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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 07:44

Pour la première sortie de la saison 2012-2013, organisée par la dynamique équipe de l'association, le Lycée Agricole François Pétrarque nous a ouvert ses portes.

Il s'agissait de découvrir l'un des fleurons de l'architecture contemporaine, la ville d'Avignon en compte peu, mais ici nous sommes en face d'un chef dœuvre de conception et de réalisation. Il faut dire que les architectes qui ont œuvré à ce projet :

 

 

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s'inscrivent dans la filiation de Le Corbusier et ont recherché ici à créer une architecture fonctionnelle, à l'échelle humaine, et qui tienne compte des contraintes locales : le mistral, le soleil  et enfin la proximité de la Durance avec ses inondations - un réseau de redristribution de l'eau, avec gargouilles et cônes de récupération, a été mis en place.

Le bâtiment, achevé en 1969 a été classé à l'inventaire des Monuments Historiques dès 1989, et l'on note bien des rapprochements  avec le Monastère de la Tourette .

 

15-09-2012-lumix-014.jpgMadame Recubert, enseignante au Lycée, guidait cette visite et montre ici le plan de l'établissement représenté dans ce bas-relief. On le constate, le plan est très original et les différents bâtiments s'articulent en ailes de moulin,  l'alternance de petites stuctures permet de couper le vent.


Les salles de cours, en bas, sont autant de petites unités séparées par des patios,

 

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la végétation alterne avec le béton, partout les murs agissent en coupe-vent et les fenêtres sont protégées par des panneaux "brise-soleil". Grâce à eux, tout l'établissement est éclairé, partout, par la lumière naturelle, sans qu'elle ne soit, jamais, une gêne.

 

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  Ici , l'escalier de l'internat au fond du jardin ;
 et à droite, une vue latérale de l'Internat et de la cheminée de la chaufferie.


 

 

Le matériau est donc le béton, mais le béton brut de décoffrage, gardant  l'empreinte du bois,

 

 

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Le groupe de la MAC'A sur les toits,

 

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en premier plan un demi-cône brise soleil.


 

L'après midi, la découverte du patrimoine architectural contemporain nous a conduits à travers Agroparc, qui devient au fil des constructions et installations un vrai pôle scientifique, économique, mais aussi culturel, pour la ville d'Avignon.

 

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On aperçoit Agroparc derrière le gymnase du lycée Pétrarque, à droite le bâtiment du Grand Avignon.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 10:59

L'exposition à la galerie 16/10 se prolonge au mois d'août, Karine Debouzie recevra les visiteurs sur rendez-vous :

 

Galerie 16/10, 10 rue du portail Magnanen - Avignon
Visites sur rendez-vous au +33 6 52 18 99 07

 

L'installation "Evolucyte" s'y propage durant toute la durée de l'exposition :


 

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Les bulles de latex colonisent les murs, le sol et le plafond de la galerie. Les bulles, il faut les percer pour que le latex prennent une surface lisse. Mais ce n'est pas seulement cela, il y a un petit côté science-fiction avec cette colonie, mi-organes, mi-organismes que l'on pourrait presque croire vivants. Le vivant n'est jamais loin dans l'œuvre de Karine Debouzie, notre corps en est au centre, l'enveloppe et la chair,  tous nos composants, ceux qui restent et prennent leur indépendance,


 

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pour mieux nous représenter.

 

Autre lieu, la cour des Archives Municipales avec l'exposition "Hyper . corps" , visible encore jusqu'au 10 août 2012. Ici elle partage le lieu avec un autre artiste avignonnais, Matthieu Faury.

