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4 juillet 2022 1 04 /07 /juillet /2022 15:48

 

 

" Raoul Dufy, l’ivresse de la couleur "

 

et

 

" Zones de Fusion "

 

 

Deux visites étaient au programme de cette fin juin pour les adhérents de la MAC’A : Raoul Dufy, à l’Hôtel de Caumont à Aix-en-Provence et « Zones de fusion », à Châteauneuf-le-Rouge.

 

 

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Raoul Dufy, une exposition estivale joyeuse et colorée

 

 

L’hôtel de Caumont présente cet été « Raoul Dufy, l’ivresse de la couleur », une rétrospective des nombreuses techniques avec lesquelles l’artiste s’exprime : l’huile, l’aquarelle, le dessin, la gravure, la céramique, etc..

 

Né au Havre, à ses débuts Raoul Dufy (1877-1953) flirte avec les courants du moment. Ses sujets de prédilection sont alors les ports, les bateaux, les paysages côtiers, les baigneuses. A cette époque, il est plutôt influencé par l’impressionnisme.

 

Ports et plages normands                                        Ports et plages normands                                        Ports et plages normands

Ports et plages normands

 

Pendant un séjour à Martigues au début des années 1900, il peint de nombreuses toiles de la ville et de ses canaux. Suite à l’exposition Matisse du Salon d’Automne de 1905, il rejoint le groupe historique du fauvisme. Son leitmotiv : la lumière va passer par la couleur .

 

 

 Crédit Photos :  Brigitte Bonicel Crédit Photos :  Brigitte Bonicel

Crédit Photos : Brigitte Bonicel

 

En 1907, lors de la rétrospective Cézanne, il décide de marcher dans ses pas et abandonne alors le fauvisme. 1908 marquera le début de sa période « cézannienne ». Plutôt habitué à peindre sous le bleu laiteux du ciel normand, Raoul Dufy part enrichir sa palette sous le soleil de Provence où il sera rejoint par Georges Braques. On perçoit très vite l’influence de Cézanne dans son travail. Dans ses paysages de L’Estaque, il s’affranchit des aplats pour créer des compositions en étagement, en plongée.

 

 

 L'Apéritif  /     Paysage   /       Pins à L'Estaque (aquarelle)
 L'Apéritif  /     Paysage   /       Pins à L'Estaque (aquarelle)
 L'Apéritif  /     Paysage   /       Pins à L'Estaque (aquarelle)
 L'Apéritif  /     Paysage   /       Pins à L'Estaque (aquarelle)
 L'Apéritif  /     Paysage   /       Pins à L'Estaque (aquarelle)

L'Apéritif / Paysage / Pins à L'Estaque (aquarelle)

 

Quand il aborde la nature morte, il travaille alors par touches directionnelles et « cernage » au pinceau en noir. Sa gamme chromatique devient criarde, le style Dufy commence à poindre.

 

Sortie culturelle du 25 juin 2022Sortie culturelle du 25 juin 2022Sortie culturelle du 25 juin 2022

 

Toujours influencé par Cézanne, son dessin devient plus souple, notamment pendant son séjour à Hyères (1913). N’oublions pas que si Raoul Dufy est un grand coloriste, il est aussi un grand dessinateur. Mais il n’est pas un suiveur. Il est avant tout dans la modernité. Son œuvre « la Tour Blanche » (1913) marque le début de « la patte » de Dufy.

« Le jardin abandonné », représentant le Jardin des Plantes à Paris, est une pièce pivot de son travail. C’est moins le motif que les lignes, les volumes et leur imbrication qui motive l’œuvre.

 

 

Hyères  /  Nature morte à la tour blanche   /      Le jardin abandonné   /     Maison et jardin
Hyères  /  Nature morte à la tour blanche   /      Le jardin abandonné   /     Maison et jardin
Hyères  /  Nature morte à la tour blanche   /      Le jardin abandonné   /     Maison et jardin
Hyères  /  Nature morte à la tour blanche   /      Le jardin abandonné   /     Maison et jardin

Hyères / Nature morte à la tour blanche / Le jardin abandonné / Maison et jardin

 

Deux maîtres-mots : Couleur – Lumière

 

 

1919 - 1924. Que ce soit avec « Vence » ou « La jetée-promenade à Nice », l’artiste est déjà dans la simplification des formes, mettant la notion couleur/lumière en vedette, prémices de son nouveau style.

Dans son œuvre sur Nice il atteint la pleine maturité avec les couleurs vives de sa nouvelle palette et son retour aux aplats. En ajoutant le surlignage, il cherche à dissocier la couleur et le trait. Priorité encore à la couleur/lumière.

 

 

La jetée-promenade à Nice / Vence /  Les remparts de St Paul de Vence
La jetée-promenade à Nice / Vence /  Les remparts de St Paul de VenceLa jetée-promenade à Nice / Vence /  Les remparts de St Paul de Vence

La jetée-promenade à Nice / Vence / Les remparts de St Paul de Vence

 

Nus et baigneuses dans l’atelier

 

 

Au 2éme étage du musée, focus sur les sujets de prédilection de l’artiste :

 

« L’atelier du peintre » est un thème très apprécié du visiteur. Dans cet exercice, Raoul Dufy donne à voir son univers personnel. On l’imagine très bien en train de peindre, la fenêtre donnant sur le monde extérieur. Dans celui de Perpignan (entre 1940 et 1949), l’espace est baigné de soleil, inondé de teintes chaudes orangées, preuve de l’influence du climat méridional sur sa palette.

 

L'atelier à la fenêtre  / L'atelier au torse  /  Le modèle
L'atelier à la fenêtre  / L'atelier au torse  /  Le modèle
L'atelier à la fenêtre  / L'atelier au torse  /  Le modèle

L'atelier à la fenêtre / L'atelier au torse / Le modèle

 

Et nous voici maintenant face à « La grande Baigneuse » (1914), qui trône en majesté. Impressionnante dans ses dimensions comme dans sa facture, elle est considérée comme le chef-d’œuvre de sa période cézannienne. A côté de cette œuvre monumentale, on peut apprécier la finesse d’une des études. Dans la même salle, une série de nus plus discrets habille le mur latéral.

 

Sortie culturelle du 25 juin 2022
Sortie culturelle du 25 juin 2022Sortie culturelle du 25 juin 2022

 

Fleurs et bouquets champêtres

 

 

Pendant sa période fauve, Raoul Dufy a toujours montré un grand intérêt pour les fleurs. Déjà dessinateur de grande qualité, il excelle dans ces exercices de fioritures, d’arabesques, usant d’une palette aux nuances infinies. Dans les années 40, son environnement champêtre sera une source inépuisable d’inspiration.

 

 

Sortie culturelle du 25 juin 2022Sortie culturelle du 25 juin 2022Sortie culturelle du 25 juin 2022

 

« Le peintre a besoin d’avoir sans cesse sous les yeux une certaine qualité de lumière, un scintillement, une palpitation aérienne qui baigne ce qu’il voit »

 

L’exposition se termine par une animation vidéo autour de " La Fée Électricité ", une façon de rendre hommage au Musée d’Art Moderne de Paris pour ses nombreux prêts.

 

 

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Pour la suite de la journée, direction Châteauneuf-le-Rouge à une quinzaine de kilomètres d’Aix.

 

 

Le verre au service de l’Art Contemporain

 

 

ARTEUM Musée d’Art Contemporain a investi les salles du château pour l’exposition « Zones de fusion ». Christiane Courbon, directrice et commissaire d’exposition, a réuni un collectif de jeunes créateurs, tous issus des écoles d’Art, qui s’approprient les techniques traditionnelles et ancestrales du travail du verre.

 

Sortie culturelle du 25 juin 2022

 

Ces artistes verriers, par leurs recherches, leurs créations et leurs installations offrent une place de choix au verre dans l’Art Contemporain. Qu’ils le soufflent à la canne ou au chalumeau, le gravent ou le sablent, ils créent des œuvres d’art.

Le verre est certes fragile mais malléable et, avec ces pratiques réinventées, il offre une grande liberté de création et un large éventail de manipulations : accumulation, bris, dissolution, déformation, association à d’autres matériaux.

L’exposition se décline au fil de petites salles qui offrent à chaque artiste un espace dédié.

Pour eux, ce matériau fascinant devient un médium avec lequel ils peuvent exprimer leurs interrogations, leurs réflexions, leurs problématiques, voire leurs révoltes.

Voici un aperçu de certaines des œuvres exposées.

 

Arnaud Vasseux : Création avec la complicité d'un souffleur.

 

« Urne antique » en verre et autres formes réalisées en verre, remplies de plâtre photographique. Le plâtre gonfle, le verre éclate plus ou moins et laisse des traces.

