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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 10:37

Depuis toujours l'homme façonne le paysage et oublie souvent, de plus en plus souvent, qu'il doit tout à la nature dont il est né et dont il continue à faire partie intégrante, et même s'il l'oublie malgré tout.  C'est justement l'objet de l'installation proposée par Frédéric Fourdinier à la Galerie des Paysages,

 

 

We-come-from-nature-but--jpg

 

Le constat est sévère et l'esthétique froide de l'installation le corrobore. Tronçonneuse, arbres tombés, paysages de fin du monde, une lumière verte baigne l'ensemble pour rappeler sans doute que tout ne peut pas être noir (?).


Le paysage est toujours au centre de l'oeuvre de cet artiste franco-belge qui vit à Oppède, tout autant  que l'arbre symbole fort de la nature. Frédéric Fourdinier travaille sur des séries et dans certaines l'apport humain se détache en blanc sur le paysage, comme si l'intervention humaine l'avait arraché. Dans la série "urban landscapes" ce sont au contraire les structures dues aux hommes qui se colorisent de vert. Le jeu des interactions...

Dossier de présentation des autres travaux consultable sur place.

Une série est présentée en vidéo dans l'exposition, des dessins hallucinés inspirés par la guerre de 14-18.

L'installation nous parle, elle, de nos massacres à la tronçonneuse...

 


12-07-11-003-copie-2.jpg

 

 

Galerie des Paysages

14 rue Campane

84000 Avignon

04 90 84 12 20

 

 

http://www.frederic-fourdinier.com/

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 07:47

La Médiathèque Ceccano propose une importante exposition autour du thème du livre d'art et du livre d'artiste.


Des-artistes-et-des-livres.jpg

 

 

Georges Frechet, conservateur en chef du fonds patrimonial et commissaire de  l'exposition,a accepté de la présenter à un groupe de la MAC'A. Les oeuvres présentées ici sont toutes extraites des fonds de la bibliothèque et proposent un parcours depuis les prémices, le livre illustré par des artistes jusqu'au livre objet contemporain, que Jean-Gabriel Coscuella lors de la conférence du 11 juin dernier, définissait comme un livre à quatre mains, l'auteur, l'artiste, l'éditeur, et bien entendu le lecteur, et que l'on définit comme livre d'artiste.

Le livre de peintre est apparu au XIXème siècle et cette exposition a le mérite de faire la part belle à des artistes régionaux : Valère Bernard, Joaquim Sunyer...

Le livre d'artiste est une création contemporaine, né dans les années soixante, il  tranche avec l'idée du livre de luxe pour se vouloir conceptuel. Il est à l'origine l'oeuvre d'un seul artiste qui conçoit et réalise le livre avec toute sorte de matériaux et l'ouvrage évolue vers le livre objet. Ici ce sont ceux proposés par l'atelier des Grames qui sont les plus représentatifs.


Car cette exposition a le mérite aussi de faire la part belle à des éditeurs novateurs et à leurs livres artisanaux, conçus souvent en collaboration entre un poète et un artiste (voir définition ci-dessus),

 

  • Anik Vinay & Emile-Bernard Souchière

Editions ATELIER DES GRAMES
Quartier des Grames
84190 GIGONDAS

 

  • Robert Gayraud 

Imprimeur typographe à Avignon.

 

  • Atelier Unes

BP 205, 83006 Draguignan

 

  • Jacques Clerc

Editions La Sétérée

  4, rue de Cromer
26400 CREST


   

et encore :

 

Lucie Ducel - Marchant Ducel

artiste qui se publie elle-même


Éditions de la Balance

Éditions de la Garonne

etc...

 

Une occasion donc de découvrir le livre d'artiste contemporain. Des rencontres et des animations ont proposé des ateliers d'écriture, de fabrication de livres, à Ceccano et dans les autres bibliothèques d'Avignon.

 

Exposition jusqu'au 23 juillet 2011

Médiathèque Ceccano 2, bis rue Laboureur - Avignon

Du lundi au samedi de 13 à 18 heures

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 16:02

 

Après « Blooming » en 2007, la Collection Lambert consacre une nouvelle exposition aux oeuvres de Cy Twombly, ses photographies, sous le titre prémonitoire du « Temps retrouvé ».

