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27 avril 2022 3 27 /04 /avril /2022 08:45

 

Double objectif pour la sortie à Valence

 

 

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Découverte de la Villa Balthazar

 

 

Ancienne Chambre d’agriculture datant des années 60, bâtie dans la mouvance architecturale de Le Corbusier, la Villa Balthazar, restaurée et réagencée, sert exclusivement l’Art contemporain depuis 2016. Le réaménagement de l’espace dans lequel l’ancien et la pierre côtoient et se reflètent dans le verre et l’acier du splendide escalier est un régal pour les yeux.

 

Sortie culturelle du 23 avril 2022 à ValenceSortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence

Dans ses 600 m2 sur 3 étages, la galerie se donne pour mission d’émouvoir et de surprendre. Outre les expositions, elle accueille également de l’événementiel, toujours en cohérence avec l’Art.

 

 

Actuellement, Michel Duport et Serge Landois occupent la galerie avec, en résonance au sous-sol, leurs invités Clément Santos et Frédéric Galliano.

 

 

Serge Landois

 

On peut dire que les formes qu’il invente sont peut-être des signes, une écriture ou de la poésie spatiale. D’ailleurs ses dessins, qu’il appelle « post-sculpture », s’apparentent beaucoup à de la calligraphie.

Avec le métal, il dessine dans l’espace des formes légères à l’équilibre précaire. Il stabilise des formes instables volontairement décentrées et entretient un rapport constant avec le porte-à-faux.

 

Sortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence
Sortie culturelle du 23 avril 2022 à ValenceSortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence

 

Dans ses œuvres à l’encre de Chine et acrylique blanc sur papier marron, là encore le déséquilibre prime : aucun trait droit, aucune ligne droite ni coup de pinceau droit.

 

Sortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence
Sortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence
Sortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence

 

Michel Duport

 

« L’illusion du tableau » ou « Un tableau sans illusion », sa peinture/sculpture consiste en des assemblages de formes en volume, très colorées. Fixées au mur ou posées au sol, ses oeuvres interpellent le visiteur dans sa relation et son positionnement face elles.

 

 

L'illusion du tableau ou Un tableau sans illusionL'illusion du tableau ou Un tableau sans illusionL'illusion du tableau ou Un tableau sans illusion

L'illusion du tableau ou Un tableau sans illusion

 

Il expose également des œuvres abstraites réalisées à la gouache et/ou l’aquarelle, encadrées celles-ci.

Crédit photos: Jany VéziatCrédit photos: Jany Véziat

Crédit photos: Jany Véziat

 

Les invités en résonance

 

 

Frédéric Galliano, invité de Serge Landois.

 

Il développe une œuvre centrée sur l'idée de monades - étymologiquement, monade signifie "Unité". Ses dernières recherches l'amènent à réfléchir sur différentes notions liées à ce concept et à leurs expressions plastiques.

 

Ondoiements (aquarelle)          Sculpture aluminium    Ondoiements (aquarelle)          Sculpture aluminium

Ondoiements (aquarelle) Sculpture aluminium

 

Clément Santos, invité et ancien élève de Michel Duport

 

Il détourne les signes visuels qui nous entourent au quotidien tels les logos. Ils deviennent alors matière première qu’il manipule, découpe et plie pour en faire de nouveaux objets sans charge commerciale.

 

AirbnbAirbnbAirbnb

Airbnb

 

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« Voyage sans boussole » au musée de Valence

 

 

Installé depuis 1911 dans l’ancien palais épiscopal, le musée de Valence abrite une collection de plus de 20 000 œuvres qui, depuis sa rénovation et sa réouverture en 2013, offre un panorama de l’Art allant de la Préhistoire à l’Art contemporain.

 

« Voyage sans boussole », le parcours contemporain objet de cette visite, propose les œuvres d’une quinzaine d’artistes dispersées dans les différentes salles parmi les autres œuvres. En voici un aperçu non exhaustif, de quoi vous donner envie d’y aller...

 

 

Suivez le guide …

 

 

Gerda Steiner et Jörg Lenzliger

 

« Paysage au grand galop » est une sorte de jardin suspendu couvrant le mur avec des ramifications jusqu’au plafond. Les artistes n’ont utilisé ici que des objets de récupération dénichés aux alentours et à l’intérieur du musée.

 

Paysage au grand galop et détails
Paysage au grand galop et détailsPaysage au grand galop et détailsPaysage au grand galop et détails

Paysage au grand galop et détails

 

Etienne-Martin

 

« La Piéta », en bronze argenté, aux mains surdimensionnées symbolise toute la souffrance. On retrouvera plus loin le même artiste dans un tout autre genre avec « L’escalier », souvenir de sa maison natale dans la Drôme.

 

La Piéta         et            L'escalierLa Piéta         et            L'escalier

La Piéta et L'escalier

 

Simon Hantaï

 

Après une période surréaliste, il passe à une peinture gestuelle et abstraite, influencé par J. Pollock, notamment. En 1960 il invente « le pliage comme méthode ». La toile est alors pliée, froissée puis imprégnée irrégulièrement par la peinture, en aveugle. L’œuvre ne se révèle qu’au moment du dépliage.

 

Sortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence

 

Hans Hartung

 

Reconnu comme l’un des représentants de l’art abstrait, il explorait sans cesse de nouveaux outils : aérosol, sulfateuse, tyrolienne, pistolet de carrossier, etc. Dans sa peinture on distingue bien les traces des outils utilisés et les différentes consistances de matière qui donnent un rendu soyeux, léger comme une ombre ou au contraire rugueux comme un crépi.

T1986-E16

T1986-E16

 

Anna-Eva Bergman

 

Inspirée par la nature et la mythologie scandinave, dans ses paysages elle recrée la lumière norvégienne et s’appuie sur une construction à partir de la ligne et du nombre d’or.