On remarque que le verre est absent du résultat mais il fait totalement partie du processus de création. Teinté aux oxydes, le plâtre est marqué par l'empreinte et les fissures de l'enveloppe de verre avant qu'elle ne se brise.

 

Sortie culturelle du 25 juin 2022Sortie culturelle du 25 juin 2022
Sortie culturelle du 25 juin 2022Sortie culturelle du 25 juin 2022

 

 

Françoise Vergier

 

- « Dans ces eaux là » . Verre thermoformé sorti du moule encore mou ce qui donne une forme aléatoire. Maintenu par un support en bronze.

 

 

Sortie culturelle du 25 juin 2022

 

Sati Mougard

 

- « Mandragore » . Pâte de verre et cristal dichroïque. Sous la chaleur de la lampe à huile l’œuvre change de couleur

Ici, l’artiste utilise le verre pour parler de l’invisibilité de la femme en Inde. En effet, là-bas, le bas de son corps est considéré comme impur. Sati Mougard renverse la donne en mettant en évidence les pieds.

- « Le jour après la nuit ». Série de disques de verre plats, issus de la pratique même du soufflage. Dans son installation l’artiste aborde l’objet comme un Soleil, du lever au coucher. Les disques, de tailles différentes, disposés sur un monticule de sable symbolisent le Ciel et la Terre, et une vidéo met en scène l’Homme qui cherche son équilibre.

- « Butin ». Ces 3 œufs en verre font référence à " L'Œuf de Fabergé"  pour symboliser la préciosité de l’œuvre. L’artiste a fait entrer dedans des abeilles où ces petites ouvrières ont fait le minutieux  travail  d’architecture et de sculpture dont elles sont coutumières. Pour l'artiste, c'est sa façon de conserver, sauvegarder et respecter le travail des abeilles, d'en faire une sorte de reliquaire.

 

Mandragore      /   RésurgenceMandragore      /   Résurgence

Mandragore / Résurgence

Le jour après la nuit
Le jour après la nuitLe jour après la nuit

Le jour après la nuit

Butin : les abeilles ont fini leur œuvreButin : les abeilles ont fini leur œuvreButin : les abeilles ont fini leur œuvre

Butin : les abeilles ont fini leur œuvre

 

Bettina Samson

 

- « Série Contre jour ». Le travail de l’artiste consiste à graver, par sablage, dans l’épaisseur d’une plaque faite de plusieurs couches de verre de couleurs différentes. En quelque sorte, elle sculpte le verre.

 

Sortie culturelle du 25 juin 2022Sortie culturelle du 25 juin 2022

 

Julie Balsaux

 

- " Infrangibles ". Dans cette œuvre, l’artiste exprime sa révolte, les pavés de mai 68 en étant le symbole. Réalisés en pâte de verre de différentes couleurs, ils renferment l’empreinte d’événements ou de situations qui engendrent sa colère : le sort réservé aux femmes dans de nombreux pays ; la noyade d'enfants migrants au large de Lesbos, etc. Le socle, qu’elle appelle "sa Tour de Babel", est fait de miroirs qui intègrent le visiteur dans l’œuvre.

- "Vulvéa". L'œuvre , en pâte de verre, est une pièce de provocation. Poussant le bouchon encore plus loin, Julie Balsaux présente son œuvre dans le noir où elle devient luminaire, avec à côté un gel hydroalcoolique pour inviter le visiteur à la toucher. C'est aussi une façon de polir le verre...

- "Pussy Riot". Œuvre créée en hommage au mouvement féministe punk russe durement réprimé et condamné en 2012.

 

Infrangibles   /   Vulvéa    /   Pussy RiotInfrangibles   /   Vulvéa    /   Pussy Riot
Infrangibles   /   Vulvéa    /   Pussy RiotInfrangibles   /   Vulvéa    /   Pussy Riot

Infrangibles / Vulvéa / Pussy Riot

 

Et voici la fin de cette belle journée de découverte. Le groupe de la MAC’A a eu la chance de rencontrer deux des artistes, Julie Balsaux et Sati Mougard, ce qui a rendu la visite encore plus passionnante. Cette très belle exposition inédite se terminant le 9 juillet, ALLEZ-Y VITE !

 

 

A bientôt !

 

 

 

 

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12 juin 2022 7 12 /06 /juin /2022 14:58

 

 

2éme jour : le musée Picasso à Antibes

 

 

Ce château du XVe siècle situé face à la mer appartenait à la famille Grimaldi. En 1925, la ville d’Antibes l’achète et il devient alors le musée Grimaldi. Picasso y séjourne deux mois à l’automne 1946 pendant lesquels il réalise de nombreuses œuvres. Quand il retourne à Paris, il y laisse de nombreux dessins et peintures.

 

A l'entrée, la sculpture en bronze "Femme et Oiseau" de Joan Miro attend les visiteurs

A l'entrée, la sculpture en bronze "Femme et Oiseau" de Joan Miro attend les visiteurs

 

En 1948, 78 céramiques qu’il a créé à Vallauris rejoignent la collection, ainsi que des pièces et vases zoomorphes. En 1966, l’édifice devient le musée Picasso. Depuis, suite à différents dons et achats ainsi qu’à la dation de Jacqueline Picasso en 1990, nombres d’œuvres sont venues enrichir la collection,

Dans ce musée, il est intéressant de constater que certaines des œuvres de cette période qu’il y passa en résidence sont peu connues du public car elles sont, en partie, restées à Antibes. On y découvre donc un travail de Picasso différent.

 

Crédit photos Jany VéziatCrédit photos Jany Véziat
Crédit photos Jany VéziatCrédit photos Jany Véziat

Crédit photos Jany Véziat

 

 

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L’artiste en résidence

 

 

Une fois l’espace apprivoisé, Picasso rêve de peindre de grands formats directement sur les murs. Obligé d’abandonner cette idée probablement à cause de l’humidité, il s'équipe alors de grandes plaques de fibrociment et de contreplaqué sur lesquelles il utilise des peinture industrielles.

Ses dessins au fusain ou au graphite sont creusés dans la peinture encore fraîche et se fixeront au séchage. En réalité, il peint sur tout ce qu’il trouve dans les caves du château, dont d’anciennes peintures sans valeur qu’il recouvre de blanc et crée dessus la majorité des toiles réalisées à Antibes.

 

Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.
Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.
Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.
Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.
Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.

 

 

Les petites natures mortes

 

 

Dans le couloir qui mène vers les autres salles à l’Est, on peut voir une série de petites natures mortes aux poissons et fruits de mer. Elles lui rappellent le plaisir des repas pris au port d’Antibes où il déguste les cadeaux de cette Méditerranée qu’il aime tant.

Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.

 

Les faunes

 

 

Cette figure mythologique est très présente dans l’œuvre méditerranéenne de Picasso. Ils affichent toujours un air drôle, candide, poétique. Réalisés sur vélin, ils sont colorés à l’huile ou à l’aquarelle combinées à l’encre de Chine, au graphite ou au fusain.

 

Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.

 

Les nus couchés

 

 

Dans toute son œuvre, Picasso a beaucoup travaillé sur le thème classique du nu.

Dans ses « nu couché », on retrouve beaucoup de la sensualité des odalisques qui font face au spectateur. L’abandon du corps apporte toute la douceur aux œuvres. Si leur construction reste d’une rigueur géométrique certaine, les courbes et les angles incisifs s’équilibrent.

 

 

Nu couché au lit bleu         Nu couché au lit blancNu couché au lit bleu         Nu couché au lit blanc

Nu couché au lit bleu Nu couché au lit blanc

 

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Malgré son nom, ce château-musée ne présente pas exclusivement des œuvres de Picasso. Sa collection s’est enrichie à la suite notamment de la donation de la Fondation Hans Hartung et Anna-Eva Bergman en 1994 et autres achats.

 

 

Anna-Eva Bergman et Hans Hartung

 

 

Hans Hartung, peintre allemand (1904-1989), devenu français en 1946, et Anna-Eva Bergman, peintre franco-norvégienne (1909-1987) sont venus vivre à Antibes dans les années 1970. 

Les deux artistes se marient en 1929, divorcent dix ans après pour se remarier en 1957. C’est en 1973 qu’ils s’installeront à Antibes dans la villa/atelier « Le Champ des Oliviers ». Leur fondation sera créée en 1994. Deux salles au rez-de-chaussée leurs sont consacrées.

 

 

Anna-Eva Bergman

Après une période expressionnisme influencée par Munch, elle s’oriente vers une peinture plus dépouillée. Son nouveau style minimaliste est fait d’espaces imaginaires glacés où elle recrée la lumière froide des pays nordiques. Elle use de la feuille d’or ou d’argent.

Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.

