Challeau, à travers ses recherches personnelles sur le cabinet de curiosité, propose, avec l'intrusion d'objets du passé, on ne peut plus humains, dans l'art contemporain, de faire remonter ainsi la mémoire et les émotions liées à ces objets. Intégrés aux vitrines présentant la vie quotidienne sous l'occupation, ils nous renvoient à la peur viscérale que tous nous pouvons ressentir pour la guerre, mais aussi au pouvoir de dire non, comme le suggère son « armée des ombres ». C'est bien à ce simple pouvoir « de dire non », à celui de l'artiste de dénoncer, qu'est consacrée la dernière salle. Pouvoir de l'écriture, des mots, de l'image, démontré aussi par les vitrines consacrées à la propagande.

C'est aussi pour exalter ce devoir de résistance, que Pablo Garcia a choisi justement la Commune de Paris pour l'œuvre destinée à la façade du musée.


04-08-10-006.jpg

 

Aller au delà du simple devoir de mémoire et s'interroger sur la parole de l'artiste aujourd'hui, plus qu'un simple témoignage, un regard qui dérange et questionne.

 

Il reste pourtant plusieurs questions. Tout d'abord, peut-on esthétiser l'horreur ? Certains des artistes présents dans cette exposition apportent leur réponse.
Peut-on vraiment assimiler, comme le fait Alexandre Nicolas, Hitler à Spiderman, ou l'inverse ? Peut-on considérer Hitler comme un héros du monde contemporain ? Le propos de l'artiste n'est certes pas simpliste et il s'agit bien de choix fondamental, de choix de valeurs. Certes, mais il ne faudrait pas minimiser l'étendue de l'idéologie nazie en l'assimilant à d'autres, plus dérisoires.


FRLD

 

 

Musée d'histoire Jean Garcin : 39-45 L'Appel de la Liberté

84 - Fontaine de Vaucluse

Jusqu'au 4 octobre 2010

"Que Nuages" - "But the clouds" d'après un poème de Wilian Butler Yeats de 1926, repris par Samuel Beckett pour sa pièce "But the Clouds" en 1977.


 

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 09:11

 

Josef Nadj revient dans le festival d'Avignon 2010 avec une performance et une exposition, inspirées toutes deux par le corbeau :

 

Joseph Nadj entretien-copie-1

Extrait de la brochure du Festival

 

 

La performance, c'est est vraiment une, avait pour cadre la salle Benoit XII. Les liens entre la danse et le dessin se resserrent, les frontières disparaissent,  et Josef Nadj invente une écriture dansée et devient lui-même pinceau vivant par immersion dans une matière noire et scintillante à la fois.


25-07-10-013.jpg

Photographie prise à l'issue du spectacle.

 

Une immersion totale aussi pour le spectateur emporté par la musique de Akosh Szelevényi qui d'un effleurement, d'un pincement ou dans un souffle fait naître une musique intemporelle qui accompagne le cheminement de Josef Nadj, jusqu'aux limites du supportable.

Un spectacle d'une rare intensité.


Les  dessins et photogrammes de Josef Nadj sont exposés à la Maison des Vins - jusqu'au 27 juillet, entrée libre.


Partager cet article
Repost0
21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 09:02

 

Georges Rousse est photographe, mais peut-on résumer son œuvre à ses photographies ? Sans doute servent-elles de but final aux constructions, ses « architectures virtuelles », mais celles-ci, entre land-art et art conceptuel, ont fini par prendre leur autonomie.

Ainsi ce sont elles qui s'exposent, à Saint Rémy de Provence, où il était l'un des nombreux artistes invités au festival AP'Art, et à la chapelle Saint-Charles d'Avignon.