 

Vallée d'or                          Vallée d'argentVallée d'or                          Vallée d'argent

Vallée d'or Vallée d'argent

 

Vincent Bioulès

 

Depuis ses débuts il peint sur le motif. Le Sud de la France devient très vite le cadre préféré de son œuvre, dans laquelle il joue avec la lumière et en fait son personnage principal. Dans son paysage « Le golfe » on retrouve le bleu de Matisse.

 

Sortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence

 

 

Albert Gleizes

 

Il fait partie des peintres qui révélèrent le cubisme au public. La composition des motifs et la diversité des fonds colorés de cette œuvre provoquent une véritable dynamique du regard. Cette peinture abstraite rappelle son attachement au cubisme.

 

Pour la Contemplation

Pour la Contemplation

 

André Lhote

 

Il se rattache au mouvement cubiste dès 1912. Cependant il rejette ce qu'il y a de trop abstrait et cherchera toujours à conserver un lien avec la peinture classique. Il a voulu inscrire la modernité non pas dans la rupture mais dans la continuité de la tradition.

 

La plage                                 PortraitLa plage                                 Portrait

La plage Portrait

 

Et pour terminer la visite ...

 

 

Sophie Calle

 

Utilisant la photographie, les installations, la vidéo et l’écriture, elle fait de sa vie une œuvre, jouant sans cesse entre réalité et fiction pour embarquer le visiteur dans son intimité.

« Pôle Nord » retrace son périple dans l’Arctique en 2008 autour du thème du réchauffement climatique. Elle en profite pour rendre hommage à sa mère qui rêvait tant d’y aller elle-même, en laissant quelques petits objets lui ayant appartenu dans un cavité du sol.

 

Cap Nord  + détails                               Crédit photo Jany Véziat
Cap Nord  + détails                               Crédit photo Jany VéziatCap Nord  + détails                               Crédit photo Jany Véziat

Cap Nord + détails Crédit photo Jany Véziat

 

A noter que dans le cadre du nouveau cycle d’expositions temporaires ALL-OVER, le musée invite un artiste qui investit tout l’espace. Jusque fin août, place belle est faite à Hervé Di Rosa.

 

A bientôt !

 

 

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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 14:51

 

Une double visite à la Collection Lambert pour la MAC’A

 

 

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En ouverture : « Rayon fossile », d’Abdelkader Benchamma

 

 

Pour cette première sortie de l’année, les retrouvailles avec l’œuvre d’Abdelkader Benchamma étaient empreintes d’une certaine fierté pour la MAC’A.  Pour mémoire, à son exposition de 2008 elle avait sélectionné de jeunes diplômés des écoles d’art du Sud dont il était. Et depuis il en a parcouru du chemin ce jeune artiste timide. Il a rencontré de beaux succès, nationaux et internationaux, de la biennale de Venise au Drawing Center à New-york en passant, entre autres, par Paris, Bruxelles, Doha et la villa Médicis à Rome.

Des dessins réalisés au stylo noir, à l'encre de Chine ou au fusainDes dessins réalisés au stylo noir, à l'encre de Chine ou au fusain

Des dessins réalisés au stylo noir, à l'encre de Chine ou au fusain

 

Toujours fidèle au dessin qu’il réalise au stylo noir, à l’encre de chine ou au fusain, il varie ses approches, privilégiant parfois un trait minutieux d’une grande maîtrise, réalisé à main levée. D’autres fois il use de gestes amples et généreux pour franchir les limites du cadre et déborder sur les murs. Quand on lui demande comment il réagit au fait que ses œuvres murales seront recouvertes à la fin, il reconnaît que ça n’est pas toujours facile à accepter mais que c’est un choix. Et pour ne pas se focaliser dessus, il se tourne le plus vite possible sur le projet suivant.

 

 

Dans sa démarche, Abdelkader Benchamma cherche à créer, chez le visiteur, un trouble de la perception pour l’amener vers une nouvelle façon de penser l’espace, le temps et la vision. Il propose de nouveaux paysages mentaux et ouvre le champ des possibles. Pour ce faire, il pioche dans sa précieuse collection d’images, anciennes ou récentes, sur les sciences occultes, les comètes, le paranormal, l’ésotérisme, etc., toujours en décalage avec le réel.

 

 

Mémoire, empreinte, fossile

 

 

Avec « Rayon fossile », il poursuit ses recherches sur le dessin empreinte, créant une mémoire d’images fossilisées qui entraînent le visiteur vers le passé, l’avenir, voire la fiction. Son choix du noir sur fond blanc lui permet de mieux exprimer l’imaginaire, l’abstrait et de rester dans un champ de force, « dans la thermodynamique » comme il aime à dire.

 

Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat

Crédit photos: Jany Véziat

 

Le parcours de la visite est tracé pour imprimer un rythme au visiteur, pour qu’à chaque salle il ait le sentiment de pénétrer dans un nouveau monde. La mise en scène très structurée de la première salle, intitulée « Sculptures », regroupe une série d’œuvres monolithiques inspirées par le premier choc esthétique de l’artiste devant le monolithe noir de « 2001 Odyssée de l’espace » de S. Kubrick. Les œuvres, accrochées à une soixantaine de cm du sol, sont comme des sculptures sur leur socle.

 

 

En résonance avec le monolithe de "2001 Odyssée de l'Espace"En résonance avec le monolithe de "2001 Odyssée de l'Espace"En résonance avec le monolithe de "2001 Odyssée de l'Espace"

En résonance avec le monolithe de "2001 Odyssée de l'Espace"

 

Délires cosmiques

 

 

Dans la deuxième salle, on entre dans le dessin fiction. Ça explose de toutes parts, ça jaillie sur les murs. L’artiste trace dans l’espace des courants tumultueux, des tourbillons, alternant les aplats noir avec des strates très ciselées, qui donnent à imaginer des apparitions célestes, des éclairs, des lueurs, des tempêtes. Ses œuvres sont toujours dans le mouvement, dans le flux.