 

Hans  Hartung

L’un des plus grand représentant de l’art abstrait, il est considéré comme précurseur de nombreux mouvements d’avant-garde du milieu du XXe siècle, entre autres gestuels, tachistes, lyriques ou Action Painting.

 

Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.
Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.

 

 

Terrasse avec vue

 

 

Pour terminer en beauté cette visite, on traverse la petite cour où trône une sculpture en bronze d’Arman  "A ma jolie. Hommage à Picasso". On débouche alors face à la mer sur la terrasse. A l’entrée, « La Colonne d’Antibes » de Bernard Pagès, en pierres, briques, marbre et ciment rose, semble surveiller le flux des passants. A ses côtés, « La Déesse de la mer » de Joan Miro, en terre chamottée et décor peint aux oxydes et pigments, se protège des ardeurs du soleil à l'abri du yucca.

 

Arman   /  Bernard Pagès   /    Joan MiroArman   /  Bernard Pagès   /    Joan MiroArman   /  Bernard Pagès   /    Joan Miro

Arman / Bernard Pagès / Joan Miro

 

Perchées sur le parapet, les sculptures en bronze de Germaine Richier - « La Vierge folle », « La Feuille », « La Forêt » - toisent le visiteur. Et contre le mur du musée on peut admirer deux autres sculptures de Germaine Richier d'un tout autre style :  "La Grande Spirale" en bronze et  "L'Ombre de l'Ouragane" en pierre de Soignies.

 

Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022 - La suite.
La Grande Spirale              L'Ombre de l'OuraganeLa Grande Spirale              L'Ombre de l'Ouragane

La Grande Spirale L'Ombre de l'Ouragane

 

Et c'est ici que se terminent ces deux jours de visites riches et intenses. Le groupe de la MAC'A s'est régalé à la découverte de toutes ces merveilles.

Reste cependant une légère frustration. En effet, au musée Picasso, en temps normal on peut admirer des œuvres de Nicolas de Staël, mais aujourd’hui, pas de chance, les salles du 1er étage sont inaccessibles pour cause d’accrochage de l’artiste américain Mark Dion.

 

On se dit que ce sera pour une autre fois !!!

 

 

A bientôt !

 

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9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 15:53

 

 

Deux jours en visite sur la Côte d’Azur 

 

 

1er jour : Roquebrune Cap-Martin

 

 

Cette escapade, organisée pour les adhérents de la MAC’A, a commencé par une destination de choix : Cap Moderne à Roquebrune Cap-Martin.

 

 

Pour cette visite exceptionnelle, une médiatrice attendait le groupe à la gare du Cabbé pour rejoindre le lieu-dit « La maison en bord de mer », également nommée villa E1027.

 

 

Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022

Le site « Cap Moderne » regroupe 4 lieux indissociables : le bar/restaurant « L’Étoile de mer » ; « Le Cabanon » de Le Corbusier  ; « Les Unités de camping » ; et enfin, clou de la visite, la villa E1027(*).

 

 

1 - L’Étoile de mer

A l’origine un plombier de Nice, Thomas Rebutato, avait un modeste projet de cabane, située au-dessus de la villa, où entreposer son matériel de pêche et cuisiner ses prises de mer. Un architecte lui propose le plan d’un cabanon de 9,10 x 3,50 m, composé d’une chambre, d’un WC, d’un salon avec pergola plein sud et d’une entrée au nord. C’est cette cabane qu’il construira en 1949, en y ajoutant une cuisine en plein air au nord. Il veut crée un lieu « casse-croûte » pour attirer les touristes et les campeurs.

Lors d’un de ses séjours à la villa E1027, Le Corbusier sera un de ses premiers clients. Il  reviendra à Roquebrune à plusieurs reprises et c’est alors qu’il mûrira son propre projet de cabanon, appuyé sur « L’Étoile de mer » à l’est. Quelques copies de peintures de Le Corbusier ornent les murs du restaurant et, dans le bar, T. Rebutato a réalisé une série de fresques ésotériques.

 

La pergola, le bar et l'intérieur du "casse croûte"La pergola, le bar et l'intérieur du "casse croûte"La pergola, le bar et l'intérieur du "casse croûte"

La pergola, le bar et l'intérieur du "casse croûte"

Le Corbusier (en haut)          T Rebutato (en bas)   Crédit photos Jany VéziatLe Corbusier (en haut)          T Rebutato (en bas)   Crédit photos Jany Véziat

Le Corbusier (en haut) T Rebutato (en bas) Crédit photos Jany Véziat

 

2 - Le Cabanon de Le Corbusier

Il est construit en 1952 pour sa femme, Yvonne, qui a du mal à se déplacer Ses dimensions – 3,66 x 3,66 m – reposent sur l’échelle du Modulor. Il disait lui-même que « c’est une œuvre minimaliste, la quintessence de toutes mes constructions ».

Un carré parfait, subdivisé en 4 rectangles, toujours dans le respect du nombre d’or. A l’intérieur, tout est fonctionnel, s’emboîte, s’encastre au millimètre près. Tout le cabanon est fait en bois de châtaignier venu spécialement de Corse. Une superbe table désaxée et marquetée ne sert à rien d’autre qu’à l’Art. Les volets/miroirs, avec des peintures au verso, renvoient la lumière et protègent de la chaleur. Seules touches de couleurs : les plafonds et une peinture du maître des lieux dans l’entrée.

Le Corbusier ne souhaitait pas en faire une réelle  habitation, seulement un endroit pour dormir. Pour les repas et les relations sociales, « l’Étoile de mer » est là, juste à côté. Même la douche se prend en extérieur, sous le caroubier plusieurs fois centenaire.

 

Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022

3 - Les Unités camping

A l’ouest de « L’Étoile de mer », une construction regroupe « Les Unités de camping ». Conçues et financées par Le Corbusier qui y pensait depuis 1954, elles n'ont pu être réalisées qu’en 1956.

C’est une enfilade de 5 chambres en bois très coloré, façon Mondrian, montées sur des pilotis en béton, en surplomb de la terrasse en contre-bas. Une construction qui offre, côté sud sous les chambres, un bel espace de vie en plein air pour la restauration, le travail et autres activités domestiques.

Les chambres de 9 m² sont, comme toujours, très bien agencées et fonctionnelles. Aucun espace perdu. Elles sont équipées d’un petit lavabo, de rangements en cloison ou sous le lit et d’étagères. Les meubles et les murs sont en bois brut, les plafonds très colorés.

Aujourd’hui « Les Unités de camping » accueillent des artistes en résidence.

 

Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022
Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022
Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022
Sortie culturelle des 31 mai et 1er juin 2022

 

Et à l’origine de tout cela,

 

 

4 - La Villa E 1027

Eileen Gray, née en 1878 en Irlande, était réputée comme designer/ensemblier. En 1923, elle rencontre l’architecte roumain Jean Badovici avec lequel elle se lie d’une solide amitié qui durera jusqu’à la mort de celui-ci en 1956. Influencés par Le Corbusier, l’architecte et la designeuse évolueront de l’Art déco au Modernisme.

 

En 1926, sur le terrain acheté à Roquebrune Cap Martin par Jean Badovici, elle conçoit, pour ce dernier  « Une villa pour un homme jeune qui aime son travail, les sports et recevoir ses amis ».

 

Construite en léger décalage de l’alignement des terrasses surplombant la mer, la villa ressemble à un navire amiral. C’est ce que recherchait Eileen Gray, cette sensation de protection que l’on a à bord d’un navire alliée à l’impression de liberté de circulation sur les ponts. D’ailleurs, nombres d’aménagements intérieurs font immanquablement penser à un bateau : petite porte ovale comme dans une coursive ; rangements escamotables ; cloisons modulables, etc. Comme sur un bateau, le moindre espace est optimisé.

 

Clin d’œil encore à la navigation, ce tapis bleu aux vagues stylisées qu’elle a conçu pour le salon, et la bouée de sauvetage accrochée à la balustrade.

 

Vue depuis la mer   /    Sas d'entrée avec peinture de Le Corbusier / Volets coulissants et fenêtres paravent
Vue depuis la mer   /    Sas d'entrée avec peinture de Le Corbusier / Volets coulissants et fenêtres paraventVue depuis la mer   /    Sas d'entrée avec peinture de Le Corbusier / Volets coulissants et fenêtres paravent

Vue depuis la mer / Sas d'entrée avec peinture de Le Corbusier / Volets coulissants et fenêtres paravent

De l’extérieur, on remarque vite les volets coulissants qui permettent de moduler, à volonté, l’ombre et donc la fraîcheur dans la maison. Eileen Gray disait que « des fenêtres sans volets sont comme des yeux sans paupières ».