 

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Le projet est présenté ainsi :


"Qu’y a-t-il sous la peau ?
Qu’y a-t-il dans nos gênes ?
Le corps est comme l’univers, il est encore plein de territoires à découvrir et explorer.
La comparaison n’est pas anodine : la ressemblance entre la série d’images médicales présentées par Karine Debouzie et les images spatiales est extrêmement frappante. 2012, odyssée du corps.
Comme toujours on découvre l’infiniment grand au fond de l’infiniment petit.
Un autre monde assurément, où il serait aussi possible pour l’homme d’être enceint.
Au delà des images et de la matière, les mots et les concepts prennent maintenant un sens nouveau.
Carnation/incarnation résonnent dans le travail de Karine Debouzie, Création/procréation dans celui de Matthieu Faury. La connaissance et l’éthique croisent le chemin de l’art."

 

La confrontation peut déranger, mais elle questionne, c'est bien l'essentiel.  Le choix d'un esthétisme froid, le noir et blanc, l'aspect métallique... permet  la distance par rapport à des questions profondes, fondamentales et souvent douloureuses, sur notre identité sexuelle, notre identité en tant qu'être humain.

 

 

Exposition du 13 juin au 10 août 2012
Karine Debouzie & Matthieu Faury
Cour des Archives municipales

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 18:42

Comme chaque été Le Conseil général de Vaucluse organise une exposition à la chapelle Saint Charles, dans la rue du même nom. Cette année c'est le sculpteur Etienne Viard qui présente ses oeuvres dans la cour,

 

 

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« Autodidacte, Étienne Viard s'intéresse d'abord à la céramique, puis, se consacre à la sculpture, travaillant notamment l'acier « corten ».

Chaque pièce est issue d'une longue réflexion consolidée par des dessins, des découpages, des maquettes en préalable à l'œuvre. L'acier en barre ou en feuilles épaisses est découpé puis modelé, puis plié à froid. Les lignes verticales dominent, fortes et souples, évoquant le végétal. Elles laissent s'insinuer la lumière qui rythme et souligne les volumes, ouvrant l'espace, vers l'horizontale.

L'acier « corten » est défini suivant la norme AFNOR (EN 10025-5:2005) comme un acier auquel un certain nombre d'alliages, tels que le phosphore, le cuivre, le chrome, le nickel, le molybdène, ont été ajoutés afin d'en accroître la résistance à la corrosion atmosphérique par la formation d'une couche auto-protectrice d'oxydes sur le métal de base sous l'influence des conditions atmosphériques. »

 

http://www.vaucluse.fr

 


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Dans ce lieu, les sculptures prennent pleinement leur place, jouant de l'ombre et de la lumière, mettant en valeur les équilibres et l'impression de mouvement. Etienne Viard s'inspire de la nature, pour créer à partir d'un métal rétif ces formes d'une étonnante légèreté, et qui semblent se poser  doucement sur le sol.



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Sans dessin préalable, Etienne VIard recherche la forme, le mouvement avec des maquettes en métal maléable. Ensuite un prototype en dur lui permettra de retrouver le geste premier qu'il faudra ensuite tenter de reproduire dans une structure monumentale, dans la forge grâce à des torsions à chaud.

 

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Le 26 juillet 2012, Marion MOLLARD, directrice-adjointe de la Culture au Conseil général a présenté cette exposition à un groupe de la MAC'A, 

 

 

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 09:20

Extra-muros, à quelques pas des remparts, mais loin de l'agitation qui règne à l'intérieur, l'école de danse de l'avenue des Sources accueille le festival OFF et devient "Studio théâtre Avignon temps danse".

   

Perrine Gaspard, artiste avignonnaise, présentait son travail, en osmose avec le lieu :

 

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sur les murs du hall, et le jour où je suis passée, sur le sol aussi, car le vent empêchait d'annexer l'extérieur,

 

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Une série de croquis, pris sur le vif de la danse, complétait les toiles et dessins que Perrine Gaspard avait choisi de présenter ici, portraits émergeant de la blancheur de la feuille en ombres diffuses, corps étirés, éclatés, gardant leur mystère profond, avec la couleur en point d'orgue.


