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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 17:06
                                                                            ©David Colliau

©David Colliau

Né en 1954, Vit et travaille à Lille

 

Mathématicien, photographe, artiste bien sûr mais pour ses amis, qui lui ont donné le nom de Perlinpinpin, Perlin est un magicien.

Le travail de Perlinpinpin est ancré dans une perception, une représentation du temps qui est avant tout le temps d’une vie, une vie faite de souvenirs, de moments uniques, d’oublis. Dans ce travail de mémoire, acte de résistance face au passage irréversible des jours, Perlin tente d’enrayer le temps en recréant sa longueur, son rythme. Si les jours sont profondément inégaux, certains marquant à jamais une vie, la plupart sont négligeables dans leur répétition. C’est à cette multitude de jours qu’il redonne vie en les transformant en œuvres d’une beauté captivante ou en les transposant minutieusement dans des carnets où tout est noté. Travail rigoureux et lyrique, calculé avec la précision d’un mathématicien et l’intranquillité d’un poète.

Dans l’œuvre « Le temps n°2 » sur la lecture d’un passage du roman de Proust, l’artiste représente l’acte de lire comme une trame qui se tisse peu à peu et sur laquelle vient se greffer un acte de mémoire où reviennent les moments marquants de sa propre vie. Ce travail hautement conceptuel qui fige le passé dans le présent, réussit à mettre en image cette faculté de conscience qui nous permet d’arrêter le temps. En immobilisant le temps Perlinpinpin crée une trace d’éternité que notre contemplation de l’œuvre, continuera à maintenir en vie, à l’infini.

Perlin dit que les collectionneurs de son travail sont les gardiens de sa vie. Au cœur de cette phrase se trouve une explication possible du pouvoir de fascination qui émane du travail de Perlinpinpin. Cet envoûtement, ce sentiment de nostalgie mêlée de joie que l’on ressent, vient d’une compréhension intuitive de sa recherche artistique. En immobilisant le fil de sa vie il nous permet de nous imaginer enfilant le manteau de magicien et devenant les gardiens de nos propres vies car ce même travail de mémoire, cette trame et ce tissage des jours nous fait comprendre que toutes nos vies trouvent un écho dans le passage d’une seule vie.

J L-W 2017

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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 17:05
Paule Tavera-Soria

Vit et travaille à Avignon

 

Au cœur de l’œuvre artistique de Paule Tavera-Soria s’inscrit l’idée de transformation, de mouvement, de renouvellement. Changer, détruire, reconstruire. Glacis sur glacis, ponçage après ponçage, Paule se bat avec les matériaux et ce combat anime son œuvre d’une force et d’une beauté profonde. Si pages après pages nous construisons le roman de nos vies, Paule, matière sur matière, couches sur couches nous propose un roman artistique, un roman symbolique où vivre est l’essentiel, où l’art est comme un battement de cœur, discret, constant, vital. Il faut plonger dans ce travail, le contempler, le savourer pour repartir plus fort, pour comprendre la sérénité profonde qui s’en dégage, pour comprendre que l’acte de construire une vie, comme l’acte de construire une œuvre d’art, est un acte de fusion entre continuité et renouveau.

J L-W 2017

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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 16:34
Georges Stolf

Vit et travaille à Martigues

 

On peut considérer Georges Stolf comme un sculpteur du temps.

Non pour faire des sculptures d’un héroïsme grandiose à la gloire d’un souverain omnipotent mais bien au contraire en allant chercher dans les placards inexplorés du temps passé des matériaux abandonnés, des restes négligés, des laissés pour compte voués à l’invisibilité. Bouteilles en plastique, barquettes en aluminium, sachets en plastique, fourchettes brisées deviennent les héros de ce travail inattendu où fragilité devient force poétique. Un travail qui nous emmène dans les vagabondages aussi bien pensés que marchés d’un artiste qui joue avec l’oubli et le transforme en temps « retrouvé ». En donnant une seconde vie à ces matériaux destinés à l’abandon, Georges Stolf modifie notre regard, déjoue le cours du temps et compose un travail qui surprend et séduit.

Si notre conscience du temps est individuelle, nous la partageons collectivement. Nous parlons de mémoire collective et pourtant nous ne parlons jamais d’oubli collectif. Ces personnages sans visage, ces oiseaux, bouteilles tailladées, qui existent dans la transparence ou dans les ombres projetées, deviennent les sentinelles de notre mémoire et de notre oubli. Georges Stolf ne crée pas des personnages uniques, il décline des variations sur un thème où multitude parle de solitude, d’anonymat mais aussi de force et de joie. Ses fourchettes cassées, si symboliques de notre humanité, marchent en avant, vers un futur inconnu, ses oiseaux jouent dans la lumière, et un sourire éclaire nos visages.