 

Ici, au-delà de la fonctionnalité, esthétique et modernisme sont les maîtres-mots. Aujourd’hui que la villa a été restaurée, tout est tel que l’artiste l’avait conçu à l’origine : la boite aux lettres en cuir Hermès ; le filtre à eau dans la cuisine ; les prises, thermomètres et autres interrupteurs ; jusqu’au réseau de fils électriques apparents qui ornent et cheminent en haut des murs. A l’époque, Le Corbusier dira : « la villa est une œuvre d’art total ».

 

 

Chaque détail a été conçu et imaginé par Eileen Gray elle-même
Chaque détail a été conçu et imaginé par Eileen Gray elle-même
Chaque détail a été conçu et imaginé par Eileen Gray elle-même
Chaque détail a été conçu et imaginé par Eileen Gray elle-même
Chaque détail a été conçu et imaginé par Eileen Gray elle-même

Chaque détail a été conçu et imaginé par Eileen Gray elle-même

 

Une fois passées l’entrée et la cuisine, pour rejoindre la salle de séjour on traverse un sas avec une fresque de Le Corbusier. Dans le petit salon à l’est, encore une de ses peintures. Sur le balcon plein sud, des toiles tendues cadrent le paysage devant les fenêtres-paravents qui permettent une ouverture complète.

 

Aujourd’hui, la villa est entièrement meublée de copies ou rééditions du mobilier iconique conçu par Eileen Gray. On y voit, entre autres, le fauteuil Bibendum, le transat en cuir, la petite table de lit, le meuble aux tiroirs pivotants, la table gramophone, une grande carte au mur « Invitation au voyage » et les tapis qu’elle a dessinés, etc.

 

Jusqu’en 2017, sur le mur ouest, une peinture aux teintes vives réalisée par Le Corbusier, probablement sans l’accord d’Eileen Gray, perturbait l'ambiance recherchée. Depuis, elle a été masquée derrière un paravent mobile en bois blanc. Ainsi, l'harmonie de la pièce voulue par la conceptrice est respectée.

 

Un ameublement/déco créé pour la salle de séjour, et le bureau à l'entrée avec une œuvre de Le Corbusier
Un ameublement/déco créé pour la salle de séjour, et le bureau à l'entrée avec une œuvre de Le Corbusier
Un ameublement/déco créé pour la salle de séjour, et le bureau à l'entrée avec une œuvre de Le Corbusier
Un ameublement/déco créé pour la salle de séjour, et le bureau à l'entrée avec une œuvre de Le Corbusier
Un ameublement/déco créé pour la salle de séjour, et le bureau à l'entrée avec une œuvre de Le Corbusier
Un ameublement/déco créé pour la salle de séjour, et le bureau à l'entrée avec une œuvre de Le Corbusier
Un ameublement/déco créé pour la salle de séjour, et le bureau à l'entrée avec une œuvre de Le Corbusier
Un ameublement/déco créé pour la salle de séjour, et le bureau à l'entrée avec une œuvre de Le Corbusier
Un ameublement/déco créé pour la salle de séjour, et le bureau à l'entrée avec une œuvre de Le Corbusier

Un ameublement/déco créé pour la salle de séjour, et le bureau à l'entrée avec une œuvre de Le Corbusier

 

Au rez-de-chaussée haut, la chambre principale avec son coin toilette a été complètement restaurée et les meubles et textiles reconstitués. La salle de bain est étonnante de luminosité, avec sa porte coulissante, son grand miroir vertical et son puits de lumière au-dessus de la baignoire habillée d’aluminium.

 

La chambre principale et sa salle de bain qui ouvre sur le jardin
La chambre principale et sa salle de bain qui ouvre sur le jardinLa chambre principale et sa salle de bain qui ouvre sur le jardinLa chambre principale et sa salle de bain qui ouvre sur le jardin

La chambre principale et sa salle de bain qui ouvre sur le jardin

 

Au rez-de-chaussée bas, la terrasse sous les pilotis mène vers la chambre d’amis. Encore un espace intime, fonctionnel, équipé d’un grand placard – seule pièce d’origine existant encore - , d’un lavabo au miroir « Satellite » avec lampe intégrée et divers meubles/rangements modulables. Face au secrétaire entre les deux fenêtres, trône encore une peinture de Le Corbusier.

 

Chambre d'amis et son cabinet de toilette au miroir satelliteChambre d'amis et son cabinet de toilette au miroir satellite

Chambre d'amis et son cabinet de toilette au miroir satellite

 

Eileen Gray avait un sens pratique très développé, combiné à un sens aigu de l’esthétique d’où l’humour n’est pas absent. Ici, tout est beau, fonctionnel, délicat, dissimulé, escamotable. Le moindre détail de décoration et d’agencement est empreint de subtilité, d’intimité et d’un sens du pratique tout à fait féminin.

 

A la mort de Jean Badovici en 1956, Le Corbusier s’occupera de la vente de la villa à une amie suisse qui aura la mauvaise idée d’en faire don à son psychiatre. Celui-ci dépouillera la maison de tout son mobilier et des aménagements. Il y sera assassiné en 1996 et, laissée à l’abandon, la villa sera squattée et vandalisée.

 

En 1999 elle est rachetée par le Conservatoire du Littoral. Depuis 2018, après restauration et reconstitution, tout le site est désormais géré par le Centre des Monuments Nationaux, pour le plus grand bonheur des visiteurs.

 

(*) L’énigme du nom E 1027:

E pour Eileen, 10 pour le J de Jean (10éme lettre), 2 pour le B de Badovoci (2éme lettre), 7 pour le G de Gray (7éme lettre).

 

 

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Le 2éme jour de visite fera l'objet d'un prochain article.

 

 

A bientôt !

 

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27 avril 2022 3 27 /04 /avril /2022 08:45

 

Double objectif pour la sortie à Valence

 

 

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Découverte de la Villa Balthazar

 

 

Ancienne Chambre d’agriculture datant des années 60, bâtie dans la mouvance architecturale de Le Corbusier, la Villa Balthazar, restaurée et réagencée, sert exclusivement l’Art contemporain depuis 2016. Le réaménagement de l’espace dans lequel l’ancien et la pierre côtoient et se reflètent dans le verre et l’acier du splendide escalier est un régal pour les yeux.

 

Sortie culturelle du 23 avril 2022 à ValenceSortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence

Dans ses 600 m2 sur 3 étages, la galerie se donne pour mission d’émouvoir et de surprendre. Outre les expositions, elle accueille également de l’événementiel, toujours en cohérence avec l’Art.

 

 

Actuellement, Michel Duport et Serge Landois occupent la galerie avec, en résonance au sous-sol, leurs invités Clément Santos et Frédéric Galliano.

 

 

Serge Landois

 

On peut dire que les formes qu’il invente sont peut-être des signes, une écriture ou de la poésie spatiale. D’ailleurs ses dessins, qu’il appelle « post-sculpture », s’apparentent beaucoup à de la calligraphie.

Avec le métal, il dessine dans l’espace des formes légères à l’équilibre précaire. Il stabilise des formes instables volontairement décentrées et entretient un rapport constant avec le porte-à-faux.

 

Sortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence
Sortie culturelle du 23 avril 2022 à ValenceSortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence

 

Dans ses œuvres à l’encre de Chine et acrylique blanc sur papier marron, là encore le déséquilibre prime : aucun trait droit, aucune ligne droite ni coup de pinceau droit.

 

Sortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence
Sortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence
Sortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence

 

Michel Duport

 

« L’illusion du tableau » ou « Un tableau sans illusion », sa peinture/sculpture consiste en des assemblages de formes en volume, très colorées. Fixées au mur ou posées au sol, ses oeuvres interpellent le visiteur dans sa relation et son positionnement face elles.

 

 

L'illusion du tableau ou Un tableau sans illusionL'illusion du tableau ou Un tableau sans illusionL'illusion du tableau ou Un tableau sans illusion

L'illusion du tableau ou Un tableau sans illusion

 

Il expose également des œuvres abstraites réalisées à la gouache et/ou l’aquarelle, encadrées celles-ci.

Crédit photos: Jany VéziatCrédit photos: Jany Véziat

Crédit photos: Jany Véziat

 

Les invités en résonance

 

 

Frédéric Galliano, invité de Serge Landois.

 

Il développe une œuvre centrée sur l'idée de monades - étymologiquement, monade signifie "Unité". Ses dernières recherches l'amènent à réfléchir sur différentes notions liées à ce concept et à leurs expressions plastiques.

 

Ondoiements (aquarelle)          Sculpture aluminium    Ondoiements (aquarelle)          Sculpture aluminium

Ondoiements (aquarelle) Sculpture aluminium

 

Clément Santos, invité et ancien élève de Michel Duport

 

Il détourne les signes visuels qui nous entourent au quotidien tels les logos. Ils deviennent alors matière première qu’il manipule, découpe et plie pour en faire de nouveaux objets sans charge commerciale.