AVIGNON-2010.jpg

 

Sur le site de l'artiste http://www.georgesrousse.com/

 

 

Leçon de l'UniversitéUAPV – jeudi 15 juillet 2010


 

16-07-10-027.jpg

               

Jean-Marc Ferrari, directeur de l'Ecole d'art d'Avignon et Georges Rousse

 

Chaque année, dans le cadre de ses « leçons » estivales l'université d'Avignon organise des rencontres et notamment avec l'artiste (les artistes) invité par le Conseil Général de Vaucluse à la Chapelle Saint-Charles. Georges Rousse a parlé de sa démarche, concrétisée par un petit film de Gilles Perru, qui montre comment l'artiste procède, depuis la visite sur les lieux, au départ des lieux en friche, la photographie sur place, le dessin,  puis la construction de l'installation qui va transformer l'architecture, jusqu'à la photographie finale, qui est l'œuvre.

 

16-07-10-030.jpg

 

Extrait du film, capture lors de la projection.

 

« L’architecture est la condition première et préalable à mon travail. Sans elle et sans cette mémoire ultime de l’architecture que je souhaite conserver, mon œuvre n’existerait pas ».


S'il choisit au départ, des lieux abandonnés, quasiment en ruine, c'est pour leur charge poétique, le vécu qu'ils conservent encore dans les pans de leur structures, le mobilier qui peut demeurer encore. Il transporte donc son « atelier nomade" de lieu en lieu, contruit ses architectures éphémères, prend ses photos et repart. Il revient rarement sur place voir comment sa construction a évolué, ce n'est pas ce qu'il cherche.

Mais depuis, ses constructions elles-mêmes se visitent et occupent des lieux prestigieux, un château à Saint Rémy, une chapelle baroque à Avignon. Ici, elle habille l'espace, cachant et découvrant à la fois l'architecture de la chapelle, le cercle blanc comme un symbole de l'objectif par lequel entre la lumière. D'où le nom de cette exposition, qui est en fait le symbole du lux, unité de lumière.

 

Lorsqu'on entre, on découvre en premier la photographie, puis en se retournant, l'installation d'acier et de bois qui recompose l'espace. Le cercle blanc qui court depuis le sol jusqu'à encercler le soleil baroque qui domine l'autel. le reste de la structure est noir, opposition majeure de l'ombre et de la lumière. L'architecture dévoile plus qu'elle ne cache, elle dirige le regard. Le murmure du Monde, en fond sonore, l'humanise.

 

 

 

Exposition  :expo Brousse

du 26 juin au 17 octobre 2010

Entrée libre

Chapelle Saint-Charles – Avignon

http://www.vaucluse.fr

 

Les autres expositions de Georges Rousse ICI


Partager cet article
Repost0
18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 08:45

Le sculpteur Raphaël Mognetti nous convie à "une navigation entre nouvelles et anciennes créations, avec des légendes maritimes écrites par Catherine Monin".

 

DSC03535


Une occasion de découvrir à travers des installations judicieuses, ludiques et poétiques, des sculptures de petite taille, qui sont plus que des maquettes...

 

DSC03541.JPG

 

Un format auquel Raphaël Mognetti ne nous a guère habitués et qui apporte une dimension plus intime, plus précieuse, plus humaine, et même une certaine gravité dans le propos.
L'occasion aussi de voir comment travaille cet artiste passionné par le métal, de la maquette à la réalisation finale, ainsi la recherche pour des commandes précises.
Une promenade passionnante au milieu des œuvres à la découverte des rêves de l'artiste.

 

 

Exposition du 13 au 30 juillet 2010 - Tous les jours de 19 à 22 heures
111 avenue Charles de Gaulle - Le Pontet
http://www.raphaelmognetti.com/

 

 

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 08:56

Titou Vergier présente ses dernières créations à la galerie Ducastel, place Crillon à Avignon, où elle est présente de manière permanente.



02-07-10-015.jpg

Le IN et le OFF


 

Ses "dondons", inspirées de Niki de Saint Phalle peuplent toujours son univers tout de rondeurs et de couleurs. Si elles sont dans l'actualité elles ne sont pas des fashion victims, ce sont avant tout des femmes libres qui osent afficher leurs formes, calmes et sereines.

 


02-07-10-012.jpg

 

 

Le papier mâché les fait légères, malgré leurs formes elles ne sont pas densité mais générosité. Le fil de fer, introduit depuis un stage auprès d'Isabeau Chirat à Caumont sur Durance, les accompagne, soit pour des duos de danseurs où l'homme se fait transparence, soit pour évoquer les membres. Les dondons ont pris de l'ampleur aussi, dans des sculptures de plus deux mètres.