 

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STUDIO THÉÂTRE AVIGNON TEMPS DANSE

Avenue des sources - 1, impasse Massena
84000 Avignon

t° 04 90 82 08 59

 

Le site de Perrine Gaspard : perrinegaspard.hautetfort.com/

 

En savoir plus sur l'expressionnisme contemporain : voir la page jointe ICI


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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 17:19

In Street c'est un collectif de jeunes artistes, animé par Romain Le Liboux et Jules Barras,  qui a pour but de promouvoir les  arts urbains. Déjà en 2011, ils avaient voulu s'inspirer de la campagne d'affichage durant le festival OFF d'Avignon, mais trop discrètes sans doute, les oeuvres se sont retrouvées noyées. L'objectif 2012 était d'être plus présents, via la campagne d'affichage, mais surtout par une présence permanente dans plusieurs lieux, plus inhabituels pour l'art urbain à Avignon, que le parking des Italiens.

 

logo In Street

 

Parmi les lieux investis, ma liste ne sera pas exhaustive, la Galerie Tampopo, qui  acceuille des expositions temporaires, trois, quatre jours, l'objectif : que tous les artistes invités puissent exposer et y réaliser des performances, ici Kouka, le 13 juillet,

 

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À l'école Pouzaraque,devenue pour le  Festival Off   « l'École du Spectateur » - In Street redonne des couleurs à la cour avec la contribution du Gang de la Wool et d'Aurore Pelisson de l'ACA (autre collectif de jeunes artistes),


 

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Chifumi, en bas à gauche, a réalisé une fresque en papier collé et découpé in situ, une vraie prouesse ,


 

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Autre lieu, autre école devenu espace festivalier, "Présence Pasteur", rue du Pont Trouca, à la fois dans la rue,

 

 

 

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et dans la cour,

 

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16 07 2012 017Artistes invités :

Kouka - Paris

http://www.kouka.me

THTF - Lyon

http://www.thtfcollective.com

Benjamin Laading   - Paris

http://benjamin.laading.net

Chifumi - Mulhouse

http://chifumi.fr

Tony Weingartner - Strasbourg

http://www.isneyland.fr

Pablito Zago - Avignon

http://www.artistikkommando.com

ërell – St Etienne

http://www.flickr.com/photos/erell

Goddog – Avignon

http://latelierdegoddog.blogspot.com

Esem - Lyon

http://karimdesign.ultra-book.com/

Terak : (musique) - Lyon

http://www.youtube.com/user/terakbeatmaker/

Jonathan Dostert: (vidéo) - Lyon

http://www.flickr.com/photos/jo_dost/

 

 

Retrouvez In Street  :  http://www.facebook.com/pages/In-street-Avignon-Street-art-festival

 

et l'ACA : http://www.facebook.com/peinturefresh

les artistes de l'ACA :

 

Kat's Eye, Marvins Legris, AurorePelisson, Polo 51.67, Roots Art, Romain  Stepeck, Stesuna, Olivier Tresson.

  auxquels se sont ajoutés pour ces créations, Natinath,  www.natinath.com (ci-dessus à droite)

  et Nice Art Pochoiristes, www.nice-art.net 

  et d'autres à retrouver sur le profil FB de l'ACA.

 

 


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D'autres oeuvres un peu partout dans la ville et des rencontres, encore, notamment à la Galerie Tampopo, jusqu'à la fin du mois de juillet.

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 07:31

C'est à Castelnau Le Lez que la MAC'A avait donné rendez-vous à ses adhérents et sympathisants le samedi 6 juin 2012.

 

Le matin, la visite a débuté avec la visite de la Maison de la gravure Méditerranée où nous avons été accueillis par Vincent Dezeuze et Frauke Batbedat, deux des co-fondateurs de ce lieu associatif qui reçoit des artistes en résidence, organise des ateliers et des stages pour adultes et pour enfants, des interventions dans les écoles, des expositions régulières…

 

Maison de la Gravure

Nous avons pu échanger également avec Mustapha Belkouch, plasticien marocain actuellement en résidence, et découvrir les trésors de la Maison : plus de 10 ans de travaux, d’une richesse et d’une variété impressionnantes, de Marc Granier, Véronique Agostini, Judith Rothschild, Maoual, Akané Kirimura, Sam Kerson…

 

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Etait présentée « Racine d’Aleph », exposition de Vincent Dezeuze, réalisée lors d’une résidence au Maroc.