 

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Le temps figé des photographies, Cy Twombly l'a rejoint hier, mardi 5 juillet et s'est éteint à Rome à l'âge de 83 ans. Cette exposition dont il était le commisssaire associé avec Éric Mézil, directeur de la collection Lambert d'Avignon, propose un double regard, celui de ses photographies et celui qu'il portait sur le parcours d'autres artistes, sur le regard d'autres artistes sur la photographie qu'ils l'aient apprivoisée ou qu'il s'en soient fait une alliée. La salle consacrée à Rodin est en ce sens très révélatrice.


Comme toujours à la Collection Lambert la mise en espace et la présentation des œuvres qui suit et respecte leur rythme et leur souffle proposent une lecture à la fois originale et claire. Pas de rapprochement intempestif et obligé, mais un parcours où le temps est complice. La photographie y multiplie le temps, fausse les données, et bien souvent permet de retrouver des époques et des personnes disparues. Ce qui a été photographié a existé, c'est là le génie de la photographie comme le confirme Roland Barthes. David Clearbout nous suggère aussi que la photographie peut inventer une autre réalité. Et c'est bien là tout son charme.

 

Les photographies de Cy Twombly témoignent surtout d'un regard d'une très grande sensibilité qui a su fixer toutes les nuances, les instants éphémères dans l'éternité de l'œuvre d'art.

 

 

Du 12 juin au 2 octobre

http://www.collectionlambert.fr/

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 09:29

L'association le "Parcours de l'Art" propose à chaque automne de découvrir des œuvres contemporaines dans différents lieux d'Avignon. Certains lieux sont déjà des lieux d'exposition, comme par exemple la Maison Jean Vilar qui présente deux artistes  :


Inés Wickmann

 

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Elle revisite le mythe de Sisyphe à travers un labyrinthe aux reflets trompeurs et une installation vidéo. Venue de la peinture, elle crée aujourd'hui avec la vidéo des "peintures en mouvement" à partir de prises de vues qu'elle recompose. Elle travaille en étroite collaboration avec le musicien Francis Dhomont, qui crée d'après ses images, comme dans le film proposé ici. A moins que ce ne soit l'inverse, et qu'elle compose ses images à partir de la musique. Le labyrinthe est ici l'espace où l'on se perd,  favorisant l'errance et la quête aussi, étrangement envoûtant.

http://www.iwickmann.odexpo.com

 

Thierry Savini

 

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Il a déjà participé au Parcours de l'Art et ceux qui ont pu voir les œuvres présentées alors pourront constater que si la couleur disparaît des œuvres de Thierry Savini, la matière évolue et se densifie. dans les "objets charnels"  le côté mural est opposé aux reliefs de l'huile brute et les matières naturelles des objets sculptures apportent à la fois sensualité et rugosité. Ils explorent tous la nature humaine dans son intime et les encres, plus colorées,  nous ramènent à la condition de l'homme et à la mort symbolique Le travail de Thierry Savini se veut un "simple témoignage du vivant"  mais il va bien au delà, et c'est bien ce qui nous fascine et nous questionne.

http://www.thierrysavini.com/

 

Maison Jean Vilar

8, rue de Mons
Montée Paul Puaux
84000 Avignon

NB : l'exposition "Le Mystère Tchéckhov" est prolongée jusqu'au 30 octobre 2010

http://maisonjeanvilar.org

 

Parcours de l'art, jusqu'au 23 octobre 2010

Pour découvrir les autres artistes et les autres espaces :

 http://www.parcoursdelart.com 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 09:11

 

Josef Nadj revient dans le festival d'Avignon 2010 avec une performance et une exposition, inspirées toutes deux par le corbeau :

 

Joseph Nadj entretien-copie-1

Extrait de la brochure du Festival

 

 

La performance, c'est est vraiment une, avait pour cadre la salle Benoit XII. Les liens entre la danse et le dessin se resserrent, les frontières disparaissent,  et Josef Nadj invente une écriture dansée et devient lui-même pinceau vivant par immersion dans une matière noire et scintillante à la fois.


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Photographie prise à l'issue du spectacle.

 

Une immersion totale aussi pour le spectateur emporté par la musique de Akosh Szelevényi qui d'un effleurement, d'un pincement ou dans un souffle fait naître une musique intemporelle qui accompagne le cheminement de Josef Nadj, jusqu'aux limites du supportable.

Un spectacle d'une rare intensité.


Les  dessins et photogrammes de Josef Nadj sont exposés à la Maison des Vins - jusqu'au 27 juillet, entrée libre.


