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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 11:40
EXPOSITION 2019

Jardins intimes

Jardins intimes… vaste concept. La MAC’A se propose de relever le défi en présentant cinq artistes - tous du département de Vaucluse - qui, par leur vision du monde, leur conception de la vie et leur démarche créatrice, nous invitent à pénétrer dans leur imaginaire, leur vécu, leur intimité.

Sculptures, installations dans lesquelles se mêlent papier, végétaux, verre, résine, pierre, argile, sable ou béton, photographies de scènes éphémères en symbiose avec la nature, céramiques symboliques, toiles peintes à l’huile, à l’encre de Chine ou crayonnées, rehaussées de cendres, de pigments ou d'ocres… grande est la variété des œuvres présentées et riches sont les techniques utilisées par les artistes.

Créations intimes, surprenantes, chargées de sens et d’émotions, elles représentent toutes une facette de l’art contemporain ; elles nous font voyager et nous transportent vers d’autres horizons, inattendus, méconnus, parfois insolites, mais reflétant toujours une intense joie de vivre.

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 18:58

Picasso-Méditerranée : une initiative du Musée national Picasso-Paris

« Picasso-Méditerranée » est une manifestation culturelle internationale qui se tient de 2017 à 2019. Plus de soixante-dix institutions ont imaginé ensemble une programmation autour de l’œuvre « obstinément méditerranéenne » de Pablo Picasso.

 

Pour l’exposition à Carré d’Art, le Musée Picasso a consenti un prêt exceptionnel de 37 œuvres. Le choix pour Carré d’Art s’est porté sur les créations de Picasso dans les temps de troubles politiques de la seconde guerre mondiale jusqu’au remarquable tableau Massacre en Corée de 1951.

 

Dès 1937, avec Guernica,se dessine pour Picasso une période d’engagement politique où est perdu tout espoir de retrouver une Espagne libre. Les temps troublés se retrouvent dans la plupart des sujets – portraits, natures mortes, paysages – qu’il aborde au cours de ces années. La violence s’impose de façon magistrale dans La Suppliante de 1937 et de nombreux portraits de Dora Maar mais aussi dans la série de femmes qui pleurent ou le Chat saisissant un oiseau.

 

L’exposition propose également d’instaurer un dialogue entre les œuvres de Picasso et des artistes contemporains. Il y a, d’une part, au cœur même de l’espace consacré à Picasso la présence d’artistes qui portent ou ont porté un regard sur son œuvre. D’autre part, en miroir, l’exposition Lignes de fuite présente des artistes de différents horizons qui sont directement concernés par des conflits au Moyen Orient et en Europe de l’Est.

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 18:32
Le groupe d'inscrits à la visite d'atelier de Pierre Cayol

Le groupe d'inscrits à la visite d'atelier de Pierre Cayol

 

Nous étions un petit groupe, adhérents à la Mac'a, heureux de nous rendre à Tavel pour rencontrer Pierre et Marie CAYOL chez eux et visiter l'atelier de cet artiste dont nous aimions déjà les oeuvres.

 

« Pour rejoindre l'atelier, il faut traverser le jardin, passer sous la tonnelle, caresser du regard la vigne, effleurer le tronc lisse d'un figuier et suivre pas à pas les iris qui accompagnent le silence des oliviers... Une porte grince, une grande baie vitrée s'ouvre et la lumière pénètre avec le cortège de lignes qui dansent, de verts, de bleus qui glissent. La nature, les arbres, les fleurs, l'univers, tout entre ici et se met à flotter. Le dehors et le dedans se rencontrent... »

 

Pierre et Marie CAYOL nous ont accueillis avec beaucoup de gentillesse et de bienveillance. Durant plus de deux heures, l'artiste nous a expliqué sa passion pour les indiens d'Amérique et l'influence que ces derniers ont eu sur son travail au fur et à mesure qu'il tissait des liens d'amitié avec eux.

 

Touché dès l'enfance par l'image d'un pays lointain, autant dire mythique, Pierre CAYOL s'est rendu au Sud Ouest des Etats-Unis avec Marie, son épouse, au début des années soixante dix. Depuis, ils partent tous deux régulièrement à la rencontre de leurs amis indiens (Navajos, Hopis, Apaches ou Pueblos) et parcourent de nombreux paysages entre le Nouveau Mexique et l'Arizona.

 

« Il adopte alors une route nouvelle, nourrie de préoccupations spirituelles différentes et d'une connivence toujours plus étroite avec les populations indiennes d'Amérique... Ce cheminement allait affecter les thèmes et les sujets de sa peinture, voire son usage même, le tableau trouvant dans les rituels indiens du corps peint ou à travers les figures sculptées ou kachinas qu'il célèbre une fonction proche du sacré, à l'instar du mandala oriental... »

 

Extrait d'une préface de Pierre Provoyeur tiré du livre CAYOL Peindre le désir

 

Sortie Mac'a : Visite de l'atelier de Pierre CAYOL à Tavel le 1er décembre 2018
Sortie Mac'a : Visite de l'atelier de Pierre CAYOL à Tavel le 1er décembre 2018
Sortie Mac'a : Visite de l'atelier de Pierre CAYOL à Tavel le 1er décembre 2018
Sortie Mac'a : Visite de l'atelier de Pierre CAYOL à Tavel le 1er décembre 2018

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Published by MAC'A
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 18:00

Les adhérents de la MAC’A sont allés à la rencontre de deux grands artistes contemporains samedi 6 octobre 2018 à Marseille.