 

Le site de la maison de la gravure : www.maisondelagravure.eu

 

 

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L’après-midi, nous avons visité la Fondation du Pioch-Pelat ARPAC (association régionale pour la promotion de l’art contemporain), créée il y a 30 ans à l’initiative d’Henri-Michel Morat, médecin-psychiatre qui a mis en place des ateliers d’arts plastiques et d’écoute musicale en milieu hospitalier.

L’association, située dans une belle demeure du XIXème siècle au milieu d’un parc, organise plusieurs expositions par an dont le point commun est la volonté d’étonner, de bousculer, de « provoquer les curiosités ».

Etait présentée « Que le temps s’arrête », exposition de Michel Poirisse, peintre hyperréaliste.

Le site de L'ARPAC :   http://arpac.free.f

 


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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 15:32

La plasticienne Hiroko Nakajima était l'hôte de l'atelier d'Yves Muller, à Avignon, dans le cadre d'une résidence croisée.

 

Le dimanche 27 mai elle a réalisé deux œuvres en présence du public,

 

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Les œuvres réalisées durant cette résidence étaient exposées samedi 2 et dimanche 3 juin dans l'atelier, dont ces deux encres :

 

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le "Rhin" et le "Rhône"

 

Hérité de la tradition de la calligraphie japonaise, le travail d'Hiroko s'en détache pour aller vers le minimalisme et ne garder que l'essence du ressenti.

 

Le photographe Yves Muller, dont les Avignonnais connaissent les séries sur les meurtrières et sur les archives municipales et départementales, sera accueilli en retour en Allemagne, par Hiroko Nakajima.

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 18:38

 

Jusqu'au 3 juin, la chapelle du Miracle, rue Velouterie accueille une très belle exposition,  "Ordalie", réunissant 5 plasticiens, Edmée Delsol, François Rabant, Christine Ray, Albane Salleron, Dominique Soudoplatoff.

 

Ordalie affiche
Chacun à sa manière ces artistes investissent le lieu avec juste ce qu'il faut de parcimonie pour faire entrer en résonance les oeuvres et l’architecture bouleversée de cette ancienne chapelle qui garde malgré tout une belle unité. La lumière est présente, suffisamment, mais laisse les zones d'ombre indispensables au mystère. L'exposition a vraiment été conçue pour ce lieu exceptionnel et certaines œuvres conçues in-situ.

 

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Edmée Delsol associe le verre et la céramique pour des sculptures qui dialoguent directement avec le lieu et apprivoisent la lumière .

 

Sculptures-Edmee-Delsol.jpg

 

Elle recherche les « passages où se mêlent dualité, correspondance et où s'allient la terre et le verre, la terre et le ciel. »

 

François Rabant propose une installation qui ouvre l'exposition et capte la lumière pour entraîne l'oeil vers l'autre installation, celle d'Albane Salleron.

 

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Les deux se répondent, François Rabant parle de la chute dont l'homme se relève différent, et l'argile où il tombe conserve son empreinte. Albane Salleron propose un chemin de croix qui appelle à la l'élévation par la rencontre entre la toile qui blanchit dans la verticalité et l'horizontalité impressionnante de la poutre qui barre la chapelle. La croix est ici la croisée des chemins et les plis rêvés qu'elle propose sur ses toiles absorbent l'horizontalité de l'homme dans son quotidien pour ne laisser que le vertical. (malheureusement les photos se rendent pas du tout hommage à ce travail tout en nuances qu'il faut découvrir sur place.)