Pour son plus grand bonheur, le visiteur se laisse entraîner dans ces délires cosmiques jusqu’au bout du cheminement, atteignant l’apothéose au seuil de la dernière salle.

 

Et cela se termine en apothéose.                              crédit photos: Jany VéziatEt cela se termine en apothéose.                              crédit photos: Jany Véziat
Et cela se termine en apothéose.                              crédit photos: Jany Véziat

Et cela se termine en apothéose. crédit photos: Jany Véziat

 

Abdelkader Benchamma aime réaliser ses grands dessins muraux qu’il dit vivre comme une sorte de combat. Il y dépense beaucoup d’énergie. Rien à voir avec son travail en atelier. Ici, pas de repentir possible, pas de retour en arrière. Le geste doit être sûr, pur.

Il est resté 3 semaines en résidence à la Collection Lambert pour réaliser cette superbe exposition qui occupe tout le rez-de-chaussée de l’hôtel de Montfaucon. Il apprécie énormément ce travail en équipe et le lien qui se crée le temps de la performance jusqu’à la fin de l’exposition.

(clôture le 20 février)

 

 

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Pour la suite :

 

« L’intraitable beauté de nos vies sauvages »

 

de Stéphanie Brossard

 

 

Stéphanie Brossard a également passé 3 semaines en résidence à la Collection Lambert dans le cadre du programme « RENDEZ-VOUS, sous-sol* », destiné à exposer des artistes émergents.

Par ses installations, cette jeune artiste avignonnaise, originaire de la Réunion, illustre les notions de territoire, de déplacement. Elle raconte, à sa façon, les mouvements de la terre, les événements climatiques, géologiques et les perturbations spécifiques à son île natale.

 

Dés la 1ére salle le visiteur est plongé dans ce qui fait le quotidien des insulaires, à savoir les tremblements de terre et le chaos qui s’en suit. Pour représenter ces catastrophes naturelles, l’artiste a installé sur un grande table reliée à un système d’enregistrement des séismes dans le monde, un monticule de terre de Roussillon qui s’effondre à chaque fois qu’une secousse est enregistrée. Dans le reste de la salle sont disposés de façon aléatoire des morceaux de plaques de marbre, figurant comme un espace de recueillement après le sinistre, dans lequel le visiteur peut déambuler.

 

Table connectée à un sismographe.                Crédit photos: Jany Véziat
Table connectée à un sismographe.                Crédit photos: Jany VéziatTable connectée à un sismographe.                Crédit photos: Jany Véziat

Table connectée à un sismographe. Crédit photos: Jany Véziat

 

D'un territoire l'autre

 

 

Dans la salle suivante, la notion de déplacement est au cœur de l’installation, symbolisé par des pierres de notre région disposées sur des planches à roulettes. Au FRAC Réunion 2020 où Stéphanie Brossard a déjà exposée, elle avait utilisé bien sûr des pierres de là-bas. D’un territoire l’autre, comme ses allers-retours entre Avignon et son île.

 

Déplacement encore et toujoursDéplacement encore et toujours

Déplacement encore et toujours

 

La visite se termine dans un espace où trône une baignoire qui se remplit ou se vide en fonction des différents cyclones sur la planète. Cette mise en scène est pure illustration d’un souvenir d’enfance de l’artiste. Petite, quand elle voyait sa mère remplir la baignoire d’eau potable elle devinait une alerte cyclone.

Souvenir encore que celui du père, soucieux de la solidité de la maison face aux catastrophes, avec ces parpaings empilés les uns sur les autres qui servent ici de socle à de petits objets.

 

Intempéries.              Crédit Photos: Jany VéziatIntempéries.              Crédit Photos: Jany Véziat

Intempéries. Crédit Photos: Jany Véziat

 

 

Souvenir toujours, en référence peut-être aux boukans (les cabanons où s’entassent plein de babioles), ces fleurs séchées, ces petits bijoux en verre, ces bibelots, ces flacons remplis d’eau de l’océan etc., le tout mis en valeur sur les parpaings. On se croirait dans un cabinet de curiosités.

 

Comme dans un cabinet de curiosités
Comme dans un cabinet de curiosités
Comme dans un cabinet de curiosités

Comme dans un cabinet de curiosités

 

Dans ce qu’elle nous donne à voir, on sent bien que cette jeune artiste est tiraillée entre deux mondes. Certes, aujourd’hui elle est ici mais elle est encore beaucoup là-bas. Son passé, sa nostalgie, l’histoire de son île la remplissent, ce qui alimente avec bonheur sa créativité et participe probablement à son équilibre.

 

 

 

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Rencontre artistique à la Fondation Matias Huart

 

 

Pour clore cette sortie culturelle, les adhérents de la MAC’A avait rendez-vous avec Susanna Lehtinen dans la galerie de Matias Huart, rue de l’Olivier à Avignon.

 

« Arte è una cosa mentale » 

 

Pour le propriétaire de cet espace, la phrase de Léonard de Vinci s’inscrit plus que jamais dans notre siècle. Dessiner c’est penser, comme une devise de la fondation. Matias Huart, artiste lui-même, présente ses œuvres au côté de celles d’artistes invités dont le travail est toujours en cohérence avec le sien.

 

Les dessins à l’ordinateur de Susanna Lehtinen sont tout à fait représentatifs d’une réflexion et d’un travail mental intense avant réalisation. Pour cela, elle souscrit totalement à la pensée de Vinci.