Tout d’abord, nous avons pu bénéficier d’une très intéressante visite guidée de Fan Tan, 1ère exposition rétrospective en France consacrée à l’artiste Chinois AI WEIWEI, des années 80, influencées par Marcel Duchamp à nos jours.

Le travail d’Ai Weiwei interroge sans cesse son histoire familiale (son père, grand poète, a été déporté politique) et plus généralement l’histoire politique, sociale, culturelle de la Chine ; persécuté par le régime, il habite en Allemagne depuis 2015.

Ensuite, nous avons vu 3 installations de Claude LEVEQUE :

.Life on the line dans la chapelle de la Vieille-Charité : une immense silhouette en forme de sapin en inox, suspendue sous le dôme, pivote et nous renvoie les détails de l’architecture du bâtiment et les rayons du soleil, brouillant ainsi nos sens ; cette œuvre, accompagnée d’un fonds sonore infrabasse, a suscité des réactions contrastées : sensation de menace, de violence ou, au contraire, élan spirituel et apaisant…

.Back to nature au FRAC PACA : dans une semi-pénombre, les propositions nous renvoient vers le monde de l’enfance, tout en laissant notre imagination libre d’interpréter les deux installations.

Nous avons terminé la journée sur une note joyeuse et sensuelle avec le Cabinet érotique d’Alex CECCHETTI : 69 ( !) dessins, aquarelles, gouaches que l’on découvre progressivement en ouvrant les différents panneaux, tel un polyptique géant…

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 14:30

Visite de l'exposition temporaire de Ai Weiwei au Mucem le 06/10/18

 

visite commentée, le bling bling des nouveaux riches en Chine, l'horoscope chinois revisité, Ai WEIWEI.
visite commentée, le bling bling des nouveaux riches en Chine, l'horoscope chinois revisité, Ai WEIWEI.
visite commentée, le bling bling des nouveaux riches en Chine, l'horoscope chinois revisité, Ai WEIWEI.
visite commentée, le bling bling des nouveaux riches en Chine, l'horoscope chinois revisité, Ai WEIWEI.

visite commentée, le bling bling des nouveaux riches en Chine, l'horoscope chinois revisité, Ai WEIWEI.

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 09:39

 Mme Monique LEFEBVRE, membre de la MAC'A, a reçu les classes d'Avignon tous les jours de la semaine durant l'expo et elle leur à conté des histoires en relation avec les œuvres des artistes qui exposaient. 

Monique LEFEBVRE anime l'exposition auprès des classes d'Avignon
Monique LEFEBVRE anime l'exposition auprès des classes d'Avignon
Monique LEFEBVRE anime l'exposition auprès des classes d'Avignon
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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 17:06
                                                                            ©David Colliau

©David Colliau

Né en 1954, Vit et travaille à Lille

 

Mathématicien, photographe, artiste bien sûr mais pour ses amis, qui lui ont donné le nom de Perlinpinpin, Perlin est un magicien.

Le travail de Perlinpinpin est ancré dans une perception, une représentation du temps qui est avant tout le temps d’une vie, une vie faite de souvenirs, de moments uniques, d’oublis. Dans ce travail de mémoire, acte de résistance face au passage irréversible des jours, Perlin tente d’enrayer le temps en recréant sa longueur, son rythme. Si les jours sont profondément inégaux, certains marquant à jamais une vie, la plupart sont négligeables dans leur répétition. C’est à cette multitude de jours qu’il redonne vie en les transformant en œuvres d’une beauté captivante ou en les transposant minutieusement dans des carnets où tout est noté. Travail rigoureux et lyrique, calculé avec la précision d’un mathématicien et l’intranquillité d’un poète.

Dans l’œuvre « Le temps n°2 » sur la lecture d’un passage du roman de Proust, l’artiste représente l’acte de lire comme une trame qui se tisse peu à peu et sur laquelle vient se greffer un acte de mémoire où reviennent les moments marquants de sa propre vie. Ce travail hautement conceptuel qui fige le passé dans le présent, réussit à mettre en image cette faculté de conscience qui nous permet d’arrêter le temps. En immobilisant le temps Perlinpinpin crée une trace d’éternité que notre contemplation de l’œuvre, continuera à maintenir en vie, à l’infini.

Perlin dit que les collectionneurs de son travail sont les gardiens de sa vie. Au cœur de cette phrase se trouve une explication possible du pouvoir de fascination qui émane du travail de Perlinpinpin. Cet envoûtement, ce sentiment de nostalgie mêlée de joie que l’on ressent, vient d’une compréhension intuitive de sa recherche artistique. En immobilisant le fil de sa vie il nous permet de nous imaginer enfilant le manteau de magicien et devenant les gardiens de nos propres vies car ce même travail de mémoire, cette trame et ce tissage des jours nous fait comprendre que toutes nos vies trouvent un écho dans le passage d’une seule vie.

