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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 00:46

Un jour avant le vernissage, Daniel Grobet règle encore les équilibres, les derniers ajustements sont indispensables, les équilibres sont précis, mais sensibles, le mouvement les fait vivre, mais il peut aussi les faire chavirer. À force de défier les lois de la pesanteur et de la dynamique, Daniel Grobet se joue de nos certitudes et de nos repères, il nous faut accepter de regarder les choses d'un œil neuf, repenser notre rapport à la matière, le métal ici se fait légèreté, au poids car le volumineux surmonte le frêle, et ce qui devrait être immobile se meut avec une grâce toute aérienne.

 

Le rez de chaussée est consacré à l'œuvre figurative (1988 - 1993), des pièces ludiques, inspirées de numéros de cirque.

2010 Trajectoires Daniel Grobet

 

La grande magicienne

Un grand chandelier, les bougies en brûlant font que la boîte s'ouvre, libérant une boule que la grande main accueillera en bout de course.

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Nestor

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Il tient aussi une boule dans sa main, mais celle-ci est remplie d'eau. En se retournant, l'eau s'écoule et Nestor s'allonge.

 

L'arbre à œufs, tient une place à part par sa fantasmagorie et son air échevelé.

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« C'est une commande d’une collectionneuse d’œuf qui désirait un présentoir original, laissant au sculpteur toute liberté de composition, jusqu’à découper son tapis pour que le tronc de l’arbre apparaisse comme s’il était planté dans son salon. Sur les branches reposent une centaine d’œufs de toutes sortes et de toutes les couleurs, notamment, un œuf d’autruche, qui contient du sable. En retournant cet œuf percé, le sable s’écoule en libérant du poids. Ainsi, l’arbre se met doucement en mouvement, faisant basculer la poule picorant dessous qui pond à son tour un œuf. » Texte tiré du descriptif de l'exposition, par étage, établi par l'artiste.

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Les Sœurs Valentine, Yoko et Yakik, Strapontin, Tandem, le garçon de café , les ombres... sont les noms évocateurs des autres œuvres exposées au rez-de chaussée.

Au second étage : les attrape- feu qui ont fait l'objet d'un autre article ICI

Enfin au premier étage : « sensibles équilibres », qui sont les créations plus récentes, feront l'objet d'un futur article.

 


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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 16:27

Tout près du centre ville de Nîmes, dans une rue au nom charmant, la rue de la Biche, Marcel Robelin nous a reçus dans son atelier, le samedi 6 mars 2010. Situé sur deux niveaux très bien aménagés dans une ancienne dépendance et tout près d'autres ateliers distribués autour d'une cour, le lieu frappe tout d'abord par sa semi-obscurité. Le rez-de chaussée sert tout à la fois d'entrepôt et pour le travail des grandes œuvres sculptées. C'est au premier étage que l'artiste nous attend dans la partie réservée au travail sur le papier, où les créations servent de cloisons pour délimiter les zones d'ombre et de lumière, telles des moucharabiehs, entretenant ainsi un mystère autour des œuvres regroupées selon les références de l'artiste, qu'il nous reste à tenter de déchiffrer.

 

2010 Atelier de Marcel Robelin

Ici, rien n'est anodin et tout est œuvre d'art, de la moindre déchirure de papier jusqu'aux aux outils, organisés en installation. Marcel Robelin fait voisiner ses créations avec des « trouvailles » qui s'intègrent à l'oeuvre, créant cette impression d'unité d'inspiration qui frappe le visiteur.

 

 

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L'unité, Marcel Robelin la trouve dans le support de son travail, le papier et le papier kraft particulièrement, choisi pour l'idée de force que son nom implique, son aspect et son faible coût ; et l'originalité de son pigment : la cendre : Celle des feux de cheminée l'hiver, des feux extérieurs l'été. Toute un palette fixée par l'acrylique et dont « les couleurs ne passent pas, car elles sont déjà passées » Des gris, des ocres, seule exception le noir de la « Nuit Gitane », dont la cendre est celle des cigarettes préférées de Serge Gainsbourg.

 

 

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Vœu de pauvreté, recherche de la nature, réinventée, recherche de l'homme surtout à travers son essence même ou encore ses formes d'expression, sa mémoire enfermée dans des livres impossibles à lire.

 

 

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Prochaine exposition à Avignon du 22 au 25 avril 2010 au cloître Saint Louis, avec Paule Tavera.

 


 

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Marcel Robelin dans son atelier

 

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 09:02

La MAC'A exposera,  du 13 mars au 5 avril 2010, le travail de Daniel Grobet, artiste qui vit et travaille dans le Gard, et qui est passionné par l'équilibre, le mouvement, les ombres. La rencontre avec une œuvre de Calder à la Fondation Maeght en 1974, a décidé de sa carrière de sculpteur de mobiles.


Entre 1975 et 1996 Daniel Grobet utilise la combustion de bougies pour donner vie à ses sculptures tout en recherchant des équilibres de plus en plus élaborés.