Traduction visuelle des ondes audioTraduction visuelle des ondes audio

Traduction visuelle des ondes audio

 

La créativité de cette artiste finlandaise est multiforme. Elle crée aussi bien des œuvres classiques, numériques ou des dessins à l’encre, parfois en écho à ceux de son hôte.

 

Certaines d’entre elles semblent inspirées des aurores boréales. Elle passe du noir du dessin à des formes pastelle très diffuses, évanescentes. Elle parle alors « d’atopie, ce flou improbable qui entoure l’objet en peinture. Il s’agit d’une rencontre, d’une humeur, d’une poussière d’émotion », citant Cézanne. Elle travaille beaucoup sur la lumière ou simplement son reflet, ses contours.

Dessin 1 Susanna Lehtinen ; dessin 2 Matias Huart                            Crédit Photos: Jany VéziatDessin 1 Susanna Lehtinen ; dessin 2 Matias Huart                            Crédit Photos: Jany Véziat
Dessin 1 Susanna Lehtinen ; dessin 2 Matias Huart                            Crédit Photos: Jany VéziatDessin 1 Susanna Lehtinen ; dessin 2 Matias Huart                            Crédit Photos: Jany Véziat

Dessin 1 Susanna Lehtinen ; dessin 2 Matias Huart Crédit Photos: Jany Véziat

Quant à ses dessins numériques, seul l’outil informatique lui permet les agencements aléatoires, la traduction visuelle des ondes audio et les répétitions de motifs qui représentent l’immatériel et les vibrations intimes.

 

 

A bientôt !

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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 14:43
Sortie culturelle du 11 décembre 2021 à Apt

 

 

Carton plein pour la sortie MAC’A à la Fondation Blachère

 

 

Pour sa dernière sortie de l’année la MAC’A a offert un beau cadeau de Noël à ses adhérents : la visite de l’exposition « re-création » à la fondation Blachère à Apt.

 

Sortie culturelle du 11 décembre 2021 à AptSortie culturelle du 11 décembre 2021 à Apt

 

Ils étaient plus d’une vingtaine à se rejoindre devant la fondation Blachère ce samedi. A l’entrée les attendaient un guerrier en faction, rescapé de la bataille de « Little Big Horn » de Ousmane Sow, plusieurs « Big Mama » aux rondeurs pleines de tendresse de Colleen Madamombe et "Les Marcheurs" de Ndary Lo.

 

Re-visiter / Ré-inventer / Ré-approprier

 

 

L’exposition « re-création » rassemble les œuvres de quinze artistes contemporains, venus d’Afrique ou de la diaspora, qui proposent une ré-interprétation des grands classiques de l’histoire de l’art  européenne: Manet, Gauguin, Matisse, Courbet, Renaissance italienne et hollandaise, etc. La raison d’être de cette exposition est bien de laisser les artistes emprunter à d’autres, sans complexe et sans tabou, des attitudes, des détails significatifs. De s’inspirer de...

 

Dès l’entrée dans les salles d’exposition le visiteur est plongé dans le noir, seules les œuvres sont en lumière. Dans cette scénographie, au fil des déambulations, l’œil s’adapte vite à l’obscurité ne captant plus que l’œuvre elle-même, avec ses forces, ses détails, ses subtilités.

 

Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat

Crédit photos: Jany Véziat

 

La femme africaine

 

 

En noir et blanc ou en couleur, la femme africaine est en majesté au cœur de cette exposition et l’importance de son rôle dans l’histoire du Continent est ici remise au premier plan. La plupart des artistes bouscule l’ordre établi et tente de gommer le côté exotique post-colonial pour lui restaurer son statut de femme et son rapport au corps. Elle apparaît aussi en bleu, auréolée, rappelant les peintures religieuses de la Renaissance italienne ou encore les icônes byzantines. Sans oublier la place qu’elle prend dans une série de photos noir et blanc, inspirées des peintres de la Renaissance hollandaise où sa peau noire contraste si bien avec le blanc des cols en fraise et dentelles.

 

Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat

Crédit photos: Jany Véziat

 

Dans cette "re-création", les artistes délivrent un nouveau message où s’expriment leur vision du monde et leur histoire personnelle. Les temps changent, les uns (es) prennent la place des autres.

Mais au fait, au début du XXéme siècle, l’art européen n’a-t-il pas été influencé par l’art africain ?

 

A toutes celles et ceux qui n'ont pas vu l'exposition,

 

c o u r r e z - y  vite !!!

 

 

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Suite de la sortie

 

Rendez-vous à l'atelier de Hugues De Laugardière

 

à Saint-Saturnin-lés-Apt

 

Ce samedi, Hugues De Laugardière a réservé un bien chaleureux accueil au groupe de la MAC’A venu découvrir sa peinture.

Dans sa maison nichée en pleine nature sur les hauteurs de Apt, il s’adonne à sa passion, la peinture à l’huile, depuis les années 90. S’il a commencé par copier ou plutôt par revisiter - comme il préfère le dire - les classiques (Turner, Boudin, Canaletto, etc.), depuis les confinements sa peinture est devenue plus personnelle.

 

Sortie culturelle du 11 décembre 2021 à Apt
Sortie culturelle du 11 décembre 2021 à Apt

Pour cette sortie, il ne s’agit pas, comme d’habitude, d’une visite d’atelier puisque celui-ci est tellement minuscule - 1,80m au carré, précise le maître des lieux avec malice – qu’il est impossible d’y mettre même un seul pied. C’est donc dans une salle d’exposition que ses peintures sont visibles.

 

Sortie culturelle du 11 décembre 2021 à AptSortie culturelle du 11 décembre 2021 à AptSortie culturelle du 11 décembre 2021 à Apt

 

De l’art brutal

 

Dès l’entrée dans l’espace, le ton est donné. L’affichette apposée sur la porte annonce la couleur. On a à faire à un artiste qui ne se prend au sérieux.