J L-W 2017

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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 17:05
Paule Tavera-Soria

Vit et travaille à Avignon

 

Au cœur de l’œuvre artistique de Paule Tavera-Soria s’inscrit l’idée de transformation, de mouvement, de renouvellement. Changer, détruire, reconstruire. Glacis sur glacis, ponçage après ponçage, Paule se bat avec les matériaux et ce combat anime son œuvre d’une force et d’une beauté profonde. Si pages après pages nous construisons le roman de nos vies, Paule, matière sur matière, couches sur couches nous propose un roman artistique, un roman symbolique où vivre est l’essentiel, où l’art est comme un battement de cœur, discret, constant, vital. Il faut plonger dans ce travail, le contempler, le savourer pour repartir plus fort, pour comprendre la sérénité profonde qui s’en dégage, pour comprendre que l’acte de construire une vie, comme l’acte de construire une œuvre d’art, est un acte de fusion entre continuité et renouveau.

J L-W 2017

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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 16:34
Georges Stolf

Vit et travaille à Martigues

 

On peut considérer Georges Stolf comme un sculpteur du temps.

Non pour faire des sculptures d’un héroïsme grandiose à la gloire d’un souverain omnipotent mais bien au contraire en allant chercher dans les placards inexplorés du temps passé des matériaux abandonnés, des restes négligés, des laissés pour compte voués à l’invisibilité. Bouteilles en plastique, barquettes en aluminium, sachets en plastique, fourchettes brisées deviennent les héros de ce travail inattendu où fragilité devient force poétique. Un travail qui nous emmène dans les vagabondages aussi bien pensés que marchés d’un artiste qui joue avec l’oubli et le transforme en temps « retrouvé ». En donnant une seconde vie à ces matériaux destinés à l’abandon, Georges Stolf modifie notre regard, déjoue le cours du temps et compose un travail qui surprend et séduit.

Si notre conscience du temps est individuelle, nous la partageons collectivement. Nous parlons de mémoire collective et pourtant nous ne parlons jamais d’oubli collectif. Ces personnages sans visage, ces oiseaux, bouteilles tailladées, qui existent dans la transparence ou dans les ombres projetées, deviennent les sentinelles de notre mémoire et de notre oubli. Georges Stolf ne crée pas des personnages uniques, il décline des variations sur un thème où multitude parle de solitude, d’anonymat mais aussi de force et de joie. Ses fourchettes cassées, si symboliques de notre humanité, marchent en avant, vers un futur inconnu, ses oiseaux jouent dans la lumière, et un sourire éclaire nos visages.

J L-W 2017

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Published by MAC'A
8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 16:47
Didier Le Gleuher

Le contrôle de l'œuvre va m'échapper et laisser libre cours au temps, à la patience, à la répétition. La création humaine, c'est un champ d'absolue liberté.

Didier Le Gleuher

 

Un travail artistique est un acte d’une grande solitude où chaque œuvre est une trace dans le chemin personnel de l’artiste. Pour Didier Le Gleuher être artiste est un choix de vie et cet engagement devient une quête personnelle tout aussi inévitable que le passage du temps.

Dans ses sculptures récentes on découvre un équilibre fragile qui s’inscrit dans la mémoire d’un mouvement et qui, au moindre souffle, redevient mouvement.  Dans ses peintures, les gestes se répètent tout en gardant une identité farouche et l’œuvre finie reste unique dans sa couleur. Une installation récente nous montre une série de sphères à l’intérieur laqué d’une couleur lumineuse, à l’extérieur strié de lignes dessinées à l'encre de chine, telles des veines parcourant une peau marquée par le passage du temps. Le travail du dessin accentue la fragilité de ces pièces. Une harmonie fracturée est au cœur du travail de Didier Le Gleuher, elle nous parle de vulnérabilité, de devenir, elle est la signature d’un artiste en constant renouvellement.

J L-W 2017

 

I lose the control of the work that now belongs to time, patience, repetition. Human creation is a space of absolute freedom.

Didier Le Gleuher

 

Working as an artist is an act of great solitude where each work is a trace in a personal and artistic path. For Didier Le Gleuher to be an artist is a chosen way of life and this commitment shapes a private search as inevitable as the passing of time. His recent sculptures show a fragile equilibrium that exists within the memory of a movement, waiting to become movement again at the slightest breath of air. In his paintings, the gestures are repeated while keeping a defiant identity and the finished work stays unique in its choice of a single colour. A recent installation presents a series of spheres, lacquered inside in a single luminous colour, streaked outside with lines drawn in ink, such as veins flowing through a skin marked by the passing of time. The way DLG controls the drawing accentuates the fragility of these works. A fractured harmony is at the heart of Didier’s work, it speaks of vulnerability, of becoming, it is the signature of an artist in constant flux.

J L-W 2017

 

Didier Le Gleuher vit et travaille en Provence.

www.didierlegleuher.blogspot.fr

dlegleuher@yahoo.fr

06 18 97 38 84

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Published by MAC'A