Les attrape-feu sont nés de cette recherche.


  2010-D.Grobet-Danse.jpg


 

Le mouvement nait de la lumière.

Les bougies en fondant libèrent le poids des bras métalliques,

et la sculpture peu à peu se meut autour d'un axe, les bras s'élèvent, tournent.

Une autre sculpture nait ainsi.

 

2010-D.Grobet-Forge.jpg

 

 


Les attrape-feu seront mis en lumière exclusivement en présence de l'artiste,

les mercredi, samedi et dimanche.

 

Pour plus de détails sur l'exposition, cliquez sur l'affiche :

affiche 2010

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 02:15
Avec les  photos prises durant la visite de l'exposition "sans titre#1 " à la collection Lambert le 23 janvier dernier, j'ai composé cette mosaïque :

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Il est interdit de photographier les œuvres exposées, c'est pourquoi elles apparaissent peu .Cette exposition, la dernière avant les travaux, propose des œuvres des années quatre-vingt, principalement de Robert Combas. Mais aussi d'intéressants parallèles entre la poésie de Jean Charles Blais et de la "nouvelle figuration" et le "bad painting", avec Jean-Michel Basquiat par exemple, ou encore des artistes plus "inclassables" comme Loïc Le Groumellec.

Sans oublier l'installation permanente de la salle du haut 'J'ai rêvé d'un autre Monde" de Claude Lévêque, qui nous plonge au cœur d'un brouillard rouge pour mieux nous ramener à l'essentiel des battements de la vie.



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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 16:59

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La galerie de la Non Maison, 22 rue Pavillon à Aix en Provence, présente les œuvres de jeunesse du photographe Bernard Plossu. Des œuvres fortes très marquées par l'influence de la nouvelle vague et du cinéma italien de l'après guerre. Une vraie vision de photographe : il avait dix sept ans lorsqu'il a pris les premiers clichés exposés ici. Il confirme que l'on ne devient pas photographe, mais qu'on a ce don ou pas.

Rencontres et évènements autour des deux expositions : sur le site de la galerie

http://www.lanonmaison.com/

A suivre notamment les regards croisés sur ses voyages au Mexique, le 27 février 2010 à 17 heures au MAC de Marseille.

 

Sortie de la MAC'Adu 6 février 2010 à Aix en Provence

 

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 21:29

 

Claudine Drai est plasticienne. Elle invente des mondes dans lesquels des personnages de papier, fragiles, s'agitent en foules denses aux grands mouvements figés dans un espace clos.

Emmanuel Serafini, directeur des Hivernales, a découvert son travail et lui a demandé de concevoir l'affiche pour la saison de février 2010.

Les visuels seront tirés de photographies de l'œuvre ci-dessous :

 

affiche-Hivernales.jpg

Le programme, une fois déplié se transformera en une affiche.

Les mondes de Claudine Drai croisent celui de la danse, comme dans une évidence. Le mouvement est dans chacune des sculptures, toutes semblables et pourtant uniques, comme dans les figures qu'elles dessinent.

 

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Danseurs d'éternité, universels, ils touchent au plus profond de nos émotions et de notre mémoire, racontant toutes les histoires qui se murmurent depuis l'aube des temps. Une mise en scène de tous les mystères.

 

 

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Claudine Drai, lors du vernissage, le mardi 2 février 2010


Exposition jusqu'au 28 février 2010

 

 

F.DUMON

4 février 2010

 

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 19:31


Samedi 23 janvier 2010, après la visite de l'exposition « Sans titre # 1 » à la collection Lambert (1), comme un prolongement, rendez vous était donné au 31 de la rue Carnot, à Avignon, pour la visite de l'atelier de Xavier Spatafora, ancien élève de l'école d'art d'Avignon.


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Dans cet appartement de style XVIIIème, pas de heurts avec les œuvres contemporaines, le dépouillement laisse vivre l'architecture et le décor et respirer les grands formats sur lesquels l'artiste travaille aujourd'hui.

 

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Après l'époque des papiers froissés, en empreintes et en matière, dessinant des griffures sombres ou colorées, la peinture/sculpture sur plomb, c'est à partir d'affiches arrachées en couches successives que Xavier travaille aujourd'hui. C'est sur le verso, là où souvent on devine la trace du mur, qu'il dessine au bic noir les formes d'animaux en voie de disparition, des fruits de la nature,  ou encore des poings ouverts ou fermés.

Un dessin presque hyper-réaliste pour une image qui semble fantomatique. Dire la hantise du temps, l'impression de périssable de nos existences, de ce qui nous entoure, enfermer dans les plis et les strates, par dessus l'usure, la force de notre empreinte, de l'empreinte de l'artiste.

 

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Prochaine grande exposition :

Du 31 juillet au 30 septembre 2010 à la Chapelle de l'Observance à Draguignan, dans le cadre de "l'été dracénois".