On sent tout de suite qu’il a grand plaisir à dépeindre la société et ses travers en y mettant une bonne dose d’humour. Il imagine des situations et met en scène des personnages avec beaucoup de dérision.

 

crédit photos : Jany Véziat
crédit photos : Jany Véziat
crédit photos : Jany Véziat
crédit photos : Jany Véziat
crédit photos : Jany Véziat

crédit photos : Jany Véziat

 

Hugues De Laugardière a posé le pied dans le Sud en 1982, plus précisément à Roussillon. En remontant d’Italie par la route Napoléon (comme elle s’appelait à l’époque) après un tournage sur le film « Danton » de Wajda, il a été séduit par la région et a décidé de s’y installer. Et depuis six ans maintenant il vit à Saint-Saturnin-lés-Apt.

 

Vous l’avez compris, ce Monsieur a eu une autre vie avant celle-ci. Et quelle vie ! Des immenses plateaux de cinéma il est passé à l’exiguïté de son atelier. Même s’il n’a pas l’air de vouloir en dire trop sur sa vie antérieure, dès qu’on pousse l’investigation son regard s’illumine et alors il raconte.

Tout jeune il a commencé comme stagiaire puis assistant réalisateur et/ou scénariste, auprès des plus grands : Autant Lara, Planchon, Polanski, Verneuil, Ivory, Wajda donc, et d’autres. Un milieu où l’humilité et la simplicité ne sont pas monnaie courante, un milieu où la compétition est féroce, un milieu non épargné par les travers de la société du paraître.

 

Les tableaux de Hugues De Laugardière en disent long sur le recul qu’il a pris par rapport à ce microcosme.

Il a plaisir à montrer ses créations et se dit prêt à accueillir de nouveaux visiteurs.

 

Vous êtes de plus en plus nombreux à lire nos articles sur  ce blog.

Merci, merci pour votre intérêt.

 

A bientôt !

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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 11:23
Sortie culturelle le 25/09/21 à ArlesSortie culturelle le 25/09/21 à Arles

 

La MAC’A à la découverte de LUMA Arles

 

 

Pour la reprise de ses sorties, la MAC’A a proposé à ses adhérents une destination de choix : la Fondation LUMA, à Arles.

Ils étaient dix-sept à se rejoindre au pied de la Tour LUMA, ce samedi 25 septembre, où les attendaient une jeune médiatrice, Clara, pour une visite guidée de près de 3 heures.

Située sur le site des anciens ateliers de la SNCF, LUMA  Arles - créée à l’initiative de Maja Hoffmann - comprend La Tour à facettes en acier inoxydable de 56m de haut imaginée par Frank Gehry et les jardins paysagers, où les bâtiments des anciens ateliers accueillent les expositions temporaires.

La Tour, comme les jardins, privilégient l’ancrage local, s’inspirant de ses particularités : le Sud, le soleil, le Mistral, la Camargue, les salins, les Alpilles, la végétation, voire même ses artistes.

Au-delà de l’architecture caractéristique de Frank Gehry, la Tour à la façade torsadée est à elle seule une véritable œuvre d’art. Faite de briques en inox, la structure joue constamment avec les variations de lumière du ciel. De plus, par le choix des matériaux locaux utilisés et des techniques mises en œuvre, elle s’inscrit dans la transition écologique, économique et sociale.

 

 

Sortie culturelle le 25/09/21 à ArlesSortie culturelle le 25/09/21 à Arles

On pénètre dans le bâtiment par le Drum (la rotonde), circulaire et en verre, inspiré des arènes.

Autour des ascenseurs, les murs sont recouverts de plaques de cristaux de sel de Camargue, de nuances variables selon la concentration en micro-algues.

Dans le restaurant, le "Drum café", les murs, réalisés façon liège, sont faits de moelle de tournesol teintée de vert par des pigments de diverses plantes locales. Fibres sèches de tournesol et laine de mérinos pour l’immense tapisserie du mur de gauche, représentant des tournesols, référence bien sûr à la présence de Van Gogh en Arles. Le tout servant d’écrin à un aménagement très design.

La structure extérieure en béton préfabriqué, sur laquelle s’appuie la Tour, reconstitue la pierre dorée de Fontvieille, et donne ainsi à l’édifice un aspect minéral proche des blocs rocheux des Alpilles, notamment le Val d’enfer.

Sortie culturelle le 25/09/21 à ArlesSortie culturelle le 25/09/21 à Arles

D’un étage à l’autre

 

Au cœur de la Tour, un escalier monumental à double révolution monte, sur 2 étages, jusqu’à un miroir circulaire fixé de biais au plafond, qui tourne lentement sur son axe, créant un effet déstabilisant pour le visiteur, tout en l’intégrant dans l’œuvre elle-même.

 

Au niveau 2, un toboggan métallique fermé permet de dévaler jusqu’en bas, « une sculpture à l’intérieur de laquelle on peut voyager », selon Carsten Holler, son concepteur. Évidemment, à chaque fois qu’un visiteur s’y essaie, enfant ou adulte, ce sont des cris de joie, de frayeur, en tous cas d’émotions fortes, qui résonnent dans tout l’espace.

 

Sortie culturelle le 25/09/21 à ArlesSortie culturelle le 25/09/21 à Arles

Quant aux jardins paysagers, ils ont été créés de toute pièce sur l’immense dalle de béton du site. Bas Smets, l’architecte paysagiste, l’a transformée en un parc luxuriant : refonte complète de la topographie par apport de terre fertile ; plantation de différentes espèces méditerranéennes ; prise en compte des variations climatiques, tel le Mistral qui, à la longue, sculpte un paysage semblable à une dune. La création de l’étang et l’apport d’une abondante végétation produit un micro-climat qui a transformé ce désert de béton en parc public foisonnant.