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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 09:02

 

Georges Rousse est photographe, mais peut-on résumer son œuvre à ses photographies ? Sans doute servent-elles de but final aux constructions, ses « architectures virtuelles », mais celles-ci, entre land-art et art conceptuel, ont fini par prendre leur autonomie.

Ainsi ce sont elles qui s'exposent, à Saint Rémy de Provence, où il était l'un des nombreux artistes invités au festival AP'Art, et à la chapelle Saint-Charles d'Avignon.


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Sur le site de l'artiste http://www.georgesrousse.com/

 

 

Leçon de l'UniversitéUAPV – jeudi 15 juillet 2010


 

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Jean-Marc Ferrari, directeur de l'Ecole d'art d'Avignon et Georges Rousse

 

Chaque année, dans le cadre de ses « leçons » estivales l'université d'Avignon organise des rencontres et notamment avec l'artiste (les artistes) invité par le Conseil Général de Vaucluse à la Chapelle Saint-Charles. Georges Rousse a parlé de sa démarche, concrétisée par un petit film de Gilles Perru, qui montre comment l'artiste procède, depuis la visite sur les lieux, au départ des lieux en friche, la photographie sur place, le dessin,  puis la construction de l'installation qui va transformer l'architecture, jusqu'à la photographie finale, qui est l'œuvre.

 

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Extrait du film, capture lors de la projection.

 

« L’architecture est la condition première et préalable à mon travail. Sans elle et sans cette mémoire ultime de l’architecture que je souhaite conserver, mon œuvre n’existerait pas ».


S'il choisit au départ, des lieux abandonnés, quasiment en ruine, c'est pour leur charge poétique, le vécu qu'ils conservent encore dans les pans de leur structures, le mobilier qui peut demeurer encore. Il transporte donc son « atelier nomade" de lieu en lieu, contruit ses architectures éphémères, prend ses photos et repart. Il revient rarement sur place voir comment sa construction a évolué, ce n'est pas ce qu'il cherche.

Mais depuis, ses constructions elles-mêmes se visitent et occupent des lieux prestigieux, un château à Saint Rémy, une chapelle baroque à Avignon. Ici, elle habille l'espace, cachant et découvrant à la fois l'architecture de la chapelle, le cercle blanc comme un symbole de l'objectif par lequel entre la lumière. D'où le nom de cette exposition, qui est en fait le symbole du lux, unité de lumière.

 

Lorsqu'on entre, on découvre en premier la photographie, puis en se retournant, l'installation d'acier et de bois qui recompose l'espace. Le cercle blanc qui court depuis le sol jusqu'à encercler le soleil baroque qui domine l'autel. le reste de la structure est noir, opposition majeure de l'ombre et de la lumière. L'architecture dévoile plus qu'elle ne cache, elle dirige le regard. Le murmure du Monde, en fond sonore, l'humanise.

 

 

 

Exposition  :expo Brousse

du 26 juin au 17 octobre 2010

Entrée libre

Chapelle Saint-Charles – Avignon

http://www.vaucluse.fr

 

Les autres expositions de Georges Rousse ICI


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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 19:06

Depuis hier, 21 juin, jour de l'été, le gigantesque éléphant dressé sur sa trompe est érigé sur la place du Palais des Papes. Image surréaliste dans le soleil couchant, avec la foule qui se presse pour la fête de la musique :

 

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Une oeuvre en bronze pesant six tonnes, et  il parait qu'elle oscille...

 

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Les élèves du CFA terminent l'installation de l'estrade qui entoure l'éléphant.


L'exposition Terra-Mare se tiendra dans trois lieux, du 27 juin au 7 novembre 2010 :

- à la Fondation Lambert

- au Palais des Papes

et au Petit Palais qui proposera des oeuvres gothiques de Majorque, dont Miquel Barceló est originaire.

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 19:23

Correspondance avec soi-même amorcée lors du Parcours de l'Art 2009, au Cloître Saint Louis, qui prend toute sa dimension poétique ici.

Le soi de l'au dedans, notes intimes et repères d'avant le voyage, mesures des parcours, morceaux de soi que l'on laisse au passage, comme ceux-là égratignés dans les vignes, correspondances manquées ou abouties ; repères sur les cartes, souvenirs éclatés, emportés dans les valises de la mémoire.