J L-W 2017

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Published by MAC'A
8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 16:47
Didier Le Gleuher

Le contrôle de l'œuvre va m'échapper et laisser libre cours au temps, à la patience, à la répétition. La création humaine, c'est un champ d'absolue liberté.

Didier Le Gleuher

 

Un travail artistique est un acte d’une grande solitude où chaque œuvre est une trace dans le chemin personnel de l’artiste. Pour Didier Le Gleuher être artiste est un choix de vie et cet engagement devient une quête personnelle tout aussi inévitable que le passage du temps.

Dans ses sculptures récentes on découvre un équilibre fragile qui s’inscrit dans la mémoire d’un mouvement et qui, au moindre souffle, redevient mouvement.  Dans ses peintures, les gestes se répètent tout en gardant une identité farouche et l’œuvre finie reste unique dans sa couleur. Une installation récente nous montre une série de sphères à l’intérieur laqué d’une couleur lumineuse, à l’extérieur strié de lignes dessinées à l'encre de chine, telles des veines parcourant une peau marquée par le passage du temps. Le travail du dessin accentue la fragilité de ces pièces. Une harmonie fracturée est au cœur du travail de Didier Le Gleuher, elle nous parle de vulnérabilité, de devenir, elle est la signature d’un artiste en constant renouvellement.

J L-W 2017

 

I lose the control of the work that now belongs to time, patience, repetition. Human creation is a space of absolute freedom.

Didier Le Gleuher

 

Working as an artist is an act of great solitude where each work is a trace in a personal and artistic path. For Didier Le Gleuher to be an artist is a chosen way of life and this commitment shapes a private search as inevitable as the passing of time. His recent sculptures show a fragile equilibrium that exists within the memory of a movement, waiting to become movement again at the slightest breath of air. In his paintings, the gestures are repeated while keeping a defiant identity and the finished work stays unique in its choice of a single colour. A recent installation presents a series of spheres, lacquered inside in a single luminous colour, streaked outside with lines drawn in ink, such as veins flowing through a skin marked by the passing of time. The way DLG controls the drawing accentuates the fragility of these works. A fractured harmony is at the heart of Didier’s work, it speaks of vulnerability, of becoming, it is the signature of an artist in constant flux.

J L-W 2017

 

Didier Le Gleuher vit et travaille en Provence.

www.didierlegleuher.blogspot.fr

dlegleuher@yahoo.fr

06 18 97 38 84

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Published by MAC'A
5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 19:30
Aurore VALADE

Aurore Valade, née en 1981, vit et travaille entre Arles et Madrid.

Diplômée de l’École des Beaux-arts de Bordeaux et de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles. En 2015/2016 elle est membre artiste de la Casa de Velázquez, Académie de France à Madrid.

Son travail sur les intérieurs lui a valu de nombreux prix dont celui de la Fondation HSBC pour la photographie en 2008. En Juillet 2017 elle reçoit le Prix Photo Folio Review Award des Rencontres d’Arles qui donnera lieu à une exposition personnelle pour les Rencontres 2018.

 

« Intérieurs mexicain »

Une série de 14 photographies produite dans le cadre d'une résidence d'artiste initiée par l’Institut Français d’Amérique Latine (IFAL) / Ambassade de France au Mexique, pendant le cycle d'expositions "Mano a Mano, Regards croisés photographiques France-Mexique".

 

Le travail d'Aurore Valade est un travail de composition qui dépasse les limites habituelles de la photographie. Aurore crée des mises en scènes photographiques où les personnages se dévoilent à travers leur environnement, jouant leur propre rôle dans leur intérieur devenu studio de prises de vues. Témoignage, inventaire, la réalité devient fiction.

Aurore manipule les procédés photographiques les plus sophistiqués pour construire une image finale très picturale. De ce travail lent et précis, qui demande un contrôle rigoureux des couleurs et des formes, nait un univers, une œuvre finale qui en une seule image raconte toute une vie.

Le temps, celui de vivre, devient le sujet principal.

J L-W 2017

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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 09:35
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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 12:07

PATIENCE ET LONGUEUR DE TEMPS

 

cinq artistes, cinq représentations du temps qui passe

 

 

 

« Gagner du temps, perdre son temps ou prendre son temps » ces expressions témoignent de nos tentatives humaines de ne plus subir le temps mais de le contrôler, ce temps irréversible qui coule du passé au futur.