Et enfin, dans les anciens ateliers – les Forges, la Mécanique générale, la grande Halle – on peut voir les expositions, vidéo et/ou réalisations temporaires de divers artistes tel, actuellement, Ian Cheng, Pierre Huygues, Sophia Al Maria et autres. Et ça n’est que le début.

Bien sûr, cette première approche de ce temple de l’art contemporain est à renouveler encore et encore, à l’occasion d’autres expositions temporaires, notamment. Affaire à suivre, donc.

 

Sortie culturelle le 25/09/21 à ArlesSortie culturelle le 25/09/21 à ArlesSortie culturelle le 25/09/21 à Arles

Une date à retenir : samedi 30 Octobre 2021.

 

La MAC'A propose une visite de l' exposition SOL !, proposée à la Panacée MO.CO. Montpellier et de découvrir l'atelier d'une artiste récemment installée sur Montpellier, Ursula Caruel - site web: www.ursulacaruel.com 

 

Une fiche descriptive sera envoyée prochainement à tous les adhérents.

 

A bientôt ! 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 17:35

 

La sortie organisée par la MAC'A le samedi 9 novembre a débuté par le Musée Cantini et la visite de la rétrospective consacrée au sculpteur CESAR - jusqu'au 16 mars  2014

 

 

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Une retrospective concentrée sur trois salles, mais qui a le mérite de présenter toutes les facettes de l'œuvre de cet artiste qui a marqué le XXe siècle tant par ses réalisations que pour ses performances.

 

 

La journée s'est poursuivie au MuCEM, histoire de profiter du beau temps,

 

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pour admirer l'architecture due à  Rudy Ricciotti - dont nous avions déjà visité le "Pavillon noir" à Aix en Provence. 

 

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Un temps idéal pour admirer le jeu des ombres et de la lumière.

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 17:29

La seconde sortie organisée le 9 février 2013 par la MAC'A, a conduit un groupe nombreux à Aix en Provence à la découverte des expositions proposées dès ce début d'année.

 

Le parcours a débuté par la visite de "Agnès Varda en Bouches-du-Rhône" à la Galerie du Conseil Général, cours Mirabeau.

Dès l'arrivée sur le cours, l'atmosphère est installée grâce à Yayoi Kusama et son"Ascension des pois sur les arbres"  - "Ascension of Polka Dots on Trees" :

 

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dans le cadre de "L'ART-À-L'ENDROIT" - parcours contemporain dans la ville.

 

 

Jusqu'au 17 mars Agnès Varda "nous donne à voir ses Bouches-du-Rhône. L’exposition comprend vidéos, films, photos, dont un reportage sur Marseille effectué en 1956." sur la terrasse de la cité radieuse,

 

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Agnès Varda propose sa vision des Bouches du Rhône, l'embouchure vers la mer, dans la vidéo d'accueil,  les quartiers de Marseille aux noms évocateurs et leurs habitants en portraits de groupe.  Une "aventure photographique" qu'elle partage avec nous.

 

 

Nous restons sur le pourtour méditerranéen avec l'exposition "Cadavre exquis",

jusqu'au 13 avril au Musée Granet,

 

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Comme dans ce jeu du dessin collectif inventé par les surréalistes; 15 artistes invités confrontent leurs oeuvres, leurs parcours,


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Les artistes invités : Algérie, Nourredine Ferroukhi / Chypre, Lia Lapithi / Egypte, Moataz Nasr / Espagne, Carmen Calvo / Grèce, Ilias Poulos et Georgia Spiropoulos / Israël, Sigalit Landau / Italie, Fabrizio Corneli / Liban,  Marwan Rechmaoui / Maroc, Bouchra Ouizguen / Palestine, Sharif Waked / Syrie, Diana Al-Hadid / Tunisie, Abdelwahab Meddeb / Turquie, Orhan Pamuk. Le français Philippe Favier, auquel le musée Granet a consacré en 2012 l’exposition «  Corpuscules  », est l’artiste initiateur de cette chaîne de créations. 

 

De la diversité culturelle et esthétique nait une exposition qui se "voyage" d'une salle l'autre.

 

 

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"I feel, you feel, we feel through each other, into our selves" - Ugo Rondinone
Un olivier d'aluminium laqué, place Saint Jean de Malte,devant l'église du même nom et l'entrée du musée Granet. "L'ART-À-L'ENDROIT"

 


Autre exposition, dans l'Office de Tourisme :

"PAPert'ART Project :PAPier Design & Recup".

 

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Les œuvres de 6 artistes internationaux et français seront présentés  :
- Anita BRENDGENS, ALLEMAGNE,
- Inci KANSU, CHYPRE ,
- META 2 (Aurélie MASSET & Malik Ben Messaoud ), FRANCE (Marseille)
- Hélène TSCHACHER, ALLEMAGNE
- Simge UYGUR, CHYPRE
- Groupes d'élèves de l’IPSAA ESDAC, FRANCE (Aix-en-Provence)

 

"La Tendance Papier s'installe partout dans nos intérieurs et dans nos villes : matériau en perpétuelle évolution, écologique et économique à la fois et beaucoup plus résistant qu'on ne le suppose, il se prête à une infinie diversité de traitements : le papier se plie, se colle, se coud, se tresse, se froisse... Plus encore, le papier recyclé devient un matériau de multiples objets fonctionnels ou poétiques..."

 

 

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Meubles en papier, Meta 2 - Office de Tourisme ; "cage de fer personnelle" de Sofia Taboas- Cour d'appel ; "Le Monument " Xavier Beilhan - cour de l'Hôtel de Ville.