 

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Christine Ray nous conte les multitudes qui peuplent nos mémoires et qui se pressent en cortèges qui s'éloignent.

 

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A travers la gravure, les pigments ce sont les traces, l'écriture qui témoignent de ces présences.

 

Dominique Soudoplatoff cherche dans la pierre, le marbre, la fragilité de l'humain dans les éclats,

 

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elle fige les plis, la matérialité d'un livre et des ses pages dans des surfaces polies et des blocs. Le papier froissé poursuit par sa blancheur cette recherche mais apporte la grandeur, l'éphémère aussi, et les sculptures de papier jaillissent des murs et viennent évoquer les gisants.

 

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Les artistes

 

 

Exposition à découvrir tous les jours de 10h à 20 h

Chapelle du Miracle, 13, rue de la Velouterie

Entrée libre
Tous les jours à midi, lecture  par Jacques Artigues - comédien
à 18 heures performance de Jacques Rabant  

 

NB: plus que la réalité des oeuvres, les photographies tentaient de capturer l'ambiance de l'exposition et le dialogue avec l'architecture si particulière du lieu.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 08:48

Il est difficile de dissocier les  deux villages  de la Haute Provence que nous avons visités en ce samedi presque estival, Simiane la Rotonde et Banon. Ces villages proches ont su, chacun à leur manière et grâce à leurs habitants, ne pas se contenter du  pitoresque et des  traditions pour tenter l'aventure de la diversité culturelle. 

 

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 Des champs de coquelicots à damner tous les peintres.

 

 

La "Maison de Brian" est une galerie d'art contemporain, au cœur du vieux village de Siminane la Rotonde, si bien restauré et entretenu depuis que Brian Featherstone l'a fait revivre.

Martine Cazin y présente aujourd'hui son travail,

 

             Martine-Cazin-presente-son-travail.jpg

 

ici au groupe de la MAC'A, et bientôt à la galerie l'R du Cormoran à Pernes les Fontaines. Un travail tout en finesse dans la recherche de la vibration du trait, à l'infini.

Sur une période de trois mois elle propose  des expositions temporaires consacrées à des artistes dont les oeuvres dialoguent à la fois avec le lieu, mais aussi entre elles. 


Maison-de-Brian.jpgUn aperçu de l'ambiance du lieu, avec à gauche les peintures de Christian Perrier et à droite celles de Stéphanie Ferrat avec en premier plan des céramiques de Gisèle Buthod-Garçon, jusqu'au 31 mai 2012.  Les photographies in-situ ne rendent pas justice au travail de ces artistes,  ni au lieu lui-même qui sait conjuguer modernité et authencité.


Des expositions temporaires se tiennent aussi dans la "Rotonde", ancien donjon et chef d'oeuvre d'architecture civile du XIIème siècle, ici une sculpture d'Eleonora Bruck,

 

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Le village de Banon marie la continuité d'une économie basée sur la tradition fromagère à des paris audacieux comme celui de Marie-Claire et Joël Gattefossé qui ont installé ici l'une des librairies les plus importantes de France, et qui doit encore s'agrandir.

 

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La librairie Le Bleuet n'est plus à présenter et lorsqu'on en pousse la porte, on ne peut qu'être stupéfait de la richesse de ses collections. Un exemple en cette période de crise du monde du livre, dont on ne peut qu'espèrer qu'il perdure.

 

Tout à côté, sur la gauche, un autre lieu à découvrir, l'atelier- galerie de Laurence Marty qui propose ses peintures,

 

Laurence-Marty.jpgsur le site de Banon

et tout un monde en papiers découpés, collés et peints, d'un grand raffinement et intemporel.