Le soi de l'au delà du voyage, morceaux choisis et bris de lieux au verso des cartes postales.


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Une correspondance en direct de Berlin,

ville de tous les changements,

jeune malgré l'histoire qui suinte à tous les carrefours,

en miroir d'Avignon figée dans son patrimoine.


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La vision de Berlin par Julie Monnet est à découvrir en direct à travers les cartes postales qu'elle envoie au Centre Européen de la Poésie,

cartes envolées

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ou emprisonnées dans la vitrine des souvenirs,

et celles d'Avignon prisonnières du mur.


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Il est tant de manières de raconter le voyage, qui est avant tout personnel, et de le partager, Julie Monnet a choisi de le raconter jour après jour, à travers sa correspondance, ses notes et ses croquis.

 

Zurück Jeudi 10 juin, rencontre avec l'artiste de retour de Berlin dont elle rapporte un diaporama de la ville, vue à travers les vitres du métro aérien.

La dernière carte postale envoyée de Berlin est arrivée après elle, justement le 10 juin, hasard ?

Elle a rejoint ses soeurs pour un envol dans l'espace livre du centre de la poésie. Elles présentent ainsi simultanément les représentations figées des cartes postales, souvenirs que l'on envoie, et les collages du verso, composés à partir des photographies prises par Julie Monnet et qui nous parlent d'une ville à l'architecture composite, éclatée.


Julie Monnet est Nîmoise d'origine, elle a étudié les beaux arts à Avignon et a choisi d'assister d'autres artistes, comme ici pour ce séjour à Berlin, ainsi que le travail avec les jeunes, tout en menant à bien sa recherche personnelle. L'architecture l'interpelle directement et devient livre ouvert. Elle nous propose ici certaines de ses lectures.


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Exposition jusqu'au 26 juin 2010

 Centre Européen de la Poésie d'Avignon

4-6 Rue Figuière – Avignon

www.poesieavignon.eu


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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 02:13

L'association avignonnaise Contraluz s'associe aux commémorations du bicentenaire des indépendances latino américaines et propose dans ce cadre plusieurs manifestations culturelles, retrouvez  le programme sur le site de l'association : http://contraluz.fr.


Les manifestations débutaient le 18 mai par l'inauguration de l'exposition "Codo a codo" qui réunit deux artistes d'origine chilienne qui vivent aujourd'hui dans le Vaucluse,


Daniela Montecinos,

 

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et Patricio Palomo,

 

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Deux sensibilités, deux regards différents, mais qui se rejoignent ici, pas seulement dans un lieu, pour dire aussi la force du sentiment d'appartenance à une même identité.

Daniela Montecinos nous propose de partager son parcours, à travers les symboles qu'elle a choisis comme intermédiaires, le chien, les objets familiers, le corps parcellisé. Elle présente aussi une réflexion sur cette histoire des indépendances de l'Amérique latine, des pages souvent sombres, qui ne sont toujours pas refermées et dans lesquelles la France a souvent joué un rôle, qui ne s'est pas résumé à l'impact emblématique de la Révolution et de la Déclaration des Droits de l'Homme.

Patricio Palomo a débuté son exil au Mexique et il en a rapporté un rapport à la couleur, et aux formes, qui se traduit par un éclatement multicolore qui ne masque pas la gravité et la profondeur du propos.

 

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Les deux artistes avec Jean-François Grima,

président de l'association Contraluz, lors du vernissage.

 

Exposition jusqu'au 27 mai.

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 20:20

 

Regards croisés des plasticiens et de la poésie sur le thème de l'eau.

 

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Des rencontres poétiques, dont celles encore à venir sont à retrouver sur le site de la B.U.

et  une exposition "Bord de l'eau" Borderline proposée par l'École Supérieure d'Art d'Avignon, avec des oeuvres de :Tristan Alexandre, Sarah Barré, Aude Caralp, Benjamin Chauvet, Francis Derussy, Gaétan Donnars, Marie Jeanselme, Cyril Jarton, Alain Léonesi, Mylène Malberti, Nitsa Meletopoulos et Pierre Tilman.


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et en exergue, " Retour du texte à l'état sauvage", de Cyril Jarto. A voir sur place, car c'est impossible à photographier, un extrait :

 

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L'eau, les traces qu'elle laisse, celle que l'on rêve et celle que l'on gaspille, un cycle qui semblait sans fin.

Jusqu'au 28 mai.

 

 

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