 

. "L'ART-À-L'ENDROIT"  :

Un parcours d’art contemporain à Aix-en-Provence -12 janvier au 17 février

Artistes : Marc-Camille Chaimowicz, Mark Handforth, Thomas Houseago, Rachel Feinstein, Kimsooja, Yayoi Kusama, Jorge Pardo, Huang Yong Ping, Ugo Rondinone, Sofia Taboas, Xavier Veilhan, Franz West. Commissariat : Xavier Douroux.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 11:23

La visite débutait le matin par la visite de l'exposition "Mirages d'Orient - chassé-croisé en Méditerranée".

 

 

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« L'exposition et le catalogue s'ouvrent et se referment avec des représentations de l'exode contemporain.(*) L' « invitation au voyage » s'est transformée en flux migratoire de populations – un nouvel enjeu géopolitique qui ravive les extrêmes et qu'illustrent les images de Lampedusa et d'embarcations à la dérive, ainsi que la voix de rescapés faisant le récit d'existences dramatiques. Si les artistes des plus engagés se sont fait les porte-drapeaux de ces oubliés de l'histoire, c'est parce que les mirages ne sont plus, comme au XIXe siècle, véhiculés par l'Orient, mais bien par l'Occident du nouveau millénaire : ce sont en effet les côtes européennes où miroite le rêve d'une vie meilleur, que tentent chaque nuit d'atteindre ces bateaux partis de Tanger, Tunis ou Tripoli, via Gibraltar ou Lampedusa. » Plaquette de présentation de l'exposition Éric Mézil.

(*) par exemple : Michal Rovner fait s'animer des traces en une procession sans fin sur des pierres granitiques.

 

L'exposition se déroule en plusieurs grandes étapes, l'Orient vu par les Occidentaux, infatigables voyageurs des siècles passés, tels Isabelle Eberhardt, artistes fascinés par l'Orient, peintures du XIXe, croquis, aquarelles, dessins d'artistes des XXe et XXIe siècles – Matisse, Le Corbusier, Barcelo... L'orient des collectionneurs provençaux propose objets du quotidien et objets précieux prêtés par les musées, et œuvres des artistes provençaux.

Enfin, dans la section « de Sardanapale à la place Tarhir », la vision romantique ou sucrée des occidentaux se confronte à une vision souvent plus amère des artistes du Proche Orient ;


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Ici le kitch des œuvres de Pierre et Gilles côtoient le sucré les loukoums revus par Paul-Armand Gette et sur lesquels la réalité se cassera les dents. Emir El Quiz confronte les costumes d'apparat d'une cour ottomane imaginaire à  la cité papale

 

 

depuis les « croisades vues par les Arabes » dans une vidéo de Waël Shawsky jusqu'au printemps arabe.

 

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Moataz Nasr – la place Tahrir

 

 

Objets en fragiles souvenirs, telles ces photographies présentées en 3D, luxé rêvé de l'Orient rapporté et conservé dans de riches collections, à travers ces objets finement ciselés de luxuriantes arabesques ...

La réalité de cet orient rêvé par les occidentaux est tout autre vécue de l'intérieur. La fin prochaine des potentats est annoncée dans les grands portraits du peintre chinois Yan Pei-Ming, la vie au quotidien de la femme – vidéos de Shirin Neshat – de la guerre, la fragilité du verre colore les grenades, pas les fruits, mais d'autres plus explosives. Reste l'espoir, l'espoir vécu un certain mois de janvier sur la place Tahrir, l'espoir né aussi du dialogue entre les cultures, par delà les exodes.

Une grande exposition.

 

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Une partie du groupe dans le hall de la Collection.

 

 

 

L'après midi, le groupe s'est rendu à Pernes les Fontaines, pour rencontrer la plasticienne Martine Lafon, à la bibliothèque municipale. Elle y présente sont travail autour de la couleur rouge sous le titre « Écarlate et confusion ».

 

Expositions-exterieures-2591.JPGSon site :

www.martinelafon.com/

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 09:27

La sortie organisée par la MAC'A  le samedi 8 décembre 2012 avait pour objectif de nous faire découvrir deux des membres de la Plateforme Ouest Provence des Arts Visuels- POPARTs :

le Centre d'art contemporain d'Istes

et l'artothèque de Miramas.

"Cette plateforme, gérée par l'association de communes  regroupe le centre d’art contemporain intercommunal, l’artothèque intercommunale et l’ADAPP (association intercommunale pour le développement des arts plastiques et du patrimoine).
La POPARTs a défini une ligne artistique de programmation annuelle, avec une thématique de réflexion, essentielle pour donner du sens à l’ensemble des actions d’éducation culturelle sur le territoire Ouest Provence."

 

 

08 12 2012 027Le centre d’art contemporain intercommunal, situé sur la commune d’Istres, développe les missions de diffusion des arts visuels, de soutien à la production auprès de la création contemporaine et d’éducation culturelle.
Dans le cadre de ces missions, le centre d’art contemporain intercommunal initie un cycle d’expositions, de conférences auprès du public enseignant et scolaire, de formations pour les enseignants, de résidences d’artistes, d’ateliers, de projets transversaux…

 

 

 

Jusqu'au 12 janvier 2013 il accueille l'exposition " Odette Spirite

qui réunit Virginie Barrée, Claire Guezengar et Florence Paradeis

 

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"l’exposition est l’aboutissement d’un désir de collaboration entre Virginie BARRE, Claire GUEZENGAR et Florence PARADEIS qui travaillent dans des champs artistiques complémentaires : l’installation et le dessin, l’écriture, la photographie et la vidéo"

Le film Odette Spirite est une fiction de 11mn coproduite par Ouest Provence et l’Association 36’’(Rennes)

Extraits du dossier de presse.

 

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Une partie du groupe dans la troisième salle,

pour l'ambiance.

 

 

L'artothèque de Miramas est installée au sein de la Médiathèque, réalisation très ambitieuse, et elle fêtera ses trente ans d'existence en 2013.