 

PS : à la fin du mois de septembre Xavier devra chercher un nouvel atelier... alors si vous connaissez une adresse !

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 08:42

 

Du 5 au 8 novembre, la MAC'A a organisé un voyage à Venise pour la Biennale, l'une des plus importantes manifestations d'art contemporain qui permet depuis plus d'un siècle de découvrir les tendances d'avant garde et les créations originales d'artistes venus du Monde entier.

Si ce n'est guère « sous le soleil d'Italie », que ce séjour s'est déroulé, la pluie et le temps gris n'ont pas découragé les amateurs éclairés de l'association qui ont été séduits surtout par le pavillon espagnol, comme beaucoup de visiteurs,


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et si j'en crois le nombre de clichés rapportés, celui de l'Italie,

 

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GIACOMO COSTA  - Giardino privato

 


de l 'Amérique Latine,


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Darío Escobar - Guatemala



Le pavillon russe,

 

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ainsi que les oeuvres exposées dans les jardins ou lagunes,

 

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CHEN ZHEN - Back to Fullness, Face to Emptiness

 

Sans oublier la ville et son architecture, ici avec un peu de ciel bleu.

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Merci aux deux organisatrices.

FRLD

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 00:10

Le train spécial du forum européen de la culture s'est arrêté en gare d'Avignon, y aura t-il déposé d'avantage que ses passagers ?

Deux artistes ont accepté de relever le défi : attester de la vie, devrais-je de la survie, d'une expression contemporaine, ici. Gracieusement, sans garanties, juste pour témoigner et être présents.

Que nous disent-ils, que pouvait-on percevoir face à la masse toute de verre et de métal de cet immense bateau renversé qu'est la gare TGV d'Avignon ?

Dans les bassins qui guident le voyageur, Raphaël Mognetti avait disposé ses personnages affolés ou méditatifs.

 


 

Qu'attendent-ils ? Après quoi ou qui courent-ils ?

 


 

L'étrange oiseau le sait peut-être.


Sur le parvis même, Dominique Coutelle avait choisi l'opposition des formes, des matières et des lignes. Dans cet espace où trop souvent l'on court après le temps, les vigies tentaient d'arrêter le voyageur pour diriger son regard plus haut, plus loin.

 

 

 

Une dernière fois se voir, une dernière fois se parler...

 


 

 

 

Accompagner le voyageur celui qui part comme celui qui revient, habiter le monde, n'est-ce pas le rôle de l'art ?

 

FRLD

30 11 2009 

 

 

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 08:49

Le rendez vous était fixé ce samedi 21 novembre, à 10 H.30 pour visiter l'atelier de Paule Tavera-Soria, peintre non figuratif qui travaille différents langages picturaux (dessins, collages, glacis).

Paule Tavera-Soria s'est installée à Avignon intra-muros, tout près de la rue des Teinturiers. C'est là, dans le calme et la sérénité de sa demeure et de son beau jardin, qu'elle vit et travaille.

Elle a bien voulu accueillir un groupe nombreux dans son atelier pour nous parler de sa démarche, des ses rencontres artistiques, de ses recherches et nous livrer quelques unes des recettes qui font l'alchimie de ses oeuvres.


 

La blancheur de l'atelier présente tel un écrin, les compositions de Paule Tavera et l'organisation rigoureuse du rangement témoigne de l'exigence que sa formation scientifique impose à son travail aussi.

Sa démarche n'est pas l'abstraction telle que l'ont conçue ses initiateurs au début du XXème siècle, mais le non figuratif tel qu'il s'est imposé dans l'après guerre en rupture avec tout ce qu'il n'était plus possible de faire. Dans les pas d'artistes tels que Rotkho ou Soulages, Paule Tavera travaille sur la lumière. Elle tente de capturer une réalité impalpable pour la matérialiser à travers différents médias, principalement le papier, la toile et bien entendu la couleur qu'elle pose en glacis dont les multiples couches emprisonnent tout autant qu'elles révèlent les teintes. Tout est vibration, vibration de la lumière captive de la matière et des transparences, et vibration des formes qui retranscrivent l'émotion, le ressenti, le fil conducteur de cette œuvre très autobiographique et intime.

 

Son inspiration, elle la trouve aussi et principalement dans la musique et ce sera le thème de ses expositions à venir à Avignon :

- à l'opéra théâtre, du vendredi 2 avril 2010 au vendredi 11 juin 2010, «Opus et Musigraphes»
- et en parallèle au printemps 2010 à la galerie Ducastel. Place Crillon à Avignon.



 

Vous pouvez voir ses œuvres à la Galerie 22, à Coustellet, à la Galerie des papiers collés de Draguignan.


Au nom de tout le groupe, je dis merci à cette artiste à la grande sensibilité, à l'étonnante culture et aux talents multiples, d'avoir bien voulu partager avec nous sa richesse créatrice le temps d'une visite.

Merci Paule.

 

FRLD. 22 11 2009

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