 

AirbnbAirbnbAirbnb

Airbnb

 

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« Voyage sans boussole » au musée de Valence

 

 

Installé depuis 1911 dans l’ancien palais épiscopal, le musée de Valence abrite une collection de plus de 20 000 œuvres qui, depuis sa rénovation et sa réouverture en 2013, offre un panorama de l’Art allant de la Préhistoire à l’Art contemporain.

 

« Voyage sans boussole », le parcours contemporain objet de cette visite, propose les œuvres d’une quinzaine d’artistes dispersées dans les différentes salles parmi les autres œuvres. En voici un aperçu non exhaustif, de quoi vous donner envie d’y aller...

 

 

Suivez le guide …

 

 

Gerda Steiner et Jörg Lenzliger

 

« Paysage au grand galop » est une sorte de jardin suspendu couvrant le mur avec des ramifications jusqu’au plafond. Les artistes n’ont utilisé ici que des objets de récupération dénichés aux alentours et à l’intérieur du musée.

 

Paysage au grand galop et détails
Paysage au grand galop et détailsPaysage au grand galop et détailsPaysage au grand galop et détails

Paysage au grand galop et détails

 

Etienne-Martin

 

« La Piéta », en bronze argenté, aux mains surdimensionnées symbolise toute la souffrance. On retrouvera plus loin le même artiste dans un tout autre genre avec « L’escalier », souvenir de sa maison natale dans la Drôme.

 

La Piéta         et            L'escalierLa Piéta         et            L'escalier

La Piéta et L'escalier

 

Simon Hantaï

 

Après une période surréaliste, il passe à une peinture gestuelle et abstraite, influencé par J. Pollock, notamment. En 1960 il invente « le pliage comme méthode ». La toile est alors pliée, froissée puis imprégnée irrégulièrement par la peinture, en aveugle. L’œuvre ne se révèle qu’au moment du dépliage.

 

Sortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence

 

Hans Hartung

 

Reconnu comme l’un des représentants de l’art abstrait, il explorait sans cesse de nouveaux outils : aérosol, sulfateuse, tyrolienne, pistolet de carrossier, etc. Dans sa peinture on distingue bien les traces des outils utilisés et les différentes consistances de matière qui donnent un rendu soyeux, léger comme une ombre ou au contraire rugueux comme un crépi.

T1986-E16

T1986-E16

 

Anna-Eva Bergman

 

Inspirée par la nature et la mythologie scandinave, dans ses paysages elle recrée la lumière norvégienne et s’appuie sur une construction à partir de la ligne et du nombre d’or.

 

Vallée d'or                          Vallée d'argentVallée d'or                          Vallée d'argent

Vallée d'or Vallée d'argent

 

Vincent Bioulès

 

Depuis ses débuts il peint sur le motif. Le Sud de la France devient très vite le cadre préféré de son œuvre, dans laquelle il joue avec la lumière et en fait son personnage principal. Dans son paysage « Le golfe » on retrouve le bleu de Matisse.

 

Sortie culturelle du 23 avril 2022 à Valence

 

 

Albert Gleizes

 

Il fait partie des peintres qui révélèrent le cubisme au public. La composition des motifs et la diversité des fonds colorés de cette œuvre provoquent une véritable dynamique du regard. Cette peinture abstraite rappelle son attachement au cubisme.

 

Pour la Contemplation

Pour la Contemplation

 

André Lhote

 

Il se rattache au mouvement cubiste dès 1912. Cependant il rejette ce qu'il y a de trop abstrait et cherchera toujours à conserver un lien avec la peinture classique. Il a voulu inscrire la modernité non pas dans la rupture mais dans la continuité de la tradition.

 

La plage                                 PortraitLa plage                                 Portrait

La plage Portrait

 

Et pour terminer la visite ...

 

 

Sophie Calle

 

Utilisant la photographie, les installations, la vidéo et l’écriture, elle fait de sa vie une œuvre, jouant sans cesse entre réalité et fiction pour embarquer le visiteur dans son intimité.

« Pôle Nord » retrace son périple dans l’Arctique en 2008 autour du thème du réchauffement climatique. Elle en profite pour rendre hommage à sa mère qui rêvait tant d’y aller elle-même, en laissant quelques petits objets lui ayant appartenu dans un cavité du sol.

 

Cap Nord  + détails                               Crédit photo Jany Véziat
Cap Nord  + détails                               Crédit photo Jany VéziatCap Nord  + détails                               Crédit photo Jany Véziat

Cap Nord + détails Crédit photo Jany Véziat

 

A noter que dans le cadre du nouveau cycle d’expositions temporaires ALL-OVER, le musée invite un artiste qui investit tout l’espace. Jusque fin août, place belle est faite à Hervé Di Rosa.

 

A bientôt !

 

 

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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 14:51

 

Une double visite à la Collection Lambert pour la MAC’A

 

 

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En ouverture : « Rayon fossile », d’Abdelkader Benchamma

 

 

Pour cette première sortie de l’année, les retrouvailles avec l’œuvre d’Abdelkader Benchamma étaient empreintes d’une certaine fierté pour la MAC’A.  Pour mémoire, à son exposition de 2008 elle avait sélectionné de jeunes diplômés des écoles d’art du Sud dont il était. Et depuis il en a parcouru du chemin ce jeune artiste timide. Il a rencontré de beaux succès, nationaux et internationaux, de la biennale de Venise au Drawing Center à New-york en passant, entre autres, par Paris, Bruxelles, Doha et la villa Médicis à Rome.

Des dessins réalisés au stylo noir, à l'encre de Chine ou au fusainDes dessins réalisés au stylo noir, à l'encre de Chine ou au fusain

Des dessins réalisés au stylo noir, à l'encre de Chine ou au fusain

 

Toujours fidèle au dessin qu’il réalise au stylo noir, à l’encre de chine ou au fusain, il varie ses approches, privilégiant parfois un trait minutieux d’une grande maîtrise, réalisé à main levée. D’autres fois il use de gestes amples et généreux pour franchir les limites du cadre et déborder sur les murs. Quand on lui demande comment il réagit au fait que ses œuvres murales seront recouvertes à la fin, il reconnaît que ça n’est pas toujours facile à accepter mais que c’est un choix. Et pour ne pas se focaliser dessus, il se tourne le plus vite possible sur le projet suivant.

 

 

Dans sa démarche, Abdelkader Benchamma cherche à créer, chez le visiteur, un trouble de la perception pour l’amener vers une nouvelle façon de penser l’espace, le temps et la vision. Il propose de nouveaux paysages mentaux et ouvre le champ des possibles. Pour ce faire, il pioche dans sa précieuse collection d’images, anciennes ou récentes, sur les sciences occultes, les comètes, le paranormal, l’ésotérisme, etc., toujours en décalage avec le réel.

 

 

Mémoire, empreinte, fossile

 

 

Avec « Rayon fossile », il poursuit ses recherches sur le dessin empreinte, créant une mémoire d’images fossilisées qui entraînent le visiteur vers le passé, l’avenir, voire la fiction. Son choix du noir sur fond blanc lui permet de mieux exprimer l’imaginaire, l’abstrait et de rester dans un champ de force, « dans la thermodynamique » comme il aime à dire.

 

Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat

Crédit photos: Jany Véziat

 

Le parcours de la visite est tracé pour imprimer un rythme au visiteur, pour qu’à chaque salle il ait le sentiment de pénétrer dans un nouveau monde. La mise en scène très structurée de la première salle, intitulée « Sculptures », regroupe une série d’œuvres monolithiques inspirées par le premier choc esthétique de l’artiste devant le monolithe noir de « 2001 Odyssée de l’espace » de S. Kubrick. Les œuvres, accrochées à une soixantaine de cm du sol, sont comme des sculptures sur leur socle.

 

 

En résonance avec le monolithe de "2001 Odyssée de l'Espace"En résonance avec le monolithe de "2001 Odyssée de l'Espace"En résonance avec le monolithe de "2001 Odyssée de l'Espace"

En résonance avec le monolithe de "2001 Odyssée de l'Espace"

 

Délires cosmiques

 

 

Dans la deuxième salle, on entre dans le dessin fiction. Ça explose de toutes parts, ça jaillie sur les murs. L’artiste trace dans l’espace des courants tumultueux, des tourbillons, alternant les aplats noir avec des strates très ciselées, qui donnent à imaginer des apparitions célestes, des éclairs, des lueurs, des tempêtes. Ses œuvres sont toujours dans le mouvement, dans le flux.

Pour son plus grand bonheur, le visiteur se laisse entraîner dans ces délires cosmiques jusqu’au bout du cheminement, atteignant l’apothéose au seuil de la dernière salle.

 

Et cela se termine en apothéose.                              crédit photos: Jany VéziatEt cela se termine en apothéose.                              crédit photos: Jany Véziat
Et cela se termine en apothéose.                              crédit photos: Jany Véziat

Et cela se termine en apothéose. crédit photos: Jany Véziat

 

Abdelkader Benchamma aime réaliser ses grands dessins muraux qu’il dit vivre comme une sorte de combat. Il y dépense beaucoup d’énergie. Rien à voir avec son travail en atelier. Ici, pas de repentir possible, pas de retour en arrière. Le geste doit être sûr, pur.

Il est resté 3 semaines en résidence à la Collection Lambert pour réaliser cette superbe exposition qui occupe tout le rez-de-chaussée de l’hôtel de Montfaucon. Il apprécie énormément ce travail en équipe et le lien qui se crée le temps de la performance jusqu’à la fin de l’exposition.

(clôture le 20 février)

 

 

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Pour la suite :

 

« L’intraitable beauté de nos vies sauvages »

 

de Stéphanie Brossard

 

 

Stéphanie Brossard a également passé 3 semaines en résidence à la Collection Lambert dans le cadre du programme « RENDEZ-VOUS, sous-sol* », destiné à exposer des artistes émergents.

Par ses installations, cette jeune artiste avignonnaise, originaire de la Réunion, illustre les notions de territoire, de déplacement. Elle raconte, à sa façon, les mouvements de la terre, les événements climatiques, géologiques et les perturbations spécifiques à son île natale.

 

Dés la 1ére salle le visiteur est plongé dans ce qui fait le quotidien des insulaires, à savoir les tremblements de terre et le chaos qui s’en suit. Pour représenter ces catastrophes naturelles, l’artiste a installé sur un grande table reliée à un système d’enregistrement des séismes dans le monde, un monticule de terre de Roussillon qui s’effondre à chaque fois qu’une secousse est enregistrée. Dans le reste de la salle sont disposés de façon aléatoire des morceaux de plaques de marbre, figurant comme un espace de recueillement après le sinistre, dans lequel le visiteur peut déambuler.

 

Table connectée à un sismographe.                Crédit photos: Jany Véziat
Table connectée à un sismographe.                Crédit photos: Jany VéziatTable connectée à un sismographe.                Crédit photos: Jany Véziat

Table connectée à un sismographe. Crédit photos: Jany Véziat

 

D'un territoire l'autre

 

 

Dans la salle suivante, la notion de déplacement est au cœur de l’installation, symbolisé par des pierres de notre région disposées sur des planches à roulettes. Au FRAC Réunion 2020 où Stéphanie Brossard a déjà exposée, elle avait utilisé bien sûr des pierres de là-bas. D’un territoire l’autre, comme ses allers-retours entre Avignon et son île.

 

Déplacement encore et toujoursDéplacement encore et toujours

Déplacement encore et toujours

 

La visite se termine dans un espace où trône une baignoire qui se remplit ou se vide en fonction des différents cyclones sur la planète. Cette mise en scène est pure illustration d’un souvenir d’enfance de l’artiste. Petite, quand elle voyait sa mère remplir la baignoire d’eau potable elle devinait une alerte cyclone.

Souvenir encore que celui du père, soucieux de la solidité de la maison face aux catastrophes, avec ces parpaings empilés les uns sur les autres qui servent ici de socle à de petits objets.

 

Intempéries.              Crédit Photos: Jany VéziatIntempéries.              Crédit Photos: Jany Véziat

Intempéries. Crédit Photos: Jany Véziat

 

 

Souvenir toujours, en référence peut-être aux boukans (les cabanons où s’entassent plein de babioles), ces fleurs séchées, ces petits bijoux en verre, ces bibelots, ces flacons remplis d’eau de l’océan etc., le tout mis en valeur sur les parpaings. On se croirait dans un cabinet de curiosités.

 

Comme dans un cabinet de curiosités
Comme dans un cabinet de curiosités
Comme dans un cabinet de curiosités

Comme dans un cabinet de curiosités

 

Dans ce qu’elle nous donne à voir, on sent bien que cette jeune artiste est tiraillée entre deux mondes. Certes, aujourd’hui elle est ici mais elle est encore beaucoup là-bas. Son passé, sa nostalgie, l’histoire de son île la remplissent, ce qui alimente avec bonheur sa créativité et participe probablement à son équilibre.

 

 

 

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Rencontre artistique à la Fondation Matias Huart

 

 

Pour clore cette sortie culturelle, les adhérents de la MAC’A avait rendez-vous avec Susanna Lehtinen dans la galerie de Matias Huart, rue de l’Olivier à Avignon.

 

« Arte è una cosa mentale » 

 

Pour le propriétaire de cet espace, la phrase de Léonard de Vinci s’inscrit plus que jamais dans notre siècle. Dessiner c’est penser, comme une devise de la fondation. Matias Huart, artiste lui-même, présente ses œuvres au côté de celles d’artistes invités dont le travail est toujours en cohérence avec le sien.

 

Les dessins à l’ordinateur de Susanna Lehtinen sont tout à fait représentatifs d’une réflexion et d’un travail mental intense avant réalisation. Pour cela, elle souscrit totalement à la pensée de Vinci.

Traduction visuelle des ondes audioTraduction visuelle des ondes audio

Traduction visuelle des ondes audio

 

La créativité de cette artiste finlandaise est multiforme. Elle crée aussi bien des œuvres classiques, numériques ou des dessins à l’encre, parfois en écho à ceux de son hôte.

 

Certaines d’entre elles semblent inspirées des aurores boréales. Elle passe du noir du dessin à des formes pastelle très diffuses, évanescentes. Elle parle alors « d’atopie, ce flou improbable qui entoure l’objet en peinture. Il s’agit d’une rencontre, d’une humeur, d’une poussière d’émotion », citant Cézanne. Elle travaille beaucoup sur la lumière ou simplement son reflet, ses contours.

Dessin 1 Susanna Lehtinen ; dessin 2 Matias Huart                            Crédit Photos: Jany VéziatDessin 1 Susanna Lehtinen ; dessin 2 Matias Huart                            Crédit Photos: Jany Véziat
Dessin 1 Susanna Lehtinen ; dessin 2 Matias Huart                            Crédit Photos: Jany VéziatDessin 1 Susanna Lehtinen ; dessin 2 Matias Huart                            Crédit Photos: Jany Véziat

Dessin 1 Susanna Lehtinen ; dessin 2 Matias Huart Crédit Photos: Jany Véziat

Quant à ses dessins numériques, seul l’outil informatique lui permet les agencements aléatoires, la traduction visuelle des ondes audio et les répétitions de motifs qui représentent l’immatériel et les vibrations intimes.

 

 

A bientôt !

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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 14:43
Sortie culturelle du 11 décembre 2021 à Apt

 

 

Carton plein pour la sortie MAC’A à la Fondation Blachère

 

 

Pour sa dernière sortie de l’année la MAC’A a offert un beau cadeau de Noël à ses adhérents : la visite de l’exposition « re-création » à la fondation Blachère à Apt.

 

Sortie culturelle du 11 décembre 2021 à AptSortie culturelle du 11 décembre 2021 à Apt

 

Ils étaient plus d’une vingtaine à se rejoindre devant la fondation Blachère ce samedi. A l’entrée les attendaient un guerrier en faction, rescapé de la bataille de « Little Big Horn » de Ousmane Sow, plusieurs « Big Mama » aux rondeurs pleines de tendresse de Colleen Madamombe et "Les Marcheurs" de Ndary Lo.

 

Re-visiter / Ré-inventer / Ré-approprier

 

 

L’exposition « re-création » rassemble les œuvres de quinze artistes contemporains, venus d’Afrique ou de la diaspora, qui proposent une ré-interprétation des grands classiques de l’histoire de l’art  européenne: Manet, Gauguin, Matisse, Courbet, Renaissance italienne et hollandaise, etc. La raison d’être de cette exposition est bien de laisser les artistes emprunter à d’autres, sans complexe et sans tabou, des attitudes, des détails significatifs. De s’inspirer de...

 

Dès l’entrée dans les salles d’exposition le visiteur est plongé dans le noir, seules les œuvres sont en lumière. Dans cette scénographie, au fil des déambulations, l’œil s’adapte vite à l’obscurité ne captant plus que l’œuvre elle-même, avec ses forces, ses détails, ses subtilités.

 

Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat

Crédit photos: Jany Véziat

 

La femme africaine

 

 

En noir et blanc ou en couleur, la femme africaine est en majesté au cœur de cette exposition et l’importance de son rôle dans l’histoire du Continent est ici remise au premier plan. La plupart des artistes bouscule l’ordre établi et tente de gommer le côté exotique post-colonial pour lui restaurer son statut de femme et son rapport au corps. Elle apparaît aussi en bleu, auréolée, rappelant les peintures religieuses de la Renaissance italienne ou encore les icônes byzantines. Sans oublier la place qu’elle prend dans une série de photos noir et blanc, inspirées des peintres de la Renaissance hollandaise où sa peau noire contraste si bien avec le blanc des cols en fraise et dentelles.

 

Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat
Crédit photos: Jany Véziat

Crédit photos: Jany Véziat

 

Dans cette "re-création", les artistes délivrent un nouveau message où s’expriment leur vision du monde et leur histoire personnelle. Les temps changent, les uns (es) prennent la place des autres.

Mais au fait, au début du XXéme siècle, l’art européen n’a-t-il pas été influencé par l’art africain ?

 

A toutes celles et ceux qui n'ont pas vu l'exposition,

 

c o u r r e z - y  vite !!!

 

 

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Suite de la sortie

 

Rendez-vous à l'atelier de Hugues De Laugardière

 

à Saint-Saturnin-lés-Apt

 

Ce samedi, Hugues De Laugardière a réservé un bien chaleureux accueil au groupe de la MAC’A venu découvrir sa peinture.

Dans sa maison nichée en pleine nature sur les hauteurs de Apt, il s’adonne à sa passion, la peinture à l’huile, depuis les années 90. S’il a commencé par copier ou plutôt par revisiter - comme il préfère le dire - les classiques (Turner, Boudin, Canaletto, etc.), depuis les confinements sa peinture est devenue plus personnelle.

 

Sortie culturelle du 11 décembre 2021 à Apt
Sortie culturelle du 11 décembre 2021 à Apt

Pour cette sortie, il ne s’agit pas, comme d’habitude, d’une visite d’atelier puisque celui-ci est tellement minuscule - 1,80m au carré, précise le maître des lieux avec malice – qu’il est impossible d’y mettre même un seul pied. C’est donc dans une salle d’exposition que ses peintures sont visibles.

 

Sortie culturelle du 11 décembre 2021 à AptSortie culturelle du 11 décembre 2021 à AptSortie culturelle du 11 décembre 2021 à Apt

 

De l’art brutal

 

Dès l’entrée dans l’espace, le ton est donné. L’affichette apposée sur la porte annonce la couleur. On a à faire à un artiste qui ne se prend au sérieux.

On sent tout de suite qu’il a grand plaisir à dépeindre la société et ses travers en y mettant une bonne dose d’humour. Il imagine des situations et met en scène des personnages avec beaucoup de dérision.

 

crédit photos : Jany Véziat
crédit photos : Jany Véziat
crédit photos : Jany Véziat
crédit photos : Jany Véziat
crédit photos : Jany Véziat

crédit photos : Jany Véziat

 

Hugues De Laugardière a posé le pied dans le Sud en 1982, plus précisément à Roussillon. En remontant d’Italie par la route Napoléon (comme elle s’appelait à l’époque) après un tournage sur le film « Danton » de Wajda, il a été séduit par la région et a décidé de s’y installer. Et depuis six ans maintenant il vit à Saint-Saturnin-lés-Apt.

 

Vous l’avez compris, ce Monsieur a eu une autre vie avant celle-ci. Et quelle vie ! Des immenses plateaux de cinéma il est passé à l’exiguïté de son atelier. Même s’il n’a pas l’air de vouloir en dire trop sur sa vie antérieure, dès qu’on pousse l’investigation son regard s’illumine et alors il raconte.

Tout jeune il a commencé comme stagiaire puis assistant réalisateur et/ou scénariste, auprès des plus grands : Autant Lara, Planchon, Polanski, Verneuil, Ivory, Wajda donc, et d’autres. Un milieu où l’humilité et la simplicité ne sont pas monnaie courante, un milieu où la compétition est féroce, un milieu non épargné par les travers de la société du paraître.

 

Les tableaux de Hugues De Laugardière en disent long sur le recul qu’il a pris par rapport à ce microcosme.

Il a plaisir à montrer ses créations et se dit prêt à accueillir de nouveaux visiteurs.

 

Vous êtes de plus en plus nombreux à lire nos articles sur  ce blog.

Merci, merci pour votre intérêt.

 

A bientôt !

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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 11:23
Sortie culturelle le 25/09/21 à ArlesSortie culturelle le 25/09/21 à Arles

 

La MAC’A à la découverte de LUMA Arles

 

 

Pour la reprise de ses sorties, la MAC’A a proposé à ses adhérents une destination de choix : la Fondation LUMA, à Arles.

Ils étaient dix-sept à se rejoindre au pied de la Tour LUMA, ce samedi 25 septembre, où les attendaient une jeune médiatrice, Clara, pour une visite guidée de près de 3 heures.

Située sur le site des anciens ateliers de la SNCF, LUMA  Arles - créée à l’initiative de Maja Hoffmann - comprend La Tour à facettes en acier inoxydable de 56m de haut imaginée par Frank Gehry et les jardins paysagers, où les bâtiments des anciens ateliers accueillent les expositions temporaires.

La Tour, comme les jardins, privilégient l’ancrage local, s’inspirant de ses particularités : le Sud, le soleil, le Mistral, la Camargue, les salins, les Alpilles, la végétation, voire même ses artistes.

Au-delà de l’architecture caractéristique de Frank Gehry, la Tour à la façade torsadée est à elle seule une véritable œuvre d’art. Faite de briques en inox, la structure joue constamment avec les variations de lumière du ciel. De plus, par le choix des matériaux locaux utilisés et des techniques mises en œuvre, elle s’inscrit dans la transition écologique, économique et sociale.

 

 

Sortie culturelle le 25/09/21 à ArlesSortie culturelle le 25/09/21 à Arles

On pénètre dans le bâtiment par le Drum (la rotonde), circulaire et en verre, inspiré des arènes.

Autour des ascenseurs, les murs sont recouverts de plaques de cristaux de sel de Camargue, de nuances variables selon la concentration en micro-algues.

Dans le restaurant, le "Drum café", les murs, réalisés façon liège, sont faits de moelle de tournesol teintée de vert par des pigments de diverses plantes locales. Fibres sèches de tournesol et laine de mérinos pour l’immense tapisserie du mur de gauche, représentant des tournesols, référence bien sûr à la présence de Van Gogh en Arles. Le tout servant d’écrin à un aménagement très design.

La structure extérieure en béton préfabriqué, sur laquelle s’appuie la Tour, reconstitue la pierre dorée de Fontvieille, et donne ainsi à l’édifice un aspect minéral proche des blocs rocheux des Alpilles, notamment le Val d’enfer.

Sortie culturelle le 25/09/21 à ArlesSortie culturelle le 25/09/21 à Arles

D’un étage à l’autre

 

Au cœur de la Tour, un escalier monumental à double révolution monte, sur 2 étages, jusqu’à un miroir circulaire fixé de biais au plafond, qui tourne lentement sur son axe, créant un effet déstabilisant pour le visiteur, tout en l’intégrant dans l’œuvre elle-même.

 

Au niveau 2, un toboggan métallique fermé permet de dévaler jusqu’en bas, « une sculpture à l’intérieur de laquelle on peut voyager », selon Carsten Holler, son concepteur. Évidemment, à chaque fois qu’un visiteur s’y essaie, enfant ou adulte, ce sont des cris de joie, de frayeur, en tous cas d’émotions fortes, qui résonnent dans tout l’espace.

 

Sortie culturelle le 25/09/21 à ArlesSortie culturelle le 25/09/21 à Arles

Quant aux jardins paysagers, ils ont été créés de toute pièce sur l’immense dalle de béton du site. Bas Smets, l’architecte paysagiste, l’a transformée en un parc luxuriant : refonte complète de la topographie par apport de terre fertile ; plantation de différentes espèces méditerranéennes ; prise en compte des variations climatiques, tel le Mistral qui, à la longue, sculpte un paysage semblable à une dune. La création de l’étang et l’apport d’une abondante végétation produit un micro-climat qui a transformé ce désert de béton en parc public foisonnant.

Et enfin, dans les anciens ateliers – les Forges, la Mécanique générale, la grande Halle – on peut voir les expositions, vidéo et/ou réalisations temporaires de divers artistes tel, actuellement, Ian Cheng, Pierre Huygues, Sophia Al Maria et autres. Et ça n’est que le début.

Bien sûr, cette première approche de ce temple de l’art contemporain est à renouveler encore et encore, à l’occasion d’autres expositions temporaires, notamment. Affaire à suivre, donc.

 

Sortie culturelle le 25/09/21 à ArlesSortie culturelle le 25/09/21 à ArlesSortie culturelle le 25/09/21 à Arles

Une date à retenir : samedi 30 Octobre 2021.

 

La MAC'A propose une visite de l' exposition SOL !, proposée à la Panacée MO.CO. Montpellier et de découvrir l'atelier d'une artiste récemment installée sur Montpellier, Ursula Caruel - site web: www.ursulacaruel.com 

 

Une fiche descriptive sera envoyée prochainement à tous les adhérents.

 

A bientôt ! 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 17:35

 

La sortie organisée par la MAC'A le samedi 9 novembre a débuté par le Musée Cantini et la visite de la rétrospective consacrée au sculpteur CESAR - jusqu'au 16 mars  2014

 

 

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Une retrospective concentrée sur trois salles, mais qui a le mérite de présenter toutes les facettes de l'œuvre de cet artiste qui a marqué le XXe siècle tant par ses réalisations que pour ses performances.

 

 

La journée s'est poursuivie au MuCEM, histoire de profiter du beau temps,

 

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pour admirer l'architecture due à  Rudy Ricciotti - dont nous avions déjà visité le "Pavillon noir" à Aix en Provence. 

 

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Un temps idéal pour admirer le jeu des ombres et de la lumière.

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 17:29

La seconde sortie organisée le 9 février 2013 par la MAC'A, a conduit un groupe nombreux à Aix en Provence à la découverte des expositions proposées dès ce début d'année.

 

Le parcours a débuté par la visite de "Agnès Varda en Bouches-du-Rhône" à la Galerie du Conseil Général, cours Mirabeau.

Dès l'arrivée sur le cours, l'atmosphère est installée grâce à Yayoi Kusama et son"Ascension des pois sur les arbres"  - "Ascension of Polka Dots on Trees" :

 

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dans le cadre de "L'ART-À-L'ENDROIT" - parcours contemporain dans la ville.

 

 

Jusqu'au 17 mars Agnès Varda "nous donne à voir ses Bouches-du-Rhône. L’exposition comprend vidéos, films, photos, dont un reportage sur Marseille effectué en 1956." sur la terrasse de la cité radieuse,

 

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Agnès Varda propose sa vision des Bouches du Rhône, l'embouchure vers la mer, dans la vidéo d'accueil,  les quartiers de Marseille aux noms évocateurs et leurs habitants en portraits de groupe.  Une "aventure photographique" qu'elle partage avec nous.

 

 

Nous restons sur le pourtour méditerranéen avec l'exposition "Cadavre exquis",

jusqu'au 13 avril au Musée Granet,

 

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Comme dans ce jeu du dessin collectif inventé par les surréalistes; 15 artistes invités confrontent leurs oeuvres, leurs parcours,


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Les artistes invités : Algérie, Nourredine Ferroukhi / Chypre, Lia Lapithi / Egypte, Moataz Nasr / Espagne, Carmen Calvo / Grèce, Ilias Poulos et Georgia Spiropoulos / Israël, Sigalit Landau / Italie, Fabrizio Corneli / Liban,  Marwan Rechmaoui / Maroc, Bouchra Ouizguen / Palestine, Sharif Waked / Syrie, Diana Al-Hadid / Tunisie, Abdelwahab Meddeb / Turquie, Orhan Pamuk. Le français Philippe Favier, auquel le musée Granet a consacré en 2012 l’exposition «  Corpuscules  », est l’artiste initiateur de cette chaîne de créations. 

 

De la diversité culturelle et esthétique nait une exposition qui se "voyage" d'une salle l'autre.

 

 

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"I feel, you feel, we feel through each other, into our selves" - Ugo Rondinone
Un olivier d'aluminium laqué, place Saint Jean de Malte,devant l'église du même nom et l'entrée du musée Granet. "L'ART-À-L'ENDROIT"

 


Autre exposition, dans l'Office de Tourisme :

"PAPert'ART Project :PAPier Design & Recup".

 

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Les œuvres de 6 artistes internationaux et français seront présentés  :
- Anita BRENDGENS, ALLEMAGNE,
- Inci KANSU, CHYPRE ,
- META 2 (Aurélie MASSET & Malik Ben Messaoud ), FRANCE (Marseille)
- Hélène TSCHACHER, ALLEMAGNE
- Simge UYGUR, CHYPRE
- Groupes d'élèves de l’IPSAA ESDAC, FRANCE (Aix-en-Provence)

 

"La Tendance Papier s'installe partout dans nos intérieurs et dans nos villes : matériau en perpétuelle évolution, écologique et économique à la fois et beaucoup plus résistant qu'on ne le suppose, il se prête à une infinie diversité de traitements : le papier se plie, se colle, se coud, se tresse, se froisse... Plus encore, le papier recyclé devient un matériau de multiples objets fonctionnels ou poétiques..."

 

 

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Meubles en papier, Meta 2 - Office de Tourisme ; "cage de fer personnelle" de Sofia Taboas- Cour d'appel ; "Le Monument " Xavier Beilhan - cour de l'Hôtel de Ville.

 

. "L'ART-À-L'ENDROIT"  :

Un parcours d’art contemporain à Aix-en-Provence -12 janvier au 17 février

Artistes : Marc-Camille Chaimowicz, Mark Handforth, Thomas Houseago, Rachel Feinstein, Kimsooja, Yayoi Kusama, Jorge Pardo, Huang Yong Ping, Ugo Rondinone, Sofia Taboas, Xavier Veilhan, Franz West. Commissariat : Xavier Douroux.

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 11:23

La visite débutait le matin par la visite de l'exposition "Mirages d'Orient - chassé-croisé en Méditerranée".

 

 

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« L'exposition et le catalogue s'ouvrent et se referment avec des représentations de l'exode contemporain.(*) L' « invitation au voyage » s'est transformée en flux migratoire de populations – un nouvel enjeu géopolitique qui ravive les extrêmes et qu'illustrent les images de Lampedusa et d'embarcations à la dérive, ainsi que la voix de rescapés faisant le récit d'existences dramatiques. Si les artistes des plus engagés se sont fait les porte-drapeaux de ces oubliés de l'histoire, c'est parce que les mirages ne sont plus, comme au XIXe siècle, véhiculés par l'Orient, mais bien par l'Occident du nouveau millénaire : ce sont en effet les côtes européennes où miroite le rêve d'une vie meilleur, que tentent chaque nuit d'atteindre ces bateaux partis de Tanger, Tunis ou Tripoli, via Gibraltar ou Lampedusa. » Plaquette de présentation de l'exposition Éric Mézil.

(*) par exemple : Michal Rovner fait s'animer des traces en une procession sans fin sur des pierres granitiques.

 

L'exposition se déroule en plusieurs grandes étapes, l'Orient vu par les Occidentaux, infatigables voyageurs des siècles passés, tels Isabelle Eberhardt, artistes fascinés par l'Orient, peintures du XIXe, croquis, aquarelles, dessins d'artistes des XXe et XXIe siècles – Matisse, Le Corbusier, Barcelo... L'orient des collectionneurs provençaux propose objets du quotidien et objets précieux prêtés par les musées, et œuvres des artistes provençaux.

Enfin, dans la section « de Sardanapale à la place Tarhir », la vision romantique ou sucrée des occidentaux se confronte à une vision souvent plus amère des artistes du Proche Orient ;


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Ici le kitch des œuvres de Pierre et Gilles côtoient le sucré les loukoums revus par Paul-Armand Gette et sur lesquels la réalité se cassera les dents. Emir El Quiz confronte les costumes d'apparat d'une cour ottomane imaginaire à  la cité papale

 

 

depuis les « croisades vues par les Arabes » dans une vidéo de Waël Shawsky jusqu'au printemps arabe.

 

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Moataz Nasr – la place Tahrir

 

 

Objets en fragiles souvenirs, telles ces photographies présentées en 3D, luxé rêvé de l'Orient rapporté et conservé dans de riches collections, à travers ces objets finement ciselés de luxuriantes arabesques ...

La réalité de cet orient rêvé par les occidentaux est tout autre vécue de l'intérieur. La fin prochaine des potentats est annoncée dans les grands portraits du peintre chinois Yan Pei-Ming, la vie au quotidien de la femme – vidéos de Shirin Neshat – de la guerre, la fragilité du verre colore les grenades, pas les fruits, mais d'autres plus explosives. Reste l'espoir, l'espoir vécu un certain mois de janvier sur la place Tahrir, l'espoir né aussi du dialogue entre les cultures, par delà les exodes.

Une grande exposition.

 

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Une partie du groupe dans le hall de la Collection.

 

 

 

L'après midi, le groupe s'est rendu à Pernes les Fontaines, pour rencontrer la plasticienne Martine Lafon, à la bibliothèque municipale. Elle y présente sont travail autour de la couleur rouge sous le titre « Écarlate et confusion ».

 

Expositions-exterieures-2591.JPGSon site :

www.martinelafon.com/

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