 

 

 

02 07 10 011

Autre clin d'oeil à l'actualité, à l'étage,

mais l'inspiration n'est pas celle que l'on croit,

à moins qu'elle ne soit commune ?

http://www.danielfirman.com/exhibitions/exhibitions.html


 

 

 

 

 

 

 

02-07-10-005.jpg

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

Galerie Ducastel

9, Place Crillon

84000 Avignon

http://www.titouvergier.com

 


Partager cet article
Repost0
22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 19:06

Depuis hier, 21 juin, jour de l'été, le gigantesque éléphant dressé sur sa trompe est érigé sur la place du Palais des Papes. Image surréaliste dans le soleil couchant, avec la foule qui se presse pour la fête de la musique :

 

22-06-10-014.jpg

 

Une oeuvre en bronze pesant six tonnes, et  il parait qu'elle oscille...

 

23-06-10-007.jpg

 

Les élèves du CFA terminent l'installation de l'estrade qui entoure l'éléphant.


L'exposition Terra-Mare se tiendra dans trois lieux, du 27 juin au 7 novembre 2010 :

- à la Fondation Lambert

- au Palais des Papes

et au Petit Palais qui proposera des oeuvres gothiques de Majorque, dont Miquel Barceló est originaire.

Partager cet article
Repost0
15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 01:09

 

Amélie Joos Short stories

 

 

Amélie Joos est une jeune artiste, d'origine allemande, qui vit et travaille à Avignon.

Elle nous propose dans cette exposition à la galerie Tampopo, ses peintures/dessin, histoires courtes qui sont autant de scènes de la vie quotidienne, passées au crible du regard de l'artiste. Elle travaille sur l'intime, ce qui ne s'exprime pas par les mots, justement, passe dans ce trait incisif auquel la peinture à l'huile donne sa densité.

Elle a besoin du support papier, sa dureté pour la précision, mais elle refuse la page blanche. Le support doit avoir déjà connu une vie et en garder les traces.

Le regard n'est jamais désespéré, ni introspectif. Amélie Joos interroge nos angoisses, nos enfermements, nos rêves, pour nous les donner à voir et à méditer.


PS : je ne joins pas de photos personnelles qui seraient bien trop réductrices,

sans aucun pouvoir d'évocation.

FRLD


Partager cet article
Repost0
1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 15:02

 

Après la réussite de l'an dernier, Claire de Chivray, Emilie Dezeuze, Hélène Langlet et Christine Rieflel ouvraient à nouveau leurs ateliers les 29 et 30 mai,


30-05-10-002.jpg

 

et Ilka Kramer exposait ses photos sur l'enfance et la nature, dans l'atelier d'encadrement,


30-05-10-003.jpg

 

et dans le petit local où était projeté la vidéo concoctée par Émilie Dezeuze, pour l'occasion, la fête des mères, et avec la complicité de leurs enfants. Une vidéo plutôt décapante, « Mèr(e)ditude », ou comment faire dire aux enfants ce que parfois ils n'osent même pas penser de leurs mères respectives. Drôle avec juste ce qu'il faut d'acidité.

On retrouve ce même décalage mêlé à beaucoup d'inventivité dans les objets qu'elle crée avec la complicité de Claire de Chivray. A retrouver sur leur site http://www.esperluettes.com/


30-05-10-006.jpg

Emilie Dezeuze - Inventaire personnel

 

30-05-10-004.jpg

  Installation dans le jardin

Hélène Langlet dorure et restauration

Christine Rieflel encadrement.

 

Le lieu :

1458 Chemin des Vignes – Ile de la Barthelasse


le site d'Ilka Kramer, où l'on peut retrouver ses photographies

http://www.ilkakramer.com/

 

Vous pourrez retrouver leurs créations lors du salon de printemps du Grenier à Sel les 18 -19 et 20 juin 2010 - Le Grenier à Sel - Rue du Rempart Saint Lazare - Avignon


Partager cet article
Repost0