 

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La maison de Brian [ art contemporain ]

Le vieux village
04150 SIMIANE-LA-ROTONDE

http://lamaisondebrian.fr/

les artistes présents jusqu'au 31 mai :

Gisèle BUTHOD-GARÇON, céramique  http://gisele-buthod-garcon.com/

Stéphanie FERRAT, peinture  http://stephanieferrat.blogspot.fr/

Christian Perrier peintures  http://peintures-cperrier.pagesperso-orange.fr/index.htm

 

 

Le Bleuet

Place Saint Just
04150 Banon

 

Atelier Peinture et Papier Laurence Marty
Rue St Just
04150 - Banon

 

http://www.village-banon.fr/

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 08:16

La littérature a accompagné l'exposition, avec les textes choisis par les artistes, ceux choisis par Monique et enfin avec les lectures des "causeuses" (voir l'article ici).

 

Anne Saussois 2e étage centre

 

Voici deux extraits, parmi ceux qui ont marqué les visiteurs. Le premier a été choisi par Anne Saussois et il est extrait de "Espèces d'espaces" de Georges Perec :

 

« Nous nous servons de nos yeux pour voir. Notre champ visuel nous dévoile un espace limité: quelque chose de vaguement rond, qui s'arrête très vite à gauche et à droite, et qui ne descend ni ne monte bien haut. En louchant nous arrivons à voir le bout de notre nez; en levant les yeux, nous voyons qu'il y a un haut, en baissant les yeux, nous voyons qu'il y a un bas; en tournant la tête, dans un sens, puis dans un autre, nous n'arrivons même pas à voir complètement tout ce qu'il y a autour de nous; il faut faire pivoter le corps pour tout à fait voir ce qu'il y avait derrière. Notre regard parcourt l'espace et nous donne l'illusion du relief et de la distance. C'est ainsi que nous construisons l'espace: avec un haut et un bas, une gauche et une droite, un devant et un derrière, un près et un loin. »

 

11-03-2012-005.jpg

 

Le second texte a été choisi par Monique Lefebvre pour les lectures lors de la clôture de l'exposition. Il s'agit de l'esprit d'escalier de Michel Tournier :

 

"Dans la structure imaginaire privilégiée que constitue la maison, Gaston Bachelard attribuait un rôle fondamental au grenier et à la cave. A la maison toute de plain-pied – comme à l’appartement qui en est l'équivalent – il manque une dimension importante, la dimension verticale avec l'acte de monter et de descendre qui lui correspond. Cette dimension verticale, c'est l'escalier qui la matérialise, et plus particulièrement ces deux escaliers antithétiques et complémentaires : celui qui descend à la cave et celui qui monte au grenier, car, notez-le bien, on descend toujours à la cave, et on monte toujours au grenier, bien que la logique la plus élémentaire exige aussi l'opération inverse.

Or, si ces deux escaliers ont en commun un certain mystère et l’inconfort de leur raideur, ils possèdent des qualités bien différentes par ailleurs. Le premier est de pierre, froid, humide, et il fleure la moisissure et la pomme blette. L'autre a la sèche et craquante légèreté du bois. C'est qu'ils anticipent chacun sur les univers où ils mènent ; lieu d'obscurité et de durée épaisse, maturante et vineuse de la cave, ciel enfantin et poussiéreux du grenier où dorment le berceau, la poupée, le livre d'images, le chapeau de paille enrubanné.

Oui, c'est bien cela : l'escalier est anticipation du lieu où il mène, et cette anticipation atteint son degré le plus ardent lorsqu'il monte de la salle du tripot à la chambre de passe et s'emplit des balancements d'une robe outrageusement échancrée et parfumée.

On devrait instituer une société protectrice des escaliers. L'architecture misérabiliste qui les supprime ou les réduit à la portion congrue est déplorable. Les tours gigantesques se condamnent elles-mêmes en rendant inévitables les ascenseurs, ces ludions funèbres, ces cercueils verticaux et électriques. Une vieille loi de l'urbanisme – ou de l'urbanité ? - voulait qu'une volée de marches n’excédât pas le nombre de vingt et un d'un palier à l'autre. C'était la mesure humaine."

 

Les escaliers, même improbables, d'Anne Saussois ont cette dimension.

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