"La collection, riche de 1825 œuvres, couvre un large panorama des arts visuels des cinquante dernières années.

Elle comprend des œuvres multiples originales (lithographies, sérigraphies, eaux-fortes et photographies) ainsi que des œuvres uniques (peintures, dessins, techniques mixtes et sculptures).

Des expositions (à raison de trois par an, individuelles ou collectives, présentées dans un salle de 230m² environ) et des actions pédagogiques accompagnent cette collection d'art contemporain." Site ouest provence ici


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Salle d'exposition médiathèque de Miramas exposition Martine Lafon et Sylvie Maurice, été 2004

 

Sur le site de  l'ADRA - Association de Développement et de Recherche sur les Artothèques

 

Les habitants de l'agglomération de communes (Cornillon-Confoux, Fos-sur-Mer, Grans, Istres, Miramas et Port-Saint-Louis-du-Rhône) peuvent faire partie de la médiatèque et emprunter gratuitement, ouvrages, disques, vidéos et œuvres d'artIl est possible d'emprunter cinq oeuvres d'art pour trois mois. Le catalogue en lien ici,  mais en raison de la propriété intellectuelle des oeuvres, il n'y a aucune reproduction sur internet, elles ne sont disponibles que sur place.

Le fonds constitué depuis 1983, déjà très riche (au hasard des oeuvres de Gérard Garouste - Jean Hélion - Georges Rousse - Antoni Tapiès - Zao Wou Ki ...) ; s'enrichit encore tous les ans d'oeuvres d'artistes contemporains,  en collaboration avec des galeries, dont la galerie Martagon de Malaucène ( par exemple Christine Crozat ou  Sylvie Maurice sur le blog de la MAC'A ici ) ou encore, par exemple, Edmée Delsol sur le blog MAC'A ici ; pour citer des noms que vous avez pu déjà rencontrer sur notre blog.

 

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Un bel exemple d'une volonté de mettre l'art à disposition de tous.

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 14:29

Samedi 10 novembre 2012 c'est devant le  nouvel Hôtel de Ville de Rochefort du Gard que le groupe des visiteurs de la MAC'A s'est retrouvé.

 

 

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L'édifice relie trois anciens bâtiments : le "château", la filature de soie et l'école maternelle grâce à une construction contemporaine. Pour accueillir le public et donner une âme à cet ensemble, le maire Patrick Vacaris et son équipe a choisi de faire appel à des créateurs contemporains. Après étude d'une vingtaine de dossiers, ce sont finalement trois artistes locaux qui ont été choisis.

Dès l'extérieur ce sont les lettres de "Liberté - Égalité - Fraternité " sculptées par Raphaël Mognetti qui accueillent les administrés et les visiteurs, sculpture réalisée dans le cadre du 1%. A l'intérieur la main tendue de Xavier Spatafora et trois peintures d'Anne Saligan décorent le grand hall.

 

 

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Anne Saligan est Rochefortaise et a installé son atelier à Roquemaure, au 8BIS. Ce sont trois de ses oeuvres qui ont été retenues pour décorer l'Hôtel de Ville de Rochefort, trois déclinaisons d'images reliées au monde du rêve et de l'enfance, jouant sur la transparence par dilution du fusain ou de la couleur.

Xavier Spatafora est Avignonnais et ses dessins au bic noir sur verso d'affiches ont, malgré la fragilité du trait, la force des sujets traités, animaux en voie de disparition, la main tendue, la main qui relie, la main qui fait l'homme.

Raphaël Mognetti travaille à Avignon et sculpte le métal. Le mouvement qu'il confère à ses personnages, souvent en  équilibre "limite", comme suspendus, il le transpose ici dans une écriture sinueuse, aérienne qui transforme élégamment les mots trop souvent figés sur les frontons des édifices publics.

 

Pour retrouver le travail de ces artistes :

le site d'Anne Saligan : saligann.id.st

   "        de Xavier Spatafora : xscreations.magicrpm.com

et sur ce blog : Xavier Spatafora parle de son travail

Visite de l'atelier de Xavier Spatafora

et sur ce blog toujours , plusieurs articles ont déjà fait part du travail de Raphaël Mognetti :

Hommage à Calder – Fondation Pierre et Poppy Salinger

Envolées statiques en gare TGV d'Avignon

Raphaël Mognetti "Prendre le large"

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 17:26

 

Le Musée de la Poterie méditerranéenne  propose :

 

  • un fonds de terres cuites de Saint-Quentin-la-Poterie représentant, sur plusieurs siècles, l’activité potière du village, essentiellement utilitaire avec ustensiles de cuisine, pipes en terre, carreaux…

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  • un fonds important de céramiques du pourtour méditerranéen : Maghreb, Crète, Turquie…

 

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  • une exposition temporaire consacrée à « L’Esprit Vallauris : les potiers artistes des années 50 » et présentant une centaine de pièces de Pablo Picasso, Roger Capron, Madoura, Georges Jouve, Lurçat…

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Art.Bosc :

 

Le Château de Bosc à Domazan : à l'origine château de plaisance, a été construit au XIXème siècle par un armateur marseillais ; depuis 10 ans, les propriétaires actuels développent :

 

  • un domaine viticole, classé en bio depuis 1 an
  • un musée du vélo et de la moto
  • une exposition d’art contemporain (Art.Bosc) dans le parc et des salles du château
Sculptures Château de Bosc

sculptures de Dominique Coutelle, Jean-Pierre Moscovino, Serge Guiran, Jordi, Alain Clément, Thomas Lardeur…

 

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ainsi que des peintures sélectionnées par la galerie Petit-Jean de l’Isle-sur-la-Sorgue.

 


 

Le groupe au château deBosc

 

Le groupe au château de Bosc.

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