 

Notre vie passée, nos souvenirs deviennent des images. Parmi ces images, certaines prennent une force symbolique qui nous aide à trouver un sens, une direction, des racines. Certains objets, certaines sensations  ont le pouvoir de nous faire revivre nos souvenirs et ancrent ainsi le passé dans notre présent.

 

Dans cette exposition, cinq artistes contemporains nous invitent à un voyage qui suit leur représentation personnelle du temps.

 

Didier Le Gleuher

Perlinpinpin

Georges  Stolf

Paule Tavera Soria

Aurore Valade

 

Au cœur de leur recherche artistique se trouve la quête d'une forme d'éternité. Pour ceux qui créent, l'oeuvre finie est soustraite au temps, pour ceux qui regardent, l'acte de contemplation est un acte qui libère du moment présent.

 

La suggestion d'infini que nous offre un travail artistique qui peut être décrit comme une œuvre hors du temps, est le but du voyage proposé par cette exposition.

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 13:48

Membre d'une famille d'artistes et de créateurs reconnus, Thierry SRIBNY est celui d'entre eux qui a le plus travaillé avec les outils photographiques. Ce grand solitaire, dans sa tête, devient très abordable et à l'écoute dans sa vie en société où s'estompe progressivement sa timidité, ou plutôt sa grande discrétion, dans un humour caractéristique.

Il est grand amateur des toutes dernières technologies de l'univers des outils de photographie. Paradoxalement, il «trafique» très peu ou prou ces œuvres après leur saisie sur un capteur photosensible ou sur une pellicule. Il sait nous emmener dans des mondes totalement abstraits qui sont pourtant issus très directement de simples et fantastiques prises de vues.

A l'exposition, il ne faut pas rater son tout dernier travail sur la luminosité terrestre qui fait face à la puissance des ciels écossais.

Focus sur Thierry SRIBNY
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 13:44

Thierry MAINDRAULT présente sa première exposition d'œuvres photographiques, en 1966, aux Champs Elysées de Paris. Ensuite, c'est le partage entre les expositions dans toutes les grandes expositions internationales et les études de prises de vues avec, entre autres, Georges BRASSENS, Georges MOUSTAKI ou Serge REGGIANI pour la chanson française ; T BONE WALKER, James BROWN, Randy WESTON et autres pour le Blues. Après quelques années de suspension photographique, vers l'an 2000, il reprend les recherches sur l'image et son impact et il présente ses créations dans les expositions, Paris, Arles, Aoste, etc., sur des thématiques très variées.

Devenu le secrétaire général du Collectif International de Créateurs Photographiques : Optim'Art, Thierry MAINDRAULT multiplie les scénographies internationales pour la mise en valeur du travail des autres créateurs photographiques contemporains [Arles 2008, Terres et Poètes, Homme Notre Patrimoine, Carrefour International de la Créativité Photographique, Journées Européennes du Patrimoine, Pertes de Mémoire, Fotografia Dell'Arte, Bis & Repetita, Patrimoine du «21ème Siècle», etc.].

Focus sur Thierry MAINDRAULT
Focus sur Thierry MAINDRAULT
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 13:40

Carolina CUNEO est née à Gê­nes, où elle vit et tra­vaille. Elle a abordé la photo­gra­phie d'abord comme au­to­di­dacte ; puis, en suivant le cours de Al­ber­to TERRILE et de Giu­lia­na TRAVERSO. Elle a éga­le­ment par­ti­ci­pé aux ateliers du pho­to­gra­phe amé­ri­cain Dou­glas BEASLEY, et pour la photo­gra­phie créa­tive, de Mau­ri­zio GALIMBERTI. Elle a fait ses premières expositions per­son­nel­les à Gê­nes. Après un atelier, elle a pu ex­po­ser avec "Quel­li di Fran­co Fon­ta­na". En 2013, elle expose à New York au Queens Col­le­ge Art Cen­ter et à A.I.R. Gal­le­ry. En 2015, elle ex­pose "Il mare di mez­zo" le projet d'Al­ge­bar, dans l'es­pace 23 du Pa­laz­zo Du­cale, à Gê­nes. Elle or­ga­nise et col­la­bore les ac­tivi­tés de "Le arie del tem­po", de­puis le 2002. En 2014 son li­vre sur le thème du voyage "Quan­do la piog­gia cade obli­qua» a été publié chez Cam­pa­not­to. Depuis 2016, elle enchaîne les expositions internationales [Canada, France, Italie, etc.].

Focus sur Carolina